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Le projet de l’A51 abandonné
L’avant projet du Schéma National des infrastructures de Transport (SNIT) vient d’être publié par la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer, dépendante du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer.
Le SNIT décline une politique de l’Etat en matière d’infrastructures de transport résolument multimodale. Il met tout particulièrement l’accent sur le développement des modes alternatifs à la route, et concrétise en cela le nouveau paradigme du Grenelle : il n’y a plus nécessité en France d’augmenter significativement la capacité du réseau routier.
Toutefois, il peut apparaître encore nécessaire pour des motifs bien circonscrits de prévoir des ajustements ponctuels du système routier, en cohérence avec les principes figurant dans la loi de programmation de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. Des ajustements visent ainsi à répondre à des enjeux/ …
L’abandon de l’A51 exige également des efforts majeurs pour préserver la desserte de Gap : le SNIT prévoit donc d’importants travaux d’amélioration de la RN 85 existante entre Grenoble et Sisteron (pouvant inclure un contournement de Gap).
Ainsi, l’Etat a abandonné le projet de l’A51, après 20 ans de tergiversations nationales, bien aidé en cela par l’absence de volonté locale. Et l’on peut craindre que ce ne soient pas les aménagements routiers (quels seront-ils et quand seront-ils mis en oeuvre ?) qui compenseront cet abandon.
Écœuré et furieux, Roger Pellat-Finet, conseiller général du canton de Monestier-de-Clermont ne décolère pas. Il se bat en effet depuis des années pour la mise en œuvre de ce projet. Il s’est exprimé ce jour dans le Dauphiné Libéré.
Pour Roger Pellat-Finet, « cet abandon est le résultat d’une capitulation devant les Verts. Jean-Louis Borloo (ministre de l’Écologie) a baissé les armes devant ses adversaires. C’est un manque de connaissances économiques, un manque de respect sécuritaire. Cette décision est uniquement politique.»
Pour le Conseiler général, « C’est terminé. Ni la Région, ni le Département ne mettront un seul centime. Les concessionnaires privés ne se lanceront pas, même s’ils ont les moyens. Ils ne veulent pas mécontenter les instances décisionnelles. La situation actuelle va perdurer. Les problèmes de circulation que nous connaissons vont se poursuivre. Des victimes sur la route, des communes polluées »
Ainsi donc, une fois de plus, les verts font la loi en termes d’infrastructures routières. Cette issue est le résultat lamentable de l’absence d’engagement en faveur de ce projet de la majorité socialiste qui gouverne l’ensemble des collectivités du département de l’Isère, et qui elles aussi, ont reculé devant les verts.
Après le (presque) tout routier, voici venu le temps du Zéro Routier.
Il aurait fallu raison garder !

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@ Gérard
En quoi la création d’un réseau autoroutier exclut-il de facto la réalisation synchrone de transports en commun de qualité ?
Il faut tout de même admettre que les modes sont complémentaires, pas concurrents. Que les transports en commun sont bien loin de répondre à tous les besoins, et pour longtemps. Qu’ils coûtent souvent plus cher (SNCF), dès qu’ils concernent plus d’une personne.
La voiture électrique efficace arrive. La voiture pollue bien moins que naguère, dès demain elle ne polluera plus, ce n’est pas de la science-fiction. Alors poursuivons l’extension raisonnable de notre réseau autoroutier.
Si les écolos avaient existé au temps des moines défricheurs, notre pays serait encore couvert de forêts inextricables. Ils auraient empêché l’abomination de la construction sur un îlot de l’admirable Mont Saint-Michel, ce qui n’est qu’un exemple parmi des millions de la toxicité de la civilisation.
J’aime bien Borloo, mais en l’occurrence je crois qu’il s’est fait rouler dans la farine. Ces investissements structurants réclameraient de vrais débats, des référendums, pour éviter qu’une poignée impose sa raison à la grande majorité. S’il y a des esprits supérieurs qui s’autorisent à croire qu’ils détiennent seuls la Vérité en matière d’écologie, on peut considérer que dans tous les domaines des gens “éclairés” ont raison contre la foule ignare. Une “élitocratie” autoproclamée qui n’a plus rien à voir avec la démocratie.
@ Robert
Une autoroute, surtout si elle est bien pensée, n’assassine pas un territoire mais le vivifie. Nos amis Suisses avancent à grand pas, dans toutes les directions, dans un contexte géographique exigeant. Sont-ils pour autant des assassins de la nature et du beau ? N’ont-t’ils pas su, bien mieux que nous, préserver leurs traditions, leurs paysages, leurs villes et villages ?
L’écologiste intégriste se croît investi d’une mission, s’estime plus lucide, supérieur à cette multitude d’ânes obtus qui foncent tête baissée dans le mur du progrès illusoire. Il est de son devoir d’imposer son point de vue minoritaire à la foule aveugle, quitte à fouler la démocratie qu’il prétend aussi revendiquer.
Lamentable !
Les Verts et leurs complices ont gagné. Des morts, déjà… Le maintien de toute une région en déficit d’irrigation économique (une autoroute c’est aussi une artère).
Les Verts opposent le coût. En fait, tout prétexte est bon quand on veut noyer le chien du voisin. Le coût c’est aussi des salaires, un investissement structurant, une dynamisation du tourisme, avec plein d’emplois en aval. Mais ils s’en moquent bien – ou du moins affectent-ils de s’en moquer, idéologie dictant – de la sécurité, du confort, de la promotion des territoires et des individus.
Depuis le Cap Nord jusqu’à la Méditerranée, hormis le transfert en ferry de Suède au Danemark, l’autoroute via les Alpes est pratiquement terminée. Seul reste en panne ce maillon du col du Fau à Gap. Un segment certes difficile géologiquement (il ne faut pas en vouloir aux Alpes qui, par ailleurs, offrent des vallées-boulevards au tracé), mais qui promet d’être superbe (car un jour il s’imposera, fatalement), tant les paysages alentour sont spectaculaires (lacs du Drac, Obiou, Ecrins, Champsaur…). Un défi que les ingénieurs sauront relever, tout en intégrant le mieux possible l’ouvrage dans un environnement à respecter absolument.
Gap fait partie du Dauphiné historique. Les Gapençais sont normalement tournés culturellement vers Grenoble. Une poignée d’irréductibles impose sa loi sinistre, privant cette ville moyenne de son oxygène. Démocratie torturée !
Décidément, la “capitale des Alpes” accumule les handicaps de circulation intra et extra muros. J’attends impatiemment le retour d’une vision moderne et dynamique de l’administration de l’agglomération et du département. Et, tenant ce propos, je ne perds pas de vue que l’écologie est une composante majeure des progrès à libérer.
Félicitations à Monsieur Jean Louis Borloo pour sa clairvoyance et son courage.
Il était grand temps de mettre un terme au projet A51 (Grenoble-Sisteron) et A48 (Ambéreiu-Coiranne) qui ont un impact important sur les Documents d’Orientation Territoriaux actuellement en cours de validation.
Ces annulations vont enfin permettre aux régions concernées d’analyser objectivement les problèmes de transports qui les concernent au premier chef et leur permettre d’élaborer une alternative à l’autoroute, en cohérence avec les besoins locaux, régionaux et nationaux.
A “GILLERON”
Bonjour
Juste pour info….. Lille Europe-Aix TGV environ 23 trains par jour temps de trajet: aux environs de 5h…….
Vous participerez de la sorte à la sauvegarde de quelques endroit encores intacts
Bien cordialement
YR
D’après vous pourquoi il y a environ un accident grave par semaine sur le tronçon D1075 entre le col du Fau et Gap ? Si la région et le gouvernement nous abandonne, il reste peut-être l’europe, qui doit certainement voir qu’il manque quelque chose pour relier deux régions des Alpes puisque nos ministres ne le voient pas. Sinon, il faut détuire le tronçon existant car il est criminel d’informer les gens d’éviter l’A7 en passant par l’A51 en omettant de dire que l’on passe sur une départementale juste bonne pour la circulation des tracteurs.
Sinon il serait de bon ton d’électrifier les lignes des Alpes (chemin de fer), histoire d’utiliser les centrales hydrauliques à bon escient.
Habitant Lille, et me rendant souvent à Aix-en-Pce, je suis écoeuré de cet abandon. l’A51 est indispensable pour éviter DEFINITIVEMENT L’A7 pour tout ceux qui viennent du Nord, d’Angleterre, de Belgique ou des Pays-Bas. D’autant plus que le projet A48 Nord (Ambérieu-en-Bugey – Bourgoin-Jallieu) est maintenu !
Donc en 2015 Lille ==> Monestier-de-Clermont = 6h45 D’AUTOROUTE ! (en évitant Paris, Lyon) puis après… le désert pendant 90 km !!!???
De plus, si l’A51 est abandonnée, le projet A58 (Gap / Dignes / Cannes) ne verra sans doutes jamais le jour.
3 départements français qui ont tout à gagner dans ces projets (04, 05, 38) voient leur avenir assassiné sur l’autel de l’écologie de salon et des (bas) calculs politiques de Mrs Vauzelle et Borloo. BATTEZ-VOUS ! IL EST ENCORE TEMPS !