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La signature de l’armistice le 11 novembre 1918 à Rethondes (Photo prise juste après la signature de l’Armistice avec au premier plan le maréchal Foch, encadré par les amiraux britanniques Hope et Rosslyn Wemyss).

Au lendemain du 90ème anniversaire du 11 novembre 1918, le rapport de l’historien André Kaspi est l’objet d’une controverse.

Dans un “chat” au Monde.fr, l’historien et président de la commission pour la modernisation des commémorations publiques estime que “plus on crée des commémorations, et plus on met en concurrence des mémoires différentes”.

Quel accueil le gouvernement a-t-il réservé à votre rapport ce matin ?

André Kaspi : Mon rapport a été reçu ce matin d’une manière très acceptable, en particulier toute la partie qui est consacrée aux nouveaux rituels, à la nécessité pour chaque commune de prendre des initiatives. Ce que le ministre ne souhaite pas en revanche, c’est que l’on touche aux commémorations existantes pour le moment. Mais à vrai dire, désormais le débat est ouvert. Et l’on prend conscience qu’il ne faut pas créer de nouvelle commémoration dans l’immédiat.

Pour lire la suite de ce chat, cliquez sur ce lien.

Dans Le Figaro, le président du groupe des députés UMP, Jean-François Copé, s’est déclaré hostile à la suppression de ces “rendez-vous nationaux”.

Dès dimanche soir sur France Info, le secrétaire d’Etat aux anciens combattants Jean-Marie Bockel est lui aussi monté au créneau : pas question d’aller vers un “Memorial Day à la française (…). Toutes les dates ont leur importance”. “Autant je suis contre l’inflation mémorielle, autant je suis contre la remise en cause de commémorations existantes, qu’elles soient nationales ou autres”, a-t-il précisé à l’AFP, estimant aussi qu’”avec la mort cette année du dernier des poilus de 14-18, on passe de la mémoire à l’Histoire, les jeunes doivent s’y intéresser“.

Au-delà du choix des dates, il faut faire évoluer l’organisation des commémorations en essayant d’y associer un public plus large, notamment parmi la jeunesse et les écoliers, considèrent les rapporteurs. Le chef de l’Etat avait donné le ton le 10 janvier, observant que “les cérémonies doivent évoluer (…) pour toucher un public plus jeune qui n’a pas connu ce que nous commémorons”.

Pour lire le rapport de la commission de réflexion sur la modernisation des commémorations publiques, rédigé sous la Présidence d’André KASPI, cliquez sur ce lien

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