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L’Etat de Droit
Conférence de presse de Jean-Claude PEYRIN
Le 28 juillet 2010
Au nom de mes collègues élus UMP de l’Isère je voudrais exprimer notre joie et notre fierté de voir le Président de la République installer le nouveau Préfet de l’Isère.
Cette attention aux difficultés du département, cette vigilance de Nicolas Sarkozy démontre qu’il tient ses engagements et qu’il est le président protecteur dont notre pays à besoin.
Le Président de la République arrive au chevet d’une ville malade qui a bien besoin de ses soins.
Malade de son insécurité, malade de ses retards, malade de ne plus offrir aucun projet collectif ambitieux.
Comme le Ministre de l’Intérieur l’a rappelé hier soir sur TF1, Grenoble connaît depuis plusieurs mois une situation exceptionnelle d’insécurité. Nous avons tous constaté des affrontements entre bandes sur la base de l’appartenance à un quartier ou à une ethnie, un sentiment partagé que des mafias ont pénétré la ville et trouvent dans plusieurs activités commerciales des façades de blanchiment d’argent, nous voyons un affichage du banditisme et des trafics d’une impunité troublante. Nous sommes interrogatifs face à l’absence de contrôle social d’un assistanat dévoyé. Sans oublier les agressions de toutes sortes, et d’une extrême violence, qui se multiplient contre nos concitoyens. Bref, la ville semble avoir perdu le contrôle d’elle-même.
Face à cette situation constatée par nos concitoyens, l’immobilisme de la municipalité Destot et ses résultats ne peuvent pas ne pas créer le doute sur sa volonté de freiner cette gangrène et, plus, on peut se demander si la municipalité n’a pas volontairement décidé de l’accepter espérant une paix sociale.
Le cas de la Villeneuve, la vitrine du socialisme depuis 1970, est emblématique de cette politique. Concept urbanistique et social qui avait pour objet de construire l’homme socialiste nouveau, géré pendant 39 ans par la gauche – si on excepte les 12 années des municipalités Carignon – ce quartier est la concentration des méthodes qui ont échoué : déresponsabilisation parentale, absence de bornes et d’interdits, refus des contrôles et de l’effort individuel. Il faut sortir du socialisme compassionnel.
Aujourd’hui la vitrine est cassée. Plutôt que de le reconnaître, la municipalité Destot a préféré fermer les yeux sur la délinquance et les trafics, qui sont devenus maintenant des bandes armées qui nécessitent des moyens considérables pour être mâtées.
Je citerai deux faits qui éclairent cette cécité volontaire :
Il y a deux ans, au soir du scrutin des Européennes, le gymnase de “La piste” à l’Arlequin a pris feu. Jérôme Safar, 1er adjoint de Michel Destot chargé de la sécurité (!), présidait un bureau de vote dans ce gymnase et déclarait alors à la presse : “l’origine ne fait pas de doute, il y avait encore du monde à l’intérieur, les personnes qui ont fait ça ne pouvaient pas l’ignorer.”
À la suite de ce fait qui aurait pu être dramatique aucun bilan, aucun contrôle, aucune décision, et la municipalité Destot a continué comme avant.
Le 25 juin 2010, 3 policiers municipaux se sont fait braquer à l’arme automatique par un jeune voyou à Villeneuve. Ces policiers municipaux en ont évidemment informé leur hiérarchie. Après avoir laissé passer le week-end, M. Destot a annoncé le 28 juin que la ville allait porter plainte contre X.
Je me suis renseigné ce matin sur la réalité de cette plainte. A cet instant, aucune plainte n’a été enregistrée venant de la ville de Grenoble au sujet de cette agression du 25 juin 2010.
Bien sûr, il se peut que, compte tenu de la proximité de la date de l’agression (25 juin, un mois quand même !), les services du parquet n’aient pas encore eu matériellement le temps de saisir informatiquement la plainte.
Je demande néanmoins solennellement à Monsieur le Maire de Grenoble de nous dire s’il a réellement déposé une plainte, et de nous en donner la preuve.
Si aucune plainte n’a effectivement été déposée, force est de constater qu’il y a un précipice entre le discours du maire de Grenoble, reproduit par le Dauphiné Libéré, et ses actes. Il est évident que la ville de Grenoble se doit de protéger ses fonctionnaires en déposant plainte auprès du parquet, voire du juge d’instruction compte tenu de la gravité des faits. Cela aurait déjà permis au juge d’instruction de lancer des commissions rogatoires pour notamment rechercher les caches d’armes.
Un incident de cette intensité dramatique, avec ce qu’il révélait de l’armement à Villeneuve, nécessitait une interpellation immédiate de la police nationale, une sécurisation de Villeneuve, la poursuite du voyou et la recherche du coupable. Au lieu de cela M. Destot – fidèle à ses idées de Grenelle de la sécurité – annonçait qu’il allait « évoquer le sujet lors de la prochaine réunion du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, le CLSPD ! »
Pour ma part, je m’associe à la plainte du Syndicat National des Policiers Municipaux qui estime que les pouvoirs publics ne les ont pas assez défendus, et j’appelle les Grenoblois à se joindre à cette plainte afin de montrer à Michel Destot leur mécontentement de son action.
On peut penser que si la municipalité s’était mobilisée il y a 2 ans, ou si elle avait réagi le 25 juin, peut être les événements dramatiques de juillet ne se seraient pas déroulés.
Je soupçonne M. Destot de ne pas avoir la passion de Grenoble, et de n’être ni sur le terrain de sa ville, ni à l’Assemblée Nationale, ou son absentéisme vient d’être dénoncé dans la presse. Je le soupçonne, car ces événements sont représentatifs du bilan de 15 ans qui est le sien et qui est catastrophique pour Grenoble
En effet Grenoble est aussi malade de ses retards.
Alors que sous les municipalités de droite on investissait y compris à Villeneuve avec le collège moderne qu’on doit aux équipes Carignon, la ville consacre une partie notable de son budget aux frais de fonctionnement :
- elle est la première de France pour les dépenses de communication
- elle est la deuxième de France pour les frais de bouche
- elle est répertoriée parmi les communes mise en danger par les emprunts toxiques et son endettement s’accroît de manière inquiétante.
Grenoble a perdu la bataille des JO face à Annecy. Marseille a une vraie ligne de TGV, Chambéry et Annecy viennent de l’obtenir : Grenoble ne l’a même pas demandé ! Grenoble vient de laisser passer sa chance historique en renonçant à sa sortie vers le sud par la réalisation de l’autoroute Grenoble – Sisteron. Le Maire accepte que sa ville soit un cul de sac ! Grenoble restera inaccessible et polluée.
Enfin Grenoble est malade de ne plus offrir de projets ambitieux.
Ne nous laissons pas entraîner par certains vers le révisionnisme historique ; il ne faut pas gommer ce qui a été fait. Avec les municipalités de droite les challenges étaient au niveau de l’ambition d’une capitale des Alpes. C’est le Docteur Michallon, Maire gaulliste, qui décrocha les JO de 1968. Plus près de nous, Alain Carignon et son équipe ont mené victorieusement plusieurs grandes batailles : le premier tramway au monde accessible aux handicapés, le Synchrotron, Europole, l’École Supérieure de Commerce de Grenoble, le nouveau Palais de Justice, le Musée de Grenoble. Et bien d’autres réalisations …
Cette liste non exhaustive témoigne que Grenoble attend des initiatives fortes pour retrouver un sentiment d’appartenance qui dépasse les clivages et rassemble sur une dynamique créatrice. La municipalité Destot, en gérant la ville comme un espace secondaire, en bureaucrate débordé par sa tâche n’a jamais rencontré l’adhésion des Grenoblois.
Je demande au Maire de Grenoble de tirer les conséquences de ses échecs. Je lui demande également de retirer la délégation de son adjoint à la sécurité qui est coresponsable avec lui. Je lui demande de changer radicalement de politique dans les quartiers afin de rétablir la confiance et la sécurité.
Je lui propose d’ores et déjà 10 mesures immédiates qui pourraient témoigner qu’il a compris la leçon des ces échecs:
- la dotation d’armes à feu pour tous les policiers municipaux Grenoblois
- la dotation de plusieurs gilets par balle, à des tailles individualisées pour chaque policier municipal.
- la mise en place d’une cellule psychologique
- la formation des agents chargés du stationnement pour renforcer ponctuellement la police préventive de proximité
- le renforcement des effectifs de la police municipale par amputation des crédits de communication et les frais de bouche et de déplacements des élus
- la publication quotidienne du tableau de la délinquance par secteur et par objet
- l’amélioration du parc automobile de la police municipale
- la publication mensualisée des résultats et des suites judiciaires effectuées à l’encontre des délinquants
- la création d’une cellule municipale informant le Trésor Public et la police Nationale des distorsions flagrantes de train de vie pour des personnes assistées
- la transparence pour les subventions de la Ville aux associations des Quartiers, par la publication des noms des responsables.
Aujourd’hui, les habitants en ont assez de l’insécurité. Ils en ont assez des propositions de colloques, séminaires, et autres « Grenelle », de toutes ces réunions où l’on brasse des idées réchauffées, bien assis dans une salle climatisée dans des bâtiments protégés. Et voilà que l’on théorise de nouveau sur la Police de proximité, le renforcement des médiateurs de proximité, ….
Quand un système a échoué, il faut le remplacer et revenir aux Fondamentaux.
Nous sommes dans un Etat de Droit. Il faut revenir au respect de la Loi sur l’ensemble du territoire français. Et Grenoble en fait partie.

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Grenoble n’est pas Mexico, Lagos ou Caracas ! La situation de Grenoble est inquiétante mais nullement exceptionnelle comme en témoigne l’article suivant :
Des tags à l’acide sur les vitrines du centre-ville [d'Avignon]
http://www.avignews.com/article.jspz?article=21330
A ce propos, je retiens le commentaire suivant : “Si la mairie réclame plus de police nationale, c’est bien parce que la police municipale n’a pas tous les pouvoirs qui lui permettrait de lutter efficacement contre ces troubles. Critiquer la ville alors que c’est l’Etat qui doit réagir, c’est un peu facile. Avignon est déjà une des villes qui compte le plus de policiers municipaux par habitant et un système de video surveillance les plus étendus…” (Julien)
Face à la montée des violences urbaines, le maire demande à l’Etat d’assumer “sa mission régalienne de sécurité”
http://www.avignews.com/face-a-la-montee-des-violences-urbaines-le-maire-demande-a-l-etat-d-assumer-sa-mission-regalienne-de-securite–@/article.jspz?article=21269
Depuis la débâcle de son propre camp aux Régionales, Marie-Josée Roig, député-maire UMP, prend visiblement une plus grande liberté de ton face à la politique de Nicolas Sarkozy.
Dans une “tribune libre”, envoyée aux rédactions, le maire d’Avignon réagit après les violences urbaines qui ont secoué la ville de Grenoble ces derniers jours. Extraits.
“Quand un système a échoué, il faut le remplacer et revenir aux Fondamentaux.” Une remarque pertinente à transmettre à l’actuel locataire de l’Elysée, à moins que ce ne soit déjà le cas, ce dernier n’ayant retenu alors que la conclusion “revenir aux Fondamentaux” : roms, immigrés, etc.
Un rappel Monsieur Peyrin pour que l’UMP ne soit pas l’héritière de Carignon sur les mensonges : Les personnels en question ont bien porté plainte et la ville a pris en charge les frais d’avocat et a soutenu ses agents. Je vous rappel comme élu vous le savez très bien ! la ville ne peut pas porter plainte.
Voir sur le site officiel UMP 38 mon commentaire sur Notre Président : pour qu’il ne commette pas un délit
grave ( y compris financier ! )…car il pourrait perdre sa Nationalité Française ( tout comme du Temps du Maréchal Pétain ).
Bons Débats
Pierre
bravo
je propose une 11°proposition : la démission du maire de grenoble m DESTOT apres une pétition citoyenne ou un référendum d initiative populaire dés la rentrée.
grenoble aprés l’abandon de son autoroute sud et par conséquence de nos stations de ski de l oisan et pour toute industrie ,de son tgv-rer,de son chu et pourquoi pas de sa préfecture vu la proximité de LYON
à 3/4 d heure en voiture …
grenoble sera une ville-dortoir avec un taux de chomage important qui entrainera plus de délinquance
et la boucle est bouclée helas!
GRENOBLOIS IL FAUT SE RESSAISIR !
MD va voir que Notre Président ne veut ni de son Grenelle…ni-même de son mini-Grenelle du 20 juillet( dernière réunion avec Notre Préfet limogé ! ).
En revanche , à son crédit , MD reconnait que SECURITE et JUSTICE SOCIALE ne sont pas incompatibles.
Enfin le PS est en train de comprendre le syndrome LIONEL!!!
Je souhaite cependant à la réunion du 22 septembre avec les Maires des Grandes Villes de France que ceux de votre Famille Politique ne suivent pas aveuglément
les recommandations ” un peu matamores ” de Notre Président.
Bons débats
Cordialement
Pierre
Merci cher Dr. Peyrin pour cet article revivifiant.
J’aimerais voir la mine de MDestop demain face au président de la République et à son nouveau préfet! sera-t-il capable de sentir que le vent tourne? J’en doute hélas, connaissant depuis si longtemps sa nature!
Monsieur, C’est un texte remarquable avec des propositions sérieuses. Je vous en félicite. Cela change des communiqués les plus divers publiés de çi de là. Comment se fait-il que l’UMP 38 sur son site soit aussi critique envers le Président Sarkozy et pourquoi votre communiqué n’est pas publié aussi sur le site de l’UMP 38 ? Encore bravo et à demain pour soutenir Nicolas Sarkozy. Claude de Grenoble