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La spirale de l’échec pour Grenoble et son agglomération

L’échec de la candidature du Pôle grenoblois dans l’attribution des labels IDEX est une très mauvaise nouvelle pour Grenoble, qui se retrouve ainsi à l’écart des pôles universitaires d’excellence mondiale.

Le Professeur Joël de Leiris, universitaire de renom, vient de publier une analyse remarquable sur les forces et les faiblesses du Pôle universitaire grenoblois, et les raisons de son échec.
Pourtant, en matière de recherche, Grenoble est dans l’excellence, comme en témoigne le succès remporté dans une autre procédure nationale, la procédure LABEX (Laboratoires d’excellence). Sur 100 projets retenus figurent 8 projets grenoblois, ce qui est remarquable.
Si le Pôle grenoblois a été sanctionné dans la procédure IDEX, c’est notamment du fait des faiblesses de sa gouvernance. De fait, le Pôle grenoblois souffre d’une maladie grave : l’absence de visibilité de sa gouvernance, ou, plus clairement, l’impossibilité qu’ont les acteurs à se réunir en une entité unique. Il n’est qu’à voir le nombre de signataires de la candidature à la labellisation IDEX : 16 signataires. Bien qu’il existe entre eux des partenariats, une signature unique « Université de Grenoble » eut été bien plus efficace.

Cette mauvaise nouvelle n’est une surprise que pour eux qui ne veulent pas voir la vérité en face. Ainsi des élus socialistes de l’Isère.

Marc Baietto (Président de la Métro), Marie-Noëlle Battistel (Députée), François Brottes (Député), Jacques Chiron (Sénateur), Michel Destot (Député-Maire de Grenoble), Geneviève Fioraso (Députée), Michel Issindou (Député), et André Vallini (Sénateur et Président du conseil général), s’y sont tous mis pour signer un communiqué qui traduit une incompréhension étonnante.
“Nous sommes profondément surpris que le pôle grenoblois … se soit vu refuser le label Idex. … la décision prise est tout à fait incompréhensible et incohérente au vu des décisions précédentes”.
Yannick Vallée, coordinateur du projet grenoblois à l’Idex, déclare quand à lui : « Nous prouverons qu’ils se ont trompés ».

Cet échec vient s’ajouter à la spirale des échecs qu’enregistre Grenoble et son agglomération.

Le comportement des élus socialistes évoque irrésistiblement les 3 singes de la sagesse japonaise (l’aveugle, le sourd et le muet).
Ne pas vouloir voir ce qui pourrait poser problème
Ne rien vouloir dire de ce qu’on sait pour ne pas prendre de risque
Ne pas vouloir entendre pour pouvoir faire « comme si on ne savait pas »

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