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«Meylan réinvente Meylan»: La synthèse de la concertation présentée
Ni la proximité des vacances, ni même le match Espagne-Portugal, n’ont pu empêcher les Meylanais de se déplacer nombreux pour assister à la présentation de la synthèse des apports de la concertation du projet de ville, mardi dernier, à l’auditorium de la Maison de la musique.
Un population qui vieillit
Marie-Christine Tardy, maire de Meylan, a précisé que cela faisait près de dix mois que cette importante concertation avait été lancée en vue de l’élaboration d’un projet de développement pour la commune, à l’horizon 2025. Les enjeux en sont la démographie communale, la construction de nouveaux logements, le développement des transports dans la commune, l’arrivée du tram et la redynamisation d’Inovallée . Elle a ensuite donné la parole à Jean-Claude Peyrin, conseiller général et adjoint délégué à l’aménagement urbain. Celui-ci a indiqué que la commune doit faire face à une baisse de sa population, qui vieillit, et à un phénomène de décohabitation, et que ceci va se poursuivre. Il faut donc retrouver un dynamisme démographique en essayant d’attirer les jeunes, tout en permettant à chaque quartier de conserver ses caractéristiques propres et en préservant le côté « ville-nature » de Meylan. Jean-Claude Peyrin a rappelé à ce sujet la contribution des associations comme l’Union de quartiers Buclos Grand-Pré, l’Apeuq, l’ADTC, le conseil des aînés, ou encore « Site et patrimoine ». La rareté foncière impose un effort de densification. Il faut consentir à un effort important de production de logement aidé.
Conserve le côté « high-tech » de la ville
Ce fut ensuite au tour de Franck Hulliard, l’un des experts présents, de continuer en complétant ce qui avait été évoqué précédemment. Jean-Claude Peyrin parla de la stratégie de maintien du dynamisme économique et de la redynamisation d’Inovallée. Tous s’accordent pour que Meylan conserve son caractère de ville « high-tech ». Et il fut aussi question du déploiement des services, de Meylan ville-nature et de l’organisation des déplacements.
Dans la partie questions-réponse sur laquelle s’est achevée la réunion, on peut retenir, par exemple, qu’il n’est pas question d’éradiquer la voiture, « il ne faut pas opposer les modes de déplacement », dit Jean-Claude Peyrin. Quant à la ligne de bus 602, elle est qualifiée de « réussite » malgré quelques problèmes, car elle permet de se rendre très rapidement à Grenoble, bien qu’elle reste à optimiser.
Le Dauphiné Libéré, édition de Grenoble, jeudi 1er juillet 2010.


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