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Chers lecteurs, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Je voudrais vous présenter mes meilleurs vœux pour 2009.

Je vous souhaite tout d’abord la santé pour vous et votre famille. Je crois en effet que c’est le principal espoir que l’on puisse nourrir : vivre en bonne santé au sein d’une famille unie. J’ai la conviction que, sans ce socle indispensable, le « reste » n’est pas suffisant. Je vous souhaite aussi la prospérité, surtout à ce moment où les indicateurs économiques sont à l’orange, si ce n’est au rouge. Prions, mais aussi agissons partout où nous le pouvons, pour que l’impact de la crise ne soit pas aussi dramatique que certains nous l’annoncent. Enfin, car chacun a son jardin secret, je formule le vœu que vos souhaits les plus personnels se réalisent.

Au-delà de ces vœux, je voudrais revenir sur l’année 2008.

Une année riche en évènements qu’il serait ambitieux de vouloir envisager dans leur exhaustivité ; la presse l’a fait mieux que je ne pourrais le faire. Aussi, je ne reviendrais que sur quelques uns, qui me paraissent notables. Je vous parlerai d’élections, de la crise mondiale, de la France, du Président Sarkozy et de notre territoire.

2009 : l’année des crises. A partir de la fameuse affaire des subprimes, et partant des États-Unis, nous avons assisté à la constitution d’une spirale calamiteuse qui a vu se mettre en place et coexister : une crise immobilière et une crise du crédit, aux Etats-Unis d’abord, avec une rapide généralisation mondiale ; une crise bancaire touchant essentiellement les banques d’affaires (selon le modèle anglo-saxon), mais affectant aussi malheureusement les banques commerciales qui se sont trop souvent montrées imprudentes. Il s’en est suivi une crise financière, avec une chute des Bourses mondiales. Et maintenant, une crise économique, avec une croissance économique mondiale en chute libre, voire une récession qui s’amorce dans de nombreux pays. Pour mettre fin à cette spirale, et éviter que de tels égarements puissent se reproduire, il est urgent de mobiliser conjointement Adam Smith, Colbert, et John Maynard Keynes.

2009 : l’année Sarkozy. Les Etats essayent d’enrayer ces scénarios catastrophes, avec une difficulté évidente à coordonner leurs actions. Face à la tourmente, le Président Sarkozy a acquis une stature d’Homme d’Etat. Président de l’Europe, il a dominé la mêlée de la tête et des épaules, faisant adopter à nos partenaires européens des mesures indispensables. J’ai la conviction que nul autre que lui n’aurait géré la crise avec autant de clairvoyance et d’efficacité. Dieu et les Français nous ont bienheureusement préservés de Ségolène Royal. Grâce leur en soit rendue. Pour moi, et n’en déplaise à certains esprits chagrins, Nicolas Sarkozy est l’Homme de l’année.

Comme lui, je préfère un omniprésident plutôt qu’un roi fainéant. A se sujet, et s’agissant de roi fainéant, beaucoup se demandent qui est visé. Pour ce qui me concerne, je crois que Nicolas Sarkozy ne visait personne en particulier. A la réflexion, peut-être a-t-il voulu évoquer l’immobilisme de François Mitterrand qui a été actif les deux premières années de son mandat, puis, a pris du recul. Prenant conscience qu’il s’était lourdement trompé entre 1981 et 1983, il s’est ensuite limité à une politique opportuniste, et parfois populiste, menée au détriment de la France et des Français pendant deux septennats. Je formule le vœu que le Président Sarkozy ait la force et le courage de poursuivre la Grande Réforme de la France que nous sommes nombreux à espérer. Il en va de notre avenir à tous.

2009 : une année électorale.

Les États-Unis ont élu Barack Obama. J’ai consacré récemment un billet à cette élection. Je formulerai simplement le vœu que le Président Obama ne déçoive pas l’espoir qu’il a suscité auprès des américains, mais aussi dans bon nombre de pays du monde. Je ne pense pas qu’il sera le Président du Monde, comme on a pu le lire dans certains journaux enthousiastes après son élection. Il faudra le juger sur sa posture internationale (et en particulier sur son attitude au Proche Orient), et, surtout, sur sa contribution à la mise en place d’une régulation du monde bancaire, financier et économique, et sur sa capacité à faire respecter les décisions qui seront prises. La politique intérieure qu’il mènera sort de mon propos aujourd’hui. Quoiqu’il en soit, son élection restera un évènement.

La France a vu se dérouler les élections municipales et cantonales. Pour ne parler que de notre territoire, la gauche a conforté ses positions. La gauche était déjà installée confortablement à la tête de la Région Rhône-Alpes. Le Parti socialiste sort consolidé à Grenoble, Michel Destot éliminant sa minorité écologique au profit d’une minorité issue du Modem bien moins remuante, voire soumise (à quel prix ?). Fort de cette majorité pacifiée, Michel Destot à ainsi osé augmenter les impôts des grenoblois de 9%. J’avoue ne pas encore en être revenu. Les grenoblois sauront-ils s’en souvenir ? La victoire d’un Maire UMP à La Tronche n’a pas permis d’affaiblir (numériquement) la majorité de Didier Migaud à la communauté d’agglomération (la Métro). Le soutien sans faille des maires communistes et, plus étonnamment, de quelques communes « centristes » lui permet de garder une majorité tout aussi confortable. Quand au Président du Conseil général, André Vallini, la conquête de plusieurs cantons grenoblois par des candidats socialistes aux dépends de Conseillers généraux sortants UMP lui permet, lui aussi, de conforter sa majorité.

Limitant ce recul de la droite, j’aurais eu le plaisir cette année de prendre la succession du Sénateur Guy Cabanel, comme Conseiller général du Canton de Meylan, canton qui regroupe les communes de Meylan, La Tronche, Corenc et Le Sappey en Chartreuse. Les électeurs m’ont permis de triompher avec le bon score de 55,6% des voix au deuxième tour, malgré une campagne très active (et très soutenue par le Parti socialiste) de ma concurrente, dans laquelle le Président Vallini s’était investi personnellement.

Je formulerai le vœu que cette hégémonie de gauche sur nos territoires puisse être entamée dans les années qui viennent. En ce début d’année 2009, je prends l’engagement de m’investir personnellement, et avec la force de travail que l’on me connait, dans ce combat pour la reconquête. J’espère avoir bientôt de bonnes nouvelles à vous donner en ce sens.

2009 : l’année de tous les espoirs. Outre les vœux personnels que j’ai formulés au début de ce billet, j’ai l’espoir de voir s’ébaucher la fin de la crise, je crois en la poursuite de la Réforme de la France par le Président Sarkozy, et j’aspire à entamer la reconquête de nos territoires, aidé de ceux qui défendent nos valeurs et nos idées.

Chers amis, je vous souhaite une bonne année.

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