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Face à la crise : les mesures pour les plus fragiles sont-elles suffisantes ?

Alors que les voix la gauche pousse des cris d’orfraie pour dénoncer l’absence, ou dans le meilleur des cas l’insuffisance, des mesures gouvernementales de lutte contre la crise, il m’est apparu bon de faire le point sur ces mesures, notammnet pour ce qui concerne le plus démunis.
Nous affrontons une crise d’une ampleur massive qui touche tous les secteurs de notre économie. Toutes les énergies sont mobilisées et tout est fait pour atténuer au maximum les effets de la crise sur nos concitoyens.
Rappelons d’abord que notre pays dispose de la couverture sociale la plus généreuse du monde. Elle représente 550 milliards d’euros, soit 31% du PIB. Du coup, en période de crise, ce système de protection sociale joue un rôle de filet de sécurité inégalé pour tous les Français.
En outre, l’Etat avait déjà pris toute une série de mesures sociales en faveur des ménages, et notamment des plus modestes :
? en septembre 2008, les pensions de 15 millions de retraités ont été revalorisées de manière anticipée de 0,8%. Une nouvelle hausse interviendra en avril, au vu de l’inflation ;
? en novembre 2008, la prime exceptionnelle de fin d’année a été portée de 152 à 220 euros pour 1,5 millions de titulaires du RSA ;
? en janvier 2009, 6 millions de familles ont bénéficié d’une hausse de 3% des prestations familiales – sans précédent depuis longtemps – et 5,7 millions de locataires ont vu leurs aides au logement progresser de 2,95% ;
? en avril 2009, 3,8 millions de ménages modestes recevront une prime de solidarité active de 200 euros, dans l’attente de la mise en place du revenu de solidarité active en juillet 2009 ;
? à compter d’avril 2009, une hausse de 4,6% de l’allocation aux adultes handicapés bénéficiera à 820 000 personnes et le minimum vieillesse augmentera de 6,9% pour 400.000 retraités isolés et défavorisés.
Lors du sommet social, l’Etat a annoncé de nouvelles mesures exceptionnelles de soutien à ceux qui sont le plus fragilisés par la crise :
1) Le premier volet de mesures, met clairement l’accent sur l’emploi ! Cet effort pour l’emploi doit rester la priorité parce que c’est l’inquiétude majeure des Français et que tout découle de l’emploi. Tout le premier volet de mesures annoncées par Nicolas Sarkozy vise directement à préserver et à soutenir l’emploi :
? La création d’un fonds d’investissement social, abondé à hauteur de 3 milliards d’euros, vise à renforcer l’accompagnement et la formation des demandeurs d’emploi.
? L’augmentation de l’indemnisation du chômage partiel, portée à 90% du net (de 60 à 75% du salaire brut) va améliorer les conditions de vie des salariés victimes du ralentissement de l’activité économique, notamment dans le secteur automobile.
? Les bons d’achat de services à la personne d’une valeur de 200 euros par foyer (par exemple : aide à domicile, ménage, soutien scolaire, garde d’enfants) sont un soutien direct au pouvoir d’achat des ménages modestes et un coup de pouce significatif à la création d’emplois.
2) Le second volet de mesures constitue un coup de pouce exceptionnel pour les Français les plus fragilisés par la crise.
? C’est en particulier le cas de la prime de 500 euros pour les chômeurs qui ont travaillé entre 2 et 4 mois. L’idée, c’est de protéger celui qui venait de trouver un emploi et qui l’a perdu à cause de la crise : il n’y est pour rien et c’est juste de l’aider.
? Dans le même esprit, la modulation des échéances de remboursement de crédit immobilier pour les salariés en activité partielle.
? Une prime exceptionnelle de 150 euros sera versée en juin aux 3 millions de familles modestes ayant des enfants scolarisés de plus de 6 ans et bénéficiant aujourd’hui de l’allocation de rentrée scolaire.
? Enfin, la suppression, à titre exceptionnel, des 2ème et le 3ème tiers de l’impôt sur le revenu pour les contribuables de la 1ère tranche constitue un soutien significatif au pouvoir d’achat des plus modestes. Ainsi, un couple marié avec deux enfants qui déclarent 36 000 euros paie un impôt de 793 euros. La suppression des deux derniers tiers leur procure une diminution d’impôt de 528 euros !
Enfin, les aides accordées aux banques et aux entreprises profitent indirectement à tous les Français :
? En effet la sécurisation du secteur bancaire, permet de garder ouvert le robinet du crédit et de préserver l’épargne des Français : aucune banque n’a fait faillite chez nous. Sans compter que les sommes accordées aux banques le sont sous forme de prêts et les intérêts de ces prêts (1,4 milliard d’euros) servent en partie à financer les mesures d’aide sociale que nous prenons. On est donc très loin du cadeau.
? Ensuite, le plan de relance massif en faveur de l’investissement, vise à relancer l’activité de nos entreprises, à créer des emplois et à préparer notre pays à sortir de la crise. Et nous mettons l’accent sur les secteurs les lus touchés, comme l’automobile qui emploie 10% de la population active. En agissant pour soutenir l’activité des entreprises, nous agissons directement pour préserver les emplois des salariés !
Alors Mesdames et Messieurs les conseilleurs de la gauche, et autre Ségolène Royal, un peu de bonne foi ! On peut peut-être mieux faire, mais, pour ce qui me concerne, je ne pense pas que vous auriez fait mieux ! Loin s’en faut

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Un listage très opportun
Je me dis souvent, justement, que des quantités d’actions sociales s’empilent sans que les médias les mettent en valeur (ils sont tellement affairés à faire mousser ce qui pose problème !). Déjà, il est fort pertinent de rappeler le socle social français "exemplaire" (ce qui ne signifie pas parfait, mais il existe, il faut l’avoir en tête – de Villepin devrait s’en souvenir, et le mettre en perspective, lui qui justifierait une "révolution" par son insuffisance). Je me dis aussi que de temps à autre le gouvernement devrait faire ce rappel des efforts légitimes entrepris dans ce domaine en direction des plus vulnérables, d’autant que la Gauche laisse croire que rien n’est fait, hormis pour les riches. Un déficit de Com ?