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La visite du Président de la République aux Etats-Unis est historique car elle marque la nécessaire réconciliation entre la France et les Etats-Unis.

Le Président Sarkozy a notamment rappelé devant le Congrès américain notre histoire commune. Depuis la charge du jeune marquis de La Fayette à Yorktown en 1781, la France est la plus ancienne alliée des Etats-Unis. De la baie de Chesapeake aux sables d’Omaha Beach, nos pays sont unis par les liens du sang versé l’un pour l’autre.

C’est au sang versé par les américains sur le sol de France que je pense aujourd’hui.

J’étais en Normandie l’année dernière, et je me suis rendu dans les cimetières alliés. Chacun d’entre nous devrait se rendre dans l’un de ces cimetières au moins une fois dans sa vie. Des milliers de tombes alignées … Et leurs inscriptions … Sur chaque tombe on peut lire : le nom du soldat, son régiment, la date de sa mort, et l’âge qu’il avait lors de sa mort. C’est la lecture de l’âge de ces soldats qui fait le plus mal : la plupart avaient à peine 20 ans, ou 19 ans, parfois même 18 ans. Presque des enfants … J’avais la chair de poule. Et de l’humidité dans les yeux …

Depuis cette visite, je suis gêné quand j’entends certains de nos compatriotes brocarder les Etats-Unis.

J’ai beaucoup de respect pour les phrases que Nicolas Sarkozy a prononcé lors de son discours devant le Congrès américain.

La visite de Nicolas Sarkozy renoue un fil qui n’aurait jamais dû être rompu. L’on doit savoir gré au Président d’avoir réconcilié cette famille que forment nos deux pays, restauré cette communauté de destin, d’intérêts et de culture.

La visite de Nicolas Sarkozy a initié une véritable refondation des relations transatlantiques, mettant fin à cette ambigüité tenace qui marquait notre diplomatie depuis trop longtemps. Depuis trop longtemps, la France croyait affirmer son identité et renforcer son influence en se définissant systématiquement contre les Etats-Unis. Quelle cause avons-nous ainsi servi ? Ni la nôtre, ni celle des Etats-Unis, ni celle du monde. La diplomatie de l’action succède aujourd’hui à la diplomatie de l’algarade. Amie, alliée, mais pas alignée : telle est la formule qui résume à présent la position, équilibrée et exigeante, de la France.

La position d’amis sincères des Etats-Unis (c’est-à-dire, quand il le faut, d’amis critiques) est la seule, en effet, qui prenne véritablement la mesure du nouvel ordre mondial.

Comment ne pas voir que, face aux chances, aux menaces et aux défis de la mondialisation, une coopération avec les Etats-Unis est indispensable ?

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