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A l’occasion du 64ème anniversaire de la Libération de Meylan, je voudrais citer quelques lignes extraites du livre remarquable de Jean BILLET : « Meylan, une ville intégrée dans notre siècle ».

« La France qui a été défaite en 1940, fait place très vite à la France résistante. Les services clandestins de santé, d’intendance, de transports, d’armurerie, de prévôté (service de police) s’organisent dans la clandestinité.

Meylan se trouve au centre des activités de maquis et de commandos car située à proximité de Grenoble, de la Chartreuse et du Grésivaudan. Un groupe Franc s’est installé derrière l’église et des dépôts de matériels sont constitués. A partir d’octobre 1942, l’Armée Secrète (AS) s’organise sur la rive droite. Des commandos opèrent des sabotages : destruction des ponts sur l’Isère ou sur la route principale, attaques de groupes ennemis isolés. Ces compagnies de volontaires agissent en collaboration avec les groupes Francs (GF) ou les Francs Tireurs et partisans (FTP).

Le dépôt de matériel du Haut-Meylan a été éventé et les allemands prévenus par un traître, investissent le quartier le 20 mars 1944, dynamitent quatre maisons, tuent un inconnu, prennent des otages. Heureusement, les partisans et le Commandant Nal ont eu vent de cette incursion. Ils échappent à la répression déguisés en vignerons armés de sécateurs.

Le 17 juin 1944, de retour d’une mission en Chartreuse, des patriotes tombent sur une patrouille allemande à la Détourbe. Deux partisans peuvent s’enfuir, trois sont fusillés mais l’un d’entre eux malgré le coup de grâce qu’il a reçu échappe miraculeusement à la mort. » Ce jour là, Georges CHAPPUY et Jean NOGUES sont morts pour la France.

Roger GUIGUE employé au Génie, ex-employé au parc d’artillerie, résistant du Mouvement « Combat », avait été massacré l’année précédente, le 26 novembre 1943, fusillé au carrefour du chemin de la ville et de l’avenue de Chartreuse. C’était la “Saint Barthélemy grenobloise”. Sur son cadavre, comme sur ceux de beaucoup d’autres, on retrouve un papier portant l’inscription suivante : “Abattu par les antiterroristes, sa mort répond de celle d’un patriote”.

Parmi les résistants, il faut aussi se souvenir de :

Eugène Bouchet pris par la gestapo, mort à Buchenwald en 1944.

Léon Jail sauvagement exécuté à Saint Barthélémy du Gua sur le versant oriental du Vercors. Son frère Marcel qui, a participé aussi à la résistance avant d’avoir une carrière universitaire et de se consacrer aux activités de l’association « Patrimoine Meylanais ». Ils étaient les fils de Léon Jail, Maire de Meylan de 1929 à 1940.

Aimé Requet, décédé en 1997, qui a contribué à faire sauter le Polygone d’artillerie les 13 et 14 novembre 1943 où étaient stockés d’importants tonnages d’armes et de munitions.

Nous ne devons pas oublier tous ces résistants qui sont morts pour la France.

Lors de la commémoration de ce 64ème anniversaire de la Libération de Meylan, devant le Monument aux morts du Cimetière Saint Victor, un hommage a été rendu aux 10 soldats français morts pour la France en Afghanistan. Nous devons être fiers de ces jeunes soldats qui se battent pour la Liberté, et leur en être reconnaissants.

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