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Le nombre d’entreprises exportatrices est enfin reparti à la hausse au premier semestre 2010. Les exportations dans le secteur de l’aéronautique et de la pharmacie ont pris le relais de l’automobile. Cependant, certains secteurs ne sont pas encore sortis de la crise.

C’est ce que nous apprend le journal “Les Echos” dans son édition du 9 août 2010. 

“Après s’être effondrées l’an dernier (- 17 %), les exportations françaises se sont redressées au premier semestre (+ 10 % par rapport à la même période de 2009), selon le bilan à mi-année publié vendredi par les Douanes. Le repli de mai n’aura été qu’un accident, la hausse des ventes ayant été de nouveau vive en juin, ce qui a permis de ramener à 3,8 milliards d’euros le déficit commercial mensuel (contre 5,2 milliards en mai). Le gouvernement se félicite aussi de la hausse du nombre d’entreprises exportatrices, à près de 95.000 entités (+ 4,3 %). « Le nombre d’exportateurs retrouve le niveau de fin 2008, effaçant la baisse connue en 2009 », souligne la secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac. Il reste encore du chemin à faire : il y avait près de 110.000 entreprises exportatrices au début des années 2000.

Un bilan « globalement positif »

Si les exportations de la France restent orientées à 60 % vers les pays de l’Union européenne, elles ont nettement progressé vers l’Asie et les pays émergents au premier semestre. Cela permet de stabiliser les parts de marché françaises à l’export dans un contexte de reprise des échanges mondiaux (+ 10 %) qui s’est «  intensifiée », souligne les Douanes. Vis-à-vis des pays de l’OCDE, la part de marché de la France en volume s’établit à 6,4 % au premier semestre, soit le même niveau qu’en 2009. C’est un bilan « globalement positif », souligne Xerfi. « Néanmoins, la chute historique enregistrée en 2009 n’a été que partiellement résorbée : les exportations françaises évoluent encore à des valeurs d’environ 5 % inférieures à celles observées, en moyenne, en 2008 », souligne le cabinet d’analyse.

Si le repli de l’euro au cours de la première partie de l’année bénéficie aux entreprises françaises, le gouvernement souligne que l’impact principal serait encore à venir (en dépit de la remontée de la monnaie européenne en juillet) : l’effet est chiffré à 2 % de hausse des exportations en volume sur l’ensemble de 2010 et 3,5 % en 2011. Quant aux ventes vers l’Europe, elles ont été tirées par la demande allemande et minorées par la diminution des achats espagnols, grecs et portugais. Cela montre l’impact récessif de la crise des finances publiques dans ces pays et le regain d’activité outre-Rhin.

L’analyse sectorielle montre par ailleurs de fortes disparités. L’aéronautique (141 Airbus livrés en six mois, pour 9,4 milliards d’euros), la pharmacie et la chimie-cosmétique affichent des hausses de ventes à l’export supérieures à 10 %. Pour la pharmacie et l’aéronautique, les exportations « dépassent leur niveau d’avant-crise », souligne Bercy. Ces secteurs prennent le relais de l’automobile, où la progression ralentit avec l’arrêt des primes à la casse dans les différents pays. En outre, souligne Xerfi, « les exportations d’habillement-cuir, d’équipements mécaniques et de matériel électrique et électronique ne se sont pas vraiment relevées de la crise, dans la mesure où leur rythme de progression en 2010 a oscillé autour de 4 % seulement ».”

Certes, nous sommes encore bien loin de l’Allemagne, comme nous le montre le graphique en en-tête. Mais cette nouvelle est inconstablement une  bonne nouvelle, tant il est vrai que la positivation de la balance des exportations (ce qui n’est pas encore le cas) serait un vrai signal de reprise, et d’amélioration de l’économie française.

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