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Le Sénateur honoraire Guy-Pierre CABANEL promu Commandeur dans l’Ordre de la Légion d’Honneur
Je voudrais vous dire ma joie lorsque j’ai appris la promotion au grade de Commandeur dans l’Ordre de la Légion d’Honneur du Sénateur honoraire Guy-Pierre CABANEL.
C’est l’occasion de rappeler ce que fut l’exceptionnelle carrière universitaire, hospitalière, et politique de Guy-Pierre CABANEL.
Le texte ci-dessous est extrait du Livre « Meylan, une ville intégrée dans notre siècle » dont l’auteur est le Professeur Jean BILLET, et auquel j’ai collaboré.
Né à Alger le 7 avril 1927, Guy-Pierre CABANEL fait ses études secondaires au lycée Bugeaud, puis s’inscrit à la faculté de médecine de cette ville. Docteur en Médecine en 1953, il se spécialise en rhumatologie. Il est reçu successivement au concours de Médecin des Hôpitaux en 1959, puis au concours d’agrégation de médecine organisé à Paris en 1961. Guy P. Cabanel est nommé, en 1963, Professeur à la faculté de médecine de Grenoble. Elu doyen de cette faculté en 1969, réélu en 1972, Guy P. Cabanel siège au Conseil d’administration des Hôpitaux de Grenoble. Elu au Comité consultatif des Universités de France en 1969, il devient membre du Conseil national d’enseignement supérieur et de la recherche de 1973 à 1976, ainsi qu’administrateur du Conservatoire national des arts et métiers de Paris. A partir de 1978, il est nommé au Conseil supérieur du thermalisme. Il est élu en 1979 membre correspondant de l’Académie nationale de médecine, et en 1988, membre titulaire de l’Académie Delphinale.
En 30 ans de carrière universitaire, Guy P. Cabanel a eu de multiples activités d’enseignement et de recherche. Il est l’auteur de 200 publications scientifiques, de 2 livres sur la politique de Santé, et d’un livre sur la justice. On lui doit, entre autre, la création de l’hôpital thermal et rhumatologique d’Uriage.
Guy P. Cabanel habite Meylan depuis 1971. Il a participé dès 1969, en tant que Doyen de l’Université de médecine à la fondation de l’association pour la zone d’innovation et de réalisation scientifique et technique (A-ZIRST), précurseur de PROZIRST.
Guy P. Cabanel entre en politique en 1973, en devenant Député de l’Isère (circonscription Grésivaudan-Chartreuse) en remplacement d’Aimé Paquet, nommé au Gouvernement. Il est réélu en 1978. A l’Assemblée nationale jusqu’en 1981, Il est Rapporteur du budget de la Défense. En 1980, il est nommé, par le Premier Ministre, Parlementaire en mission auprès du Ministre de la Santé.
Parallèlement, Guy P. Cabanel exerce le mandat de Conseiller régional Rhône-Alpes de 1974 à 1981, et de 1983 à 1986. Il occupe successivement les fonctions de vice-président du Conseil régional et Rapporteur du budget de la santé (1974-1978), Président de la commission des affaires sanitaires et sociales (1978-1980) et Président de la commission permanente (1980-1981).
En 1982, Guy P. Cabanel est élu Conseiller général du canton de Meylan. Il est réélu en 1988, 1994, et 2001, et occupe toujours ce siège. Au sein de l’Assemblée départementale, il devient premier vice-président chargé de l’administration générale, puis des affaires régionales et internationales (1985-1992). Il préside la Commission des affaires scolaires de 1992 à 1995. Il est délégué à la mise en oeuvre de l’euro à partir de 1996, jusqu’en 2001.
Guy P. Cabanel est élu Sénateur de l’Isère en 1983 et réélu en 1992. L’action de Guy P. Cabanel au Sénat, de 1983 à 2001, a été consacrée à la politique étrangère de la France, à sa défense et aux affaires européennes. Il siège notamment au sein de la délégation sénatoriale à l’Union Européenne. Guy P. Cabanel est membre de la Commission des Affaires Etrangères et de la Défense, puis de la Commission des Lois, et de celle des Finances. Il est Rapporteur du Traité Européen « l’Acte Unique » en 1986. Il fait partie de la délégation française aux 41ème et 42ème assemblées générales de l’ONU (New York 1986 et 1987)
Il est, en 1989, Rapporteur au Sénat de la Convention européenne pour la construction du Synchrotron à Grenoble. C’est lui qui présente, en 1992, devant le Sénat, le rapport en vue de la ratification par la France du traité de non-prolifération des armes nucléaires.
En 1995, il est élu Président du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen du Sénat, et réélu en 1998.
Dans les dernières années de sa vie parlementaire, Guy P. Cabanel va s’intéresser à la justice, et particulièrement à l’administration pénitentiaire dont il devient le Rapporteur budgétaire au Sénat en 1993. Le Premier Ministre le nomme, en 1995, Parlementaire en mission auprès du Garde des Sceaux, pour lutter contre la surpopulation carcérale et développer des substituts à l’emprisonnement. Deux ans plus tard, il est l’auteur de la loi du 19 décembre 1997, autorisant, en France, le placement sous surveillance électronique (bracelet électronique) pour l’exécution de courtes peines sans emprisonnement. Après avoir été, en 1999, le Rapporteur du projet de loi constitutionnelle pour l’égalité des femmes et des hommes (principe de parité), Guy P. Cabanel se voir confier, en 2000, par la Haute Assemblée, la responsabilité du rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires.
Guy-Pierre CABANEL a été le 27ème Maire de Meylan. Pendant le double mandat de Guy P. Cabanel, du 11 mars 1983 au 24 juin 1995, des changements profonds surviennent dans l’organisation territoriale. Le maire obtient plus de pouvoir du fait des lois de décentralisation de 1982.
Dans un premier temps, la croissance démographique continue, avant de commencer à s’infléchir. Le recensement de 1990 dénombre 17851 habitants. La dynamique urbaine se poursuit et nécessite des aménagements du POS (5 modifications seront nécessaires entre 1983 et 1989). La ZAC des Béalières se termine (construction des quartiers Béalières 3 et 4), la ZAC de Maupertuis s’amorce, les bases de l’aménagement du Charlaix sont posées. La ZIRST continue à se développer (2e tranche).
De nouveaux équipements sociaux, culturels et sportifs sont construits. En 1986, le Conseil Régional Rhône-Alpes décide la construction d’un lycée sur le territoire de la commune : le LGM « Lycée du Grésivaudan-Meylan ». Il est né des efforts conjugués du SIEST (Syndicat Intercommunal de l’Enseignement Secondaire et Technique) et de la ville de Meylan. La première rentrée a lieu en 1987 pour les classes de seconde (l’ouverture complète a lieu l’année suivante). La création et l’adhésion de la commune au SIMPA (Syndicat Intercommunal pour la Maison des Personnes Agées) en 1987, aboutit à l’ouverture de la MCPA (Maison Cantonale de Personnes Agées) en 1992.
Le mandat de Guy P. Cabanel est le temps des premières restaurations et des réaménagements (rue des Aiguinards, Clos des Capucins, centre socio-culturel de Mi-Plaine, extension de la salle de spectacle de l’Hexagone). La ville, qui s’est déplacée dans la plaine au cours du mandat précédent, se cherche une identité et un centre. En 1985, la création du blason de la ville, d’une médaille et du slogan « Meylan, ville pour vivre » donne une définition à la ville de Meylan qui la caractérise toujours. Le centre, ce sera le Cœur Vert, qui va se développer entre 1988 et 1991. Dès 1988, la commune signe un contrat de quartier avec la Région Rhône-Alpes pour « la revitalisation du centre ville » : le Cœur Vert Bachais-Bruchet, et la liaison entre les différents quartiers de la ville. Les concertations avec les habitants se poursuivent. En 1989, un concours d’idée est lancé pour l’aménagement du Cœur-Vert de Meylan. En 1991, la commune achète le Parc du Bachais ;
La ville s’ouvre sur l’extérieur, par la création de nouveaux syndicats communaux et les jumelages.
En 1999, la commune adhère au SIAP dès sa création (Syndicat intercommunal d’assainissement pluvial) et au SITSE (Syndicat Intercommunal des Torrents du Saint-Eynard). Elle adhère à la charte de protection des forêts riveraines de l’Isère avec la FRAPNA. En 1991, elle adopte la Charte de développement de l’Intercommunalité dans l’agglomération grenobloise, qui se poursuivra par la création, en 1994 « d’une communauté de communes regroupant les compétences prévues par la loi et celles les mieux partagées par le SIEPARG », et d’un SIVOM regroupant les compétences facultatives. Meylan adhère au Programme Local de l’Habitat (PLH) de l’agglomération. En 1992, la commune prend la décision de participer aux travaux du SIEPARG sur l’évolution de l’intercommunalité. En 1994, elle approuve la Charte et adhère au syndicat de gestion du Parc Naturel Régional de Chartreuse.
Cette période inaugure les jumelages de la ville de Meylan avec la ville de Gonzalès en Louisiane (Etats-Unis d’Amérique) en 1986, et la ville de Planneg en Bavière (Allemagne), en 1987.
Guy Cabanel est Chevalier des Palmes Académiques.






MAM a tout perdu ,fors l’Honneur ?
Hélas ,même si elle présentait sa démission maintenant , c’est déjà son Honneur qui a été perdu.
Car en tant que Ministre des Affaires Etrangères elle
n’a pas vu qu’elle était » Personna non grata » dans de nombreux Pays au vu de son comportement , pas condamnable au sens de la Justice mais défiant la Morale Républicaine , qui mettait Notre Beau Pays un peu hors course pour dénoncer les turpitudes des autres Chefs d’Etat ou pour donner des leçons de Démocratie.
Pierre
Du temps d’Aimé PAQUET , MAM aurait démissionné.
Autres Temps , Autres Moeurs !
Quelle Pitié !
Pierre
C’est vrai Aimé PAQUET aurait aimé voir tout le déroulement de la carrière de Monsieur GUY CABANEL.
Pierre