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Le Ministre de l’Intérieur, Monsieur Brice Hortefeux interviewé par Thierry Guerrier sur Europe 1 ce matin
Il m’est apparu important de reprendre quelques phrases prononcées ce matin par le Ministre de l’Intérieur, Monsieur Brice Hortefeux, sur Europe 1. On y retrouve des phrases fortes qui montrent bien que contrairement à ce que proposent trop d’élus socialistes, malheureusement rejoints par quelques élus UMP, les « Grenelle » et autres Assises ne sont pas d’actualité : « Nous en avons assez d’être assis » dit, entre autres, le Ministre. Le temps de l’action est venu : « Il ne faut rien lâcher ».
Monsieur Hortefeux répond également aux assertions erronées du Maire de Grenoble : contrairement à ce que dit le Maire de Grenoble, « si vous observez les gardiens de la paix, le nombre est resté totalement stable ».
Morceaux choisis :
« L’intolérable ne doit pas être toléré. Qu’est-ce que ça veut dire l’intolérable ? C’est quand des voyous tirent sur des policiers, étant lourdement armés, comme ça été le cas… »
« J’entends ces mots, Grenelle dans un cas, il n’y a pas besoin de grenelliser. J’entends dans d’autres cas, organisation d’assises, nous en avons assez d’être assis. La vérité c’est très simple, c’est que nous avons besoin d’actions et nous avons besoin de résultats. C’est ce que souhaite le Président de la République, parce que c’est ce que les Français attendent à juste titre. Les Français aspirent à vivre tranquillement et paisiblement. »
« … + 20 000 habitants en vingt ans, – 120 policiers en ville. Ca, c’est une critique faite par Monsieur DESTOT quelques jours avant les émeutes de Grenoble …ça ne correspond pas à une réalité, parce qu’il faut parler de l’ensemble des forces de sécurité. Vous savez, d’abord la sécurité ce n’est pas simplement la police, c’est la police et la gendarmerie. Et à Grenoble, c’est totalement imbriqué. … Si vous observez les gardiens de la paix, le nombre est resté totalement stable. Et puis, il faut rajouter la PJ, il faut rajouter les unités de force mobile. Donc, quand on voit l’ensemble, en réalité il y a une stabilité des effectifs, mais, je l’ai dit d’ailleurs à Grenoble, s’il y a nécessité d’un renforcement ciblé de la présence policière, j’y suis tout à fait disposé. Mais encore une fois, il faut que chacun aussi prenne ses responsabilités. Il y a d’un côté le rôle de l’Etat qui est un rôle majeur, je l’assume, je le revendique, et je remercie les policiers et les gendarmes qui s’y consacrent, mais il y a aussi des acteurs locaux, il y a des polices municipales. Pourquoi les collectivités n’en ont-elles pas toutes ? Pourquoi ne sont-elles pas armées, dans un certain nombre de cas ça serait naturellement nécessaire ? Pourquoi des collectivités ont-elles pris tant de retard sur la vidéoprotection, donc chacun sait aujourd’hui qu’elle est indispensable pour identifier et prévenir ? Pourquoi certains maires, pas tous, mais pourquoi certains maires ne responsabilisent pas les parents ? Pourquoi certains maires ne suspendent pas les allocations familiales ? C’est tout de même mieux de veiller à ce qu’un enfant aille à l’école plutôt qu’il soit pris en main par des dealers. Pourquoi certains maires n’utilisent pas aussi tous les leviers de rénovation des quartiers ? »
« Il ne faut rien lâcher. C’est ce que nous faisons partout. Nous nous lâchons rien et dans un grand nombre de secteurs, dans un grand nombre de quartiers, non seulement nous ne lâchons rien, mais nous sommes en train de reconquérir le terrain. C’est ce qui se passe à Tremblay en France, c’est ce qui va se passer à Grenoble. Nous en faisons des exemples.

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