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Après le (presque) tout routier, voici venu le temps du Zéro Routier. Il aurait fallu raison garder !

C’est ainsi que je terminais mon billet précédent au sujet de l’avant projet du Schéma National des infrastructures de Transport (SNIT) qui vient d’être publié par la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer, dépendante du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer.

Ainsi, et reprenant Les Echos : « La route n’est décidément plus une priorité. Après plusieurs décennies où le plus clair des grands programmes d’investissement public avait pour destination le développement de la couverture autoroutière de son territoire, la France met le cap sur le rail, le fluvial et les transports collectifs en ville. Pour les vingt à trente  ans à venir, ces modes de déplacement devraient concentrer la quasi-totalité de l’effort public national prévu dans le domaine des transports. »

Depuis plus de 20 ans, la possibilité existait de réunir enfin la partie Sud de l’A51 (dont le premier tronçon, la Section Septèmes-les-Vallons – Cabriès a été mis en service en 1953 !!!) à Grenoble. De tergiversations en absence d’engagement cela n’a pu se faire. Comme nous le rappellent Les Echos, cette époque a vu se développer de grands programmes d’investissements autoroutiers. Nous pouvions prendre rang, nous ne l’avons pas fait.

Et pourtant, grâce à l’action de quelques élus locaux, dont Roger Pellat-Finet, un pas décisif semblait avoir été franchi en 2006, quand le Ministre de l’Equipement et des Transports de l’époque, M. Perben, annonça que l’A51 serait construite, selon un tracé passant par l’Est de Gap.

Las ! De manœuvres dilatoires en report nous sommes arrivés jusqu’à aujourd’hui ! Le balancier vient d’achever son mouvement amorcé par le Grenelle 1 et finalisé par le Grenelle 2 : le temps de la fin des infrastructures routières est arrivé.

Exit les autoroutes ! Vive le rail, le fluvial et les transports collectifs en ville.

Bien sûr, ces nouvelles orientations sont intéressantes. Notamment le rail et le fluvial pour le fret. Le développement des transports collectifs, en ville, va bien entendu dans le bon sens.

Mais pourquoi ne peut-on se départir de cette approche binaire dès qu’on évoque les déplacements ? Pourquoi toujours opposer les modes de déplacement entre eux ?

Certes, il faut développer le rail, le fluvial et les transports collectifs en ville. Mais faut-il pour autant geler le réseau autoroutier sans discernement, et sans prendre en compte une analyse fine des territoires.

L’examen des cartes de l’avant-projet du SNIT est éclairant à ce sujet. Les territoires aujourd’hui bien desservis au plan autoroutier sont nombreux. Mais la finalisation de certaines mailles du réseau autoroutier garde du sens.

Nous sommes face à un avant-projet. Il reste le temps du débat.

Je formule le vœu que l’ensemble des élus de notre département se mobilise pour infléchir cette décision, en argumentant enfin d’un grand projet de désenclavement de notre département de l’Isère en général, et de la cuvette grenobloise en particulier.

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