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écrit le 16/07/2010

Le projet de l’A51 abandonné

L’avant projet du Schéma National des infrastructures de Transport (SNIT) vient d’être publié par la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer, dépendante du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer.

Le SNIT décline une politique de l’Etat en matière d’infrastructures de transport résolument multimodale. Il met tout particulièrement l’accent sur le développement des modes alternatifs à la route, et concrétise en cela le nouveau paradigme du Grenelle : il n’y a plus nécessité en France d’augmenter significativement la capacité du réseau routier.

Toutefois, il peut apparaître encore nécessaire pour des motifs bien circonscrits de prévoir des ajustements ponctuels du système routier, en cohérence avec les principes figurant dans la loi de programmation de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. Des ajustements visent ainsi à répondre à des enjeux/ …

L’abandon de l’A51 exige également des efforts majeurs pour préserver la desserte de Gap : le SNIT prévoit donc d’importants travaux d’amélioration de la RN 85 existante entre Grenoble et Sisteron (pouvant inclure un contournement de Gap).

Ainsi, l’Etat a abandonné le projet de l’A51, après 20 ans de tergiversations nationales, bien aidé en cela par l’absence de volonté locale. Et l’on peut craindre que ce ne soient pas les aménagements routiers (quels seront-ils et quand seront-ils mis en oeuvre ?) qui compenseront cet abandon. 

Écœuré et furieux, Roger Pellat-Finet, conseiller général du canton de Monestier-de-Clermont ne décolère pas. Il se bat en effet depuis des années pour la mise en œuvre de ce projet. Il s’est exprimé ce jour dans le Dauphiné Libéré.

Pour Roger Pellat-Finet, « cet abandon est le résultat d’une capitulation devant les Verts. Jean-Louis Borloo (ministre de l’Écologie) a baissé les armes devant ses adversaires. C’est un manque de connaissances économiques, un manque de respect sécuritaire. Cette décision est uniquement politique.»

Pour le Conseiler général,  « C’est terminé. Ni la Région, ni le Département ne mettront un seul centime. Les concessionnaires privés ne se lanceront pas, même s’ils ont les moyens. Ils ne veulent pas mécontenter les instances décisionnelles. La situation actuelle va perdurer. Les problèmes de circulation que nous connaissons vont se poursuivre. Des victimes sur la route, des communes polluées »

Ainsi donc, une fois de plus, les verts font la loi en termes d’infrastructures routières. Cette issue est le résultat lamentable de l’absence d’engagement en faveur de ce projet de la majorité socialiste qui gouverne l’ensemble des collectivités du département de l’Isère, et qui elles aussi, ont reculé devant les verts.

Après le (presque) tout routier, voici venu le temps du Zéro Routier.

Il aurait fallu raison garder !

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