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Un peu d’optimisme dans un océan de morosité

« Yes we can. » La France n’est pas si mal placée pour traverser la crise.
C’est ainsi que débute l’article que Jacques Marseille publie dans le journal Le Point cette semaine.
Cet article est un formidable message d’optimisme.
Alors que les médias, en général, et la presse écrite, en particulier, se complaisent à nous expliquer à longueur de journée que tout va mal, et, pire, que tout va aller plus mal encore, Jacques Marseille, avec un optimisme qui n’exclut pas une lucidité jamais démentie, décline les atouts de la France. Ces atouts qui font que nous avons des raisons d’espérer, de croire en un avenir moins noir qu’il n’y paraît. Ce n’est pas le « no future » que l’on nous matraque à tout va, c’est un « yes we can » à la française.
Bien sûr, la situation mondiale, et par retentissement française, est difficile, et va probablement l’être encore davantage.
Bien sûr, il va falloir se retrousser les manches pour redresser une situation que les Etats Unis ont créée, et dont nous faisons les frais.
Bien sûr, et en synthèse, « ça va être dur ».
Mais la France, qui actuellement ne s’en sort pas plus mal, voire plutôt mieux que les autres pays, a les atouts pour s’en sortir, pour peu qu’elle en prenne conscience, et actionne les bons leviers.
Jacques Marseille nous apprend ainsi que fin 2008, le PIB par habitant de la France a dépassé celui de l’Allemagne, et que, finalement, autant en termes de chômage, que d’indicateurs économiques, la France résiste, pour le moment, mieux que les autres pays à la crise mondiale.
Quels sont ces atouts que la France a en mains, selon Jacques Marseille ?
Une natalité florissante. Avec un taux de fécondité qui dépasse désormais deux enfants par femme (834 000 naissances en 2008), la France compte dorénavant un peu plus de 64 millions d’habitants, le chiffre que l’on prévoyait pour elle en 2015. Ce qui représente près de 65 % de la croissance naturelle de la population européenne. Dans 20 ans, la France sera le pays le plus peuplé d’Europe, entouré de nations vieillissantes. Le corollaire de cette croissance est, et sera, la relance de l’industrie du bâtiment, la consolidation du système de retraite par répartition, et, à travers le dynamisme d’une nation rajeunie, la relance de la consommation et de l’entreprise.
L’indépendance énergétique, grâce aux centrales nucléaires que nous devons au Général de Gaulle. Et que les gouvernements qui se sont succédés ont maintenues (certains plus que d’autres), envers et contre les Cassandre et les doux rêveurs d’une économie postindustrielle qui n’arrivera pas. Grâce à son parc de centrales nucléaires, la France atteint un taux d’indépendance énergétique supérieur à 50 %. Il faut ajouter que la France dispose en outre du deuxième parc d’énergie hydroélectrique en Europe, du deuxième potentiel de vent après le Royaume-Uni, de gisements prometteurs dans la biomasse et qu’elle a obtenu l’implantation sur son territoire d’Iter (réacteur nucléaire à fusion).
Une situation géographique statégique. La France est située au Carrefour de L’Europe, à l’intersection de l’insulaire Angleterre et de la presqu’île que constituent l’Espagne et le Portugal. Cette position lui donne un potentiel considérable en termes de logistique. Sur un autre plan, notre espace maritime est le deuxième du monde, en superficie. Ce potentiel encore largement inexploité, est riche d’espérance.
Un réseau de transports de qualité et moderne. L’aéroport Charles-de-Gaulle est le 6ème aéroport du monde, aussi bien en termes de passagers que de fret. La densité de notre réseau routier en fait le 3ème pays du monde, pour ce qui concerne le nombre de kilomètres par habitant. Notre trafic ferroviaire à grande vitesse fait de l’industrie ferroviaire française un leader mondial. Autant de performances liées à l’excellence des entreprises de travaux publics françaises, qui occupent les trois premières places mondiales avec Bouygues, Vinci et Eiffage. Une situation « largement ignorée de l’opinion publique,… et qui devrait assurer à la France une place de premier ordre dans les grands chantiers du XXIe siècle que seront la rénovation des villes et la mise au point de technologies compatibles avec le développement durable ».
Un pays qui attire les investisseurs étrangers. En réalité, la France bénéficie bien davantage de la mondialisation qu’elle n’en pâtie, contrairement à une opinion largement répandue. La France est ainsi devenue la troisième destination du monde, dépassée uniquement par les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Jacques Marseille nous apprend que « les 18 000 filiales des sociétés étrangères actives en France emploient désormais 2 millions de personnes, le double d’il y a dix ans. Désormais, dans le secteur privé, un employé sur sept travaille pour une société étrangère, plus qu’en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou aux Etats-Unis. ». Parallèlement, la France est le deuxième investisseur mondial à l’étranger.
L’agriculture reste un atout majeur, grâce à un climat exceptionnel. La production de blé, de viandes, de lait et de fromages, de fruits et de légumes, et surtout de vin, font de la France la deuxième ou troisième puissance agricole mondiale. En 2008, le solde commercial a été positif de 9 milliards d’euros. « Considérée par la plupart des experts comme une activité du passé, l’agriculture est en fait un secteur de haute technologie animée de plus en plus par de jeunes managers agricoles que complète une petite agriculture à vocation écologique et territoriale. »
Mais ces atouts ne sont pas les seuls.
La Culture française irradie dans le monde entier. La fréquentation de nos Opéras, de nos Musées, de nos salles de cinémas est en augmentation, et génère un chiffre d’affaire en hausse constante. Le cinéma français s‘exporte de mieux en mieux. La « Marque France » se vend chaque jour davantage.
Sur le plan économique, les grandes entreprises françaises sont les leaders mondiaux dans bon nombre de secteurs stratégiques. « Ainsi, parmi les 500 premières entreprises mondiales, recensées par le magazine Fortune , 39 sont françaises, plaçant la France au deuxième rang, derrière les Etats-Unis … La France compte un nombre impressionnant de leaders mondiaux comme Accor, Bouygues, Carrefour, EDF, Gaz de France, L’Oréal, le groupe Lagardère, Saint-Gobain, Veolia Environnement et de brillants seconds comme Lafarge, Pernod-Ricard, Suez et Vinci. ». Les entreprises du secteur du Luxe sont au premier rang mondial. Quand à nos banques, ce sont celles au monde qui résistent le mieux à la crise boursière.
La France, pays de l’Epargne. Le taux d’épargne des ménages français est le plus élevé du monde occidental. Cette épargne fait des français un des peuples les plus riches du monde. « Avec un patrimoine net par habitant égal à près de 144 000 euros (le million de nouveaux francs !), ils se placeraient derrière le Japon (205 000 euros) et l’Irlande (148 000 euros), mais largement devant les Etats-Unis (128 000 euros) et l’Allemagne (90 000 euros). » Les Français détiennent ainsi plus de 1 000 milliards d’euros sur des livrets ou des comptes de dépôt, et 1 352 milliards d’euros placés en assurance-vie.
La France en tête pour l’industrie du tourisme. « Notre pays détient la première place mondiale dans l’industrie du tourisme avec près de 82 millions d’arrivées de touristes internationaux, en croissance de 4 % par an depuis 2005. Contrairement à ce que croit notre président de la République, ce n’est pas l’industrie automobile qui est le premier employeur de France, mais le tourisme, qui assure un excédent de la balance des services de plus de 10 milliards d’euros, emploie près de 2 millions de salariés et pourrait créer entre 300 000 et 600 000 emplois supplémentaires. »
« L’édredon social ». Selon Jacques Marseille, les 5 millions de fonctionnaires sont trop nombreux dans les périodes de croissance, ce qui n’est pas une nouveauté, mais, paradoxalement, ils sont un matelas appréciable en période de vaches maigres. En outre, la protection sociale française est une des premières en Europe. Ces d eux facteurs, s’ajoutant aux retraites, maintiennent une consommation à un niveau bien utile dans la période que nous vivons.
Et Jacques Marseille de conclure : « En fait, la seule chose qui manque aujourd’hui aux Français, c’est le moral et la confiance dans les atouts du pays. Ce pays si hostile à la mondialisation est en fait celui qui en a tiré les plus grands avantages. Ce pays si hostile aux entreprises est aussi celui qui a su les propulser aux tout premiers rangs du monde. Ce pays si méfiant à l’égard de tout plombier polonais est également celui dont les salariés travaillent le plus pour des firmes étrangères. »
Alors, et ce sera ma conclusion, dressons-nous, forts de notre foi en la France et en ses atouts, face aux déclinistes, déclinologues déclinophiles et déclinoïdes de toutes sortes. Le genre humain a su affronter un nature hostile pour sortir des ténèbres de la préhistoire. La France s’est construite au cours d’un histoire qui l’a vue tant de fois tutoyer le pire. Plus près de nous, nos concitoyens ont su, à l’issue d’une guerre qui nous a laissés exsangues, donner naissance aux Trente glorieuses.
Nous aussi nous pouvons !

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Ouf ! ça fait du bien ce souffle d’air frais, tellement différent des nuages sinistres que nos "grands" médias charrient chaque jour comme à plaisir (pour eux…) !
@Jean-claude Peyrin et Jacques Marseille
C’est vrai Notre Beau Pays a encore de nombreux atouts.
Pouvez vous voir ma réponse sur le Blog de Cédric Augier sur son mémo du vendredi 27 Février à propos de sa citation du jour " Le but inavoué du Socialisme est la Dépendance …"?
Je lui avais cité un article de Frédéric Bastiat intitulé " L’ETAT,c’est TOI "sur le Journal des Débats numéro du 25 Sepembre 1848 ou il décrivait la définition de l’Etat.
J’avais rajouté des commentaires actualisés pouvant vous intéresser tous deux …ainsi que les lecteurs de votre Bog.
Cordialement.
Pierre