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A l’occasion de sa visite à Grenoble, Le Ministre de l’Intérieur, Brice HORTEFEUX, a reçu Jean-Claude PEYRIN, Conseiller général, Président du Groupe UMP au Conseil général de l’Isère, pour entendre ses propositions pour la sécurité à Grenoble.

Débat d’orientation budgétaire au Conseil général de l’Isère

« L’aide aux communes sera maintenue »

Alors que le vote du budget du Conseil général de l’Isère a été repoussé, en raison de la crise, à mars prochain, sescontours commencent quand même à se dessiner peu à peu.

Ainsi, après un premier round de discussions en décembre dernier, le débat d’orientations budgétaire s’est poursuivi hier lors de la première session de l’année. Une session au cours de laquelle le contexte financier et social a été à nouveau abordé, et surtout au cours de laquelle ont été dévoilés deux grands points essentiels du futur budget. Depuis plusieurs mois, on sait déjà que le président André Vallini refuse d’augmenter les impôts car, comme il l’a répété hier, « les ménages isérois ne pourraient pas le supporter ». On sait aussi que, par mesure d’économie, certains projets vont être repoussés et que des coupes budgétaires vont être annoncées en mars prochain.

« Nécessité fait loi, nous allons augmenter l’emprunt »

Mais ce que l’on ne savait pas encore concernait la possibilité d’avoir recours à un emprunt. Si pendant de nombreuses années, l’encourt de dette du Département a quasiment été nul, les choses vont donc changer en 2010. « Nécessité fait loi, nous allons augmenter l’emprunt. Nous travaillons actuellement sur une maquette budgétaire qui l’inclut », a déclaré M.Vallini, qui n’a pas manqué au passage d’égratigner les choix du gouvernement : « Mais cet emprunt sera raisonnable, on ne va pas tomber dans les travers actuels de l’Etat ». Autre nouvelle annoncée hier :  « Bien que nous ayons décidé de nous concentrer sur nos compétences obligatoires – notamment le social avec l’aide aux personnes handicapées, âgées et à l’enfance en danger – nous maintiendrons l’aide aux communes, qui est une de nos compétences facultatives ».

Voilà pour les premières annonces. Le reste des débats a été un peu moins positif puisque consacré aux effets de la crise : baisse des droits de mutations donc recettes moindres pour le Département, situation sociale inquiétante avec une augmentation drastique du nombre de chômeurs en Isère et – majorité de gauche oblige – « méfaits de la réforme territoriale, désengagement de l’Etat qui ne compense pas la totalité des transferts de charges et volonté du gouvernement de libéraliser les services publics ».

Ce qui a fait dire au président du groupe d’opposition de droite, Jean-Claude Peyrin : « Vous noircissez de manière excessive la situation économique et financière actuelle de notre département, en faisant preuve de catastrophisme. Et c’est par ce catastrophisme que vous nous annoncez des mesures drastiques pour le budget 2010. Entre le boulevard Jean-Pain de Grenoble où le maire s’installe dans un confort de gestion en augmentant de manière inconsidérée les impôts et la rue Fantin-Latour (siège du Département) où on annonce une politique de rigueur, n’y aurait-il pas un juste milieu ? ». Une intervention qui n’a pas manqué de susciter de nombreuses réactions sur les bancs de la majorité.

Dauphiné Libéré, édition du 30 janvier 2010.

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L’objectif de cette note est de donner des éléments qui expliquent ma posture, qui n’a jamais changé, au sujet du projet de Rocade Nord présenté à l’enquête publique par le Conseil général.

En tant que citoyen et Conseiller général, j’ai adopté, depuis 2006, la posture suivante :

  • je suis favorable à un projet de Rocade Nord, projet qui doit être mené en grande urgence ;
  • je suis opposé au projet présenté par le Conseil général pour les motifs développés ci-dessous, le principal étant que ce projet ne répond pas à l’objectif initial : désenclaver l’agglomération grenobloise.

En tant qu’adjoint au Maire de Meylan, je partage l’avis de la majorité municipale, et je suis donc défavorable au projet présenté sauf à satisfaire 4 conditions qui permettront une meilleure insertion urbaine au sein de la commune de Meylan, et qui protégeront les meylanais des nuisances engendrées par le projet actuel.

Cette note est développée en 4 points :

  • La nécessité absolue de boucler le contournement de l’agglomération grenobloise par une Rocade Nord.
  • Le Projet présenté actuellement ne permet pas d’atteindre les objectifs qui étaient annoncés.
  • Les caractéristiques que doit présenter la Rocade Nord ; les différents projets en présence.
  • Le point de vue du Conseil municipal de Meylan : l’amélioration du projet actuel à défaut de tracé alternatif.
  1. 1. La nécessité absolue de boucler le contournement de l’agglomération grenobloise par une Rocade Nord.

Pourquoi faut-il une Rocade Nord ? Pour contourner l’agglomération grenobloise.

Pourquoi contourner l’agglomération grenobloise ?

Pour au moins 2 raisons.

  • Parce que l’agglomération grenobloise est actuellement victime d’un excès de circulation et d’embouteillages qui engendrent des nuisances multiples, et notamment en termes de pollutions et d’émissions de gaz à effets de serre. Les conséquences aussi bien sur la santé humaine que sur les conditions de vie de notre planète font qu’il est urgent d’agir.
  • Pour permettre de désenclaver l’agglomération grenobloise qui, sur le plan économique, souffre de plus en plus cruellement de son isolement. Il faut remettre l’agglomération grenobloise dans le jeu économique régional et national.

La Rocade Nord est ainsi un élément indispensable, reconnu et urgent, du paysage grenoblois.

  1. 2. Le Projet présenté actuellement ne permet pas d’atteindre les objectifs qui étaient annoncés.

Le projet qui nous est proposé remplit-il les objectifs annoncés ? Non, pour la plupart, car :

  • L’agglomération n’est pas préservée. La Rocade nord qui nous est promise n’est pas une rocade. De fait, c’est une voirie urbaine qui prend ses origines et développe une partie de son tracé dans l’agglomération. Si la ville de Grenoble est protégée, par contre, les communes de La Tronche, Saint Martin-le-Vinoux et Meylan, ne verront pas le trafic automobile diminuer, mais au contraire augmenter significativement. Et le fait qu’une partie de ce trajet se fasse en tranchée couverte ne change rien en termes de pollution. En effet, à ce jour, on ne sait toujours pas traiter convenablement les émissions de gaz. Si l’on réalise le projet actuel, des dizaines de milliers de véhicules supplémentaires vont traverser quotidiennement une partie de ces communes qui verront leur pollution augmenter, notamment aux sorties du tunnel, quand bien même le bilan global s’avérerait positif pour l’agglomération.
  • Le désenclavement de l’agglomération n’est pas réalisé. Le projet, en prévoyant de limiter le gabarit du tunnel à 3 mètres, ne permettra pas le passage des cars et des camions, que l’on retrouvera en nombre croissant sur la Rocade Sud, au grand dam des habitants des communes du Sud de l’agglomération. Bien plus, des études réalisées tardivement montrent que les bouchons ne sont pas sensiblement diminués aux entrées d’agglomération. Ainsi, l’accès « économique » à l’agglomération ne sera pas facilité.

C’est pour cela que les communes de La Tronche, Saint Martin-le-Vinoux et Meylan ont demandé au Président du Conseil général d’étudier sérieusement des projets alternatifs qui répondent à ces objectifs, en termes de tracé et de gabarit.

Aujourd’hui, le projet présenté, non seulement ne résoudra pas les problèmes de pollution et de désenclavement, mais va pénaliser gravement 3 communes, sans pour autant soulager les autres communes de l’agglomération.

  • Sur d’autres plans, de nombreuses interrogations subsistent. Le coût semble de beaucoup supérieur à celui annoncé. Le financement de l’investissement n’est pas encore assuré du fait du retrait de l’ensemble des autres collectivités (Métro, Ville de Grenoble, communautés environnantes). Les modalités de fonctionnement restent à préciser. La Rocade Nord ne peut fonctionner sans adaptation du gabarit de l’A480. Or, il existe manifestement une absence de consensus (y compris au sein de la majorité départementale) sur cette question cruciale : va-t-on augmenter le gabarit de l’A480 à deux fois trois voies ? Et, comme tout est lié, la réponse à cette question introduit le sujet de la poursuite (ou non) de l’A51.
  1. 3. Les caractéristiques que doit présenter la Rocade Nord ; les différents projets en présence

A quels impératifs doit répondre la Rocade Nord, pour atteindre ses objectifs ?

  • la Rocade Nord doit compléter l’anneau de rocade, c’est-à-dire relier la Rocade Sud à l’A 480.
  • la Rocade Nord doit permettre le passage des transports en commun, des véhicules de sécurité et des poids lourds. Il en va de la qualité de vie des communes traversées par la Rocade Sud, qui ne peuvent supporter plus longtemps un trafic de poids lourds polluant et bruyant.
  • la Rocade Nord ne peut pas être différée plus longtemps. Elle seule peut permettre de diminuer rapidement les nuisances et la pollution ; elle seule peut permettre le plan de circulation en marguerite dans l’agglomération qui avait été envisagé par le PDU, et qui pourra, associé au développement des transports en commun et des modes doux, permettre une circulation apaisée des véhicules automobiles dans la ville-centre.

2 familles de projets étaient en présence.

  • La famille DDE – « Cumin »

qui propose de fait une Rocade « intra muros », voire une voirie urbaine. Cette famille regroupe des projets minimalistes dans le sens où ils récupèrent la circulation en bordure, voire au cœur de l’agglomération (au delà des bouchons existant). Outre le fait qu’ils ne prennent pas en charge les véhicules de grand gabarit, l’un des inconvénients majeurs de cette famille de tracé est qu’ils acheminent des véhicules dans des zones déjà urbanisées ou en voie de l’être, avant de les faire pénétrer dans le tunnel. Ce qui a pour conséquence le fait que le problème des entrées de ville n’est pas vraiment résolu. Le prix « environnemental » à payer est très élevé (nuisances et pollutions de tous types, désordres urbanistiques, …), aussi bien pendant les travaux, qu’après.

Le projet DDE comporte des aléas techniques, et corollairement financiers, qui ont été jugés trop importants. Ce projet a été repoussé, à juste titre de mon point de vue.

Le projet « Cumin », qui élimine en grande partie les aléas techniques, présente un atout important : son moindre coût annoncé, qui rend un partenariat public – privé envisageable. Cependant, il engendre des perturbations et des nuisances qui sont trop élevées pour les communes de la Porte Est (Meylan et La Tronche). C’est ce projet qui a servi de base au projet du CGI.

  • La famille des projets « Cognet ».

Les projets car il existe plusieurs variantes possibles.

Il s’agit là d’un véritable projet de Rocade, qui répond aux objectifs. Il offre l’avantage supplémentaire de pouvoir s’intégrer dans un projet d’ensemble de contournement de l’agglomération grenobloise, en s’articulant avec le contournement Nord – Sud, selon des principes qui sont tombés en désuétude depuis 1995.

Il s’avérerait intéressant de privilégier l’approche fonctionnelle, au détriment de l’approche financière, tant il est vrai que cette dernière conduit toujours à des projets minimalistes qui ne règlent jamais vraiment les problèmes et n’anticipent pas l’avenir[1]. En raison de tous les arguments développés ci-dessus, le projet « Cognet » est à l’échelle des enjeux, contrairement aux deux précédents.

C’est de fait la famille des projets « Cognet » qui aurait du être retenue. La nouvelle variante que présente Jean Cognet mérite une attention particulière. Les 2 entrées sont les suivantes : une au niveau de Meylan dans le prolongement de la Rocade Sud, l’autre à Saint Martin le Vinoux, au niveau de la bifurcation A48- A480.

  1. 4. Le point de vue développé dans la délibération du Conseil municipal du 9 novembre 2009 : l’amélioration du projet actuel à défaut de tracé alternatif

Je n’en reprendrai que la conclusion :

Le Conseil municipal,

Sur le fond

APPROUVE à nouveau sans réserve le principe même d’un contournement nord de l’agglomération grenobloise. Cet ouvrage va en effet permettre un développement et une efficacité accrue des transports en commun et une augmentation de notre performance économique.

REAFFIRME donc avec force la nécessité de réaliser cet ouvrage EN URGENCE.

Sur le projet technique présenté par le Département

REGRETTE vivement que les propositions de Meylan pour améliorer le projet, présentées et argumentées dans la précédente délibération du 15 décembre 2008 et reprises ci-dessus, n’aient pas été retenues par le Département.

DEMANDE absolument :

  • La couverture de la Rocade Nord/A41 depuis le Civerin.
  • Un échangeur complet à Meylan.
  • Une aspiration et un traitement des gaz d’échappement avant rejet, afin que cet aménagement ne produise pas de pollution atmosphérique supplémentaire sur Meylan.
  • Que le projet se mette en conformité avec les lois sur l’air, sur l’eau et issues du Grenelle de l’environnement.

Au final

DONNE un avis DEFAVORABLE au dossier jusqu’à ce que les quatre demandes ci-dessus soient pleinement étudiées et prises en compte par le Département de l’Isère.

Pour conclure

Globalement, la question posée est celle de l’avenir économique de toute la région urbaine grenobloise. Veut-on remettre Grenoble et sa région au centre d’un ensemble économique et scientifique cohérent ? Ou veut-on revenir à CULARO, belle bourgade fondée par nos ancêtres Allobroges, mais dont le nom « champ de courges » en dit long sur le paysage économique de l’époque ?

Le temps presse : il est urgent, pour Grenoble et son agglomération, de réaliser LE bon projet de Rocade nord. De mon point de vue, le projet développé récemment par Jean COGNET est celui qui rassemble le plus de point positifs (avec un gabarit de 4,5 mètres), aussi bien par ses conséquences économiques que par son impact environnemental moindre, et l’ouverture des nouvelles possibilités d’urbanisation qu’il permet.

Mais il faudra aussi prévoir d’associer ce projet avec l’adaptation du gabarit de l’A480 (triplement de la tangentielle Nord-Sud) et la finalisation de l’A51.


[1] Pour illustrer ce propos, une Rocade Sud permettant une évolution vers deux fois trois voies (il eut suffit de dimensionner les ouvrages de franchissement et de dimensionner les emprises) aurait coûté certes plus cher, mais aurait gardé une fonctionnalité convenable aujourd’hui, … et de se donner le temps d’une vraie réflexion sur le contournement de Grenoble ! ! !

Vous avez été nombreux à me demander de publier l’intégralité de l’intervention que j’ai prononcée au nom du groupe « Ensemble pour l’Isère » lors du vote de la décision modificative du budget du Conseil général de l’Isère. La voici.

Monsieur le Président,

En préambule, je voudrais vous faire part de mes impressions sur la séance qui a débuté hier. Je suis frappé, comme mon collègue Jean-Pierre Barbier, par le règle de la Pensée unique qui règne sur les bancs cette assemblée. Au nom de l’aménagement du territoire, vous nous proposez de reproduire à l’infini deux modèles, un modèle urbain et un modèle rural, et rien d’autre. Fini la diversité. Même les haies sont réglementées, comme si le code de l’urbanisme n’existait pas. Est-ce vraiment ce que veulent les citoyens ? Est-ce cela la qualité de vie ? Pour ma part, je ne le crois pas. »

Sur un autre plan, nous avons été frappé par l’usage que vous faites des compétences propres du département. Tout ce qui vous arrange fait partie des compétences propres que vous étendez. Quand vous voulez vous désinvestir, vous évoquez le fait que « cela ne fait pas partie des compétences du département ». Bel exemple de compétence à géométrie variable !

Nous avons pu voir aussi, et ce sur l’ensemble des bancs de cette assemblée, une forte demande des conseillers généraux pour être véritablement associés à l’étude des dossiers, bien en amont des rapports présentés bien bouclés, pour ne pas dire verrouillés, dans les commissions. Je souhaite que cette demande soit entendue à l’avenir. Il faut associer l’ensemble des conseillers généraux à l’étude des dossiers. On l’entendait dans les couloirs ; maintenant, cela a été exprimé dans cet hémicycle, et c’est très bien ainsi. Puissions-nous être entendus.

Mais revenons à la décision modificative (DM). Cette DM est inappropriée ! Monsieur le Président, vous avez choisi de présenter une DM négative. Dans une situation économique normale, ce serait un acte vertueux. Dans un contexte de crise économique, c’est une faute. Les collectivités locales se doivent de développer une politique contracyclique. C’est leur rôle de stabiliser l’économie, et notamment l’économie locale, en « donnant du travail » aux entreprises qui en ont moins. Non seulement c’est une posture keynésienne qui est admise par le plus grand nombre, mais cela relève aussi de l’éthique. Or, que constatons-nous ?

Nous assistons à un désinvestissement du Conseil général vis à vis des communes et des particuliers. Cette DM montre une diminution significative des subventions dans de nombreux domaines, voire des suppressions totales de lignes budgétaires.

Quelques exemples : des mesures drastiques pour les travaux d’entretien des routes et des ouvrages d’art ; des nouveaux critères pour la politique eau et assainissement ; la suppression d’aides aux particuliers concernant l’installation d’énergies renouvelables alors que la prise de conscience en faveur de la préservation de notre planète est réelle chez les citoyens, les diminutions de l’aide à l’enfance et à la famille, et aux personnes handicapées.…

Outre les particuliers, les communes plus touchées sont les communes rurales et périurbaines qui ont déjà moins de moyens financiers que les agglomérations et qui représentent la moitié des habitants du Département. Nous le regrettons sincèrement car, pour nous, l’objectif premier du Conseil Général est justement l’équilibre entre les territoires !

Parallèlement à ce désinvestissement, vous augmentez l’emprise et le contrôle sur les territoires. Ainsi, vous conditionnez certaines aides départementales aux choix politiques des communes. Cela ressemble fort à de la répression !

Ainsi du rapport : « Porter à connaissance des politiques départementales à l’élaboration des P.L.U. des communes ». Vous demandez de suivre une règle qui est devenue un véritable leitmotiv : « Economiser l’espace en densifiant les zones déjà habitées ». Mais la lecture du rapport montre bien que cela se traduit, dans le milieu rural, par la fin des petits hameaux des villages qui sont remarquables, et attrayants pour le tourisme en général.

Nous vivons tous, aujourd’hui, une période difficile, du fait de la crise économique mondiale et vous en rajoutez, Monsieur le Président, en diminuant et supprimant les aides départementales.

Les impôts pour les isérois n’ont pas diminué pour autant ! Les habitants devront, individuellement et chacun en fonction des leurs besoins, pallier les manquements du Conseil général car, vous le savez, monsieur le Président, il y a des nécessités auxquelles on ne peut pas échapper ! (augmentation du prix des transports, suppression de certaines lignes…).

Cette posture frileuse est d’autant plus injustifiée que les finances du Conseil général sont saines, avec un endettement quasi nul. En outre, les recettes fiscales qui ont été notifiées pour les 4 taxes, celles que l’on appelait autrefois « les 4 vieilles », sont supérieures de 16 millions d’euros aux recettes qui avaient été inscrites au budget primitif (BP).

Tout cela, vous le savez, Monsieur le Président. Alors, on ne peut que s’interroger sur les raisons qui vous ont conduit à effectuer ces choix. Assiste-t-on à une épargne de précaution en vue de la Rocade ? Choisit-on l’austérité pour mieux ouvrir les robinets l’année prochaine, en prévision des échéances électorales de 2011 ? L’avenir nous le dira.

Pour notre part, nous n’aurions pas agi ainsi. Et, ce n’est pas une surprise, nous ne voterons pas la DM.

Durant cette session, premier grand rendez-vous politique depuis le vote du budget primitif en janvier, de nombreux sujets ont fait l’objet de débats.

D’une manière générale : une très nette tendance, confirmée, vers un resserrement des participations du Département, notamment vers les compétences obligatoires comme le secteur social ou les dépenses de personnel. Cette tendance se traduit soit par des conditions d’attributions de subventions plus exigeantes, soit par une forte diminution des crédits soit enfin par une suppression pure et simple de certaines lignes budgétaires.

Cette DM1 est négative sur le plan comptable. Elle ne manque pas de soulever la question suivante : Volonté manifeste d’imposer dans un premier temps la rigueur pour mieux distribuer plus tard, en période pré-électorale, ou choix d’une politique clairement différente pour les années à venir ?

Une chose est sûre, cette DM donne le ton de la nouvelle vision des missions du Département de la majorité rose/rouge/vert : un désengagement progressif du Conseil Général sur un aménagement du territoire équilibré et pointu au profit d’une politique plus dirigiste et clairement urbaine.

Quelques exemples de décisions dénoncées par notre groupe :

. Routes

Diminution de 500 000 € sur la ligne « travaux entretien couches de surface » (-50% par rapport au budget primitif) Diminution de 586 000 € sur la ligne « travaux voirie entretien » (rappel budget primitif ! 8 705 000 €) Diminution de 50 000 € sur la ligne « Environnement (-33% par rapport au budget primitif) Diminution de 100 000 € sur la ligne « travaux entretien ouvrages d’art » Diminution de 3 830 000 € sur la ligne « renforcement de chaussées » (rappel budget primitif : 19 000 000 €) Diminution de 800 000 € sur la ligne « travaux dispositif de retenue » (rappel budget primitif : 2 500 000 €) Diminution de 130 000 € sur la ligne « pistes cyclables » (rappel Budget primitif : 900 000 €) Diminution de 300 000 € sur la ligne « travaux de voirie »

Soit une diminution totale de 6 296 000 € ! Rappel du montant global des dépenses du Budget Primitif Routes : 90 441 880 €. Nous avons donc voté contre ce rapport.

. Subvention exceptionnelle de 500 000 € au CSBJ Rugby.

Commentaire : Tout le monde dans cette assemblée est supporter du CSBJ et admiratif de son rôle phare dans notre département, conscient aussi de l’excellence de sa formation auprès des jeunes. Mais cette délibération soulève plusieurs questions : . Rappel enveloppe des dépenses Sports au BP : 9 471 200 €. Cette somme de 500 000 € représente donc plus d’un 20ème du budget sports de l’année ! . Cette forme d’aide du Département n’est-elle pas finalement une récompense à une mauvaise gestion ? . Mais où en est la Région ? Personne n’est capable de nous répondre quand on la sollicite ! . Enveloppe prélevée sur les dépenses imprévues, en toute facilité, alors que la rigueur est de mise sur l’ensemble des autres secteurs. Rappel BP Sports : 9 471 200 € De l’aveu même du Président Vallini : « le Département a réduit beaucoup de ses budgets ». Comment peut-on encore justifier cette aide à un club professionnel ? . Pré-compte dont la compensation s’effectuera sur les prochaines années : cela ne mettra t-il pas le club en difficulté la saison prochaine ? Le problème n’est pas réglé.

. Environnement

Suppression, à compter du 15 juin 2009, des aides aux particuliers, pour l’installation de centrales solaires photovoltaïques; de chauffages solaires et de chaufferies automatiques au bois granulé. (Pour info : BP 2007 : 1 235 000€ ; BP 2008 : 1 175 400€ avec par foyer : – poêle au bois granulé : 675 € – chaufferie automatique bois granulé : 1 250 € – chaufferie bois déchiqueté : 2 500 € – centrale solaire photovoltaïque : 1 000 € – chauffage solaire : 800 € Inscription BP 2009 : 1 075 400 € ??? A partir de mars 2009 : – poêle au bois granulé : 675 € – chaufferie automatique bois granulé : 1 000 € – chaufferie bois déchiqueté : 2 000 € – centrale solaire photovoltaïque : 500 € – chauffage solaire : 800 €)

Commentaire : On ne peut que regretter ce désengagement du Département dans ce secteur alors que les aides ont connu un réel succès aux retombées positives sur le développement économique de la filière, sur le pouvoir d’achat des ménages et sur la contribution au développement durable de notre planète. Contre sens à l’heure du Grenelle de l’environnement et aux efforts sans précédent faits par le gouvernement dans ce domaine. Nous avons voté contre ce rapport.

. Transports

Suppression de 166 horaires de transport du réseau TransIsère à partir du 1er septembre 2009 !

Commentaire : Si on peut comprendre la suppression de certaines lignes commerciales dont le taux de fréquentation est parfois en dessous de 5 usagers, voire nulle dans certains cas, il apparaît cependant très clairement après réunion de la commission que le dossier n’a pas fait l’objet d’une réflexion assez poussée. En effet, le rapport qui nous a été transmis n’est pas complet, ni les élus ni les usagers n’ont été consultés. Nous avons voté contre ce rapport.

. Porter à connaissance des politiques départementales à prendre en compte dans le PLU.

Commentaire : Sous couvert d’une intention d’apporter un conseil technique aux communes dans l’élaboration de leur P.L.U, le Département se réserve en fait le droit de ne pas soutenir certains projets en cas de désaccord important sur la politique d’aménagement poursuivie par la commune. Ce rapport s’ajoute au SCOT déjà très contraignant en matière de concentration de l’habitat. Nouvelle épine dans le pied des communes rurales. On passe allègrement d’un avis soi-disant consultatif à un rapport clairement contraignant et dirigiste. Nous avons voté contre ce rapport.

Extraits de l’intervention finale de Jean-Claude PEYRIN, Président du groupe UMP et apparentés :

« En préambule, je voudrais vous faire part de mes impressions sur la séance qui a débuté hier. Je suis frappé, comme mon collègue Jean-Pierre Barbier, par le règle de la Pensée unique qui règne sur les bancs cette assemblée. Au nom de l’aménagement du territoire, vous nous proposez de reproduire à l’infini deux modèles, un modèle urbain et un modèle rural, et rien d’autre. Fini la diversité. Même les haies sont réglementées, comme si le code de l’urbanisme n’existait pas. Est-ce vraiment ce que veulent les citoyens ? Est-ce cela la qualité de vie ? Pour ma part, je ne le crois pas. »

« Monsieur le Président, Vous avez choisi de présenter un DM négative. Dans une situation économique normale, ce serait un acte vertueux. Dans un contexte de crise économique, c’est une faute. Les collectivités locales se doivent de développer une politique contracyclique. C’est leur rôle de stabiliser l’économie, et notamment l’économie locale, en « donnant du travail » aux entreprises qui en ont moins. Non seulement c’est une posture keynésienne qui est admise par le plus grand nombre, mais cela relève aussi de l’éthique. »

« Nous vivons tous, aujourd’hui, une période difficile, du fait de la crise économique mondiale et vous en rajoutez, Monsieur le Président, en diminuant et supprimant les aides départementales. Les impôts pour les isérois n’ont pas diminué pour autant ! Les habitants devront, individuellement et chacun en fonction des leurs besoins, pallier les manquements du Conseil Général car, vous le savez, monsieur le Président, il y a des nécessités auxquelles on ne peut pas échapper ! (augmentation du prix des transports, suppression de certaines lignes…). Cette posture frileuse est d’autant plus injustifiée que les finances du Conseil général sont saines, avec un endettement quasi nul. En outre, les recettes fiscales qui ont été notifiées pour les 4 taxes, celles que l’on appelait autrefois les 4 grosses, sont supérieures de 16 M d’euros aux recettes qui avaient été inscrites au BP. Tout cela, vous le savez, Monsieur le Président. Alors, on ne peut que s’interroger sur les raisons qui vous ont conduit à effectuer ces choix. Assiste-t-on à une épargne de précaution en vue de la Rocade ? Choisit-on l’austérité pour mieux ouvrir les robinets l’année prochaine, en prévision des échéances électorales de 2011 ? L’avenir nous le dira. Pour notre part, nous n’aurions pas agi ainsi. Et, ce n’est pas une surprise, nous ne voterons pas la DM. »

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Catherine WITOMSKI, adjointe à la Culture, accueillant l’Atelier « Nuances » et Philippe ROMAN à la Mairie de Corenc, en compagnie de Jean-Claude PEYRIN, Conseiller général et de Jean-Pierre VICARIO, Maire de Corenc.

Jean-Pierre VICARIO, Maire de Corenc, accueillait dimanche dans le cloître de l’Hôtel de Ville de Corenc, une magnifique exposition florale, « Délices de Fleurs ».

C’est l’Atelier « Nuances » présidée par Catherine VALLIER, qui était l’auteur des très belles compositions florales qui nous étaient proposées.

Autour de ce thème floral, Philippe ROMAN, écrivain, comédien, … et cuisinier, nous à lu des textes de sa composition, mais aussi de grands auteurs tels Ronsard ou Victor Hugo.

Philippe ROMAN a régalé nos papilles avec un buffet aux saveurs florales. Chacun se souviendra longtemps de son vin préparé à l’ancienne (chauffé avec du miel et des épices), de son velouté d’asperges, de son saumon à la laitue acompagnée de petits pois à la française, et de ses mousses servies au dessert.

Un régal pour les sens.

Merci à Jean-Pierre VICARIO et à la Commission Culture de Corenc, à Catherine Vallier et à ses élèves, et à Philippe Roman.

Catherine VALLIER, Présidente de l’Atelier « Nuances », entourée de ses élèves, et de Jean-Claude PEYRIN, Conseiller général, Marie-Christine TARDY, Maire de Meylan, Catherine WITOMSKI, adjointe à la Culture de Corenc, Jean-Pierre VICARIO, Maire de Corenc.

Françoise GROSSETETE, Députée européenne et tête de liste pour les prochaines élections européennes, et Jean-Claude PEYRIN, Conseiller général de l’Isère

Ce vendredi 15 mai, Françoise GROSSETETE a rejoint sa colistière Pascale MODELSKI, conseillère municipale de GRENOBLE, et les élus de la 4e circonscription de l’Isère, pour découvrir les infrastructures du lac de Monteynard, subventionnées à hauteur de 658 893€ par l’Union Européenne. Une belle façon de démontrer que l’Europe touche le quotidien.

Elue de terrain qui compte bien mener une campagne dynamique entourée d’une équipe jeune et renouvelée, Françoise GROSSETETE n’a pas hésité à traverser la passerelle himalayenne au-dessus du lac, prouvant une fois de plus sa détermination à aller se rendre compte des problématiques qui touchent le citoyen – ici le tourisme et le développement de l’économie de montagne.

Après ce passage à Treffort, la délégation s’est rendue sur le site grenoblois de MINATEC afin de bénéficier d’une présentation du projet GIANT, projet de haute technologie qui vise à forger une communauté entre les micro-nano technologies les nano-biologies et le domaine de l’énergie.

C’est à cette occasion que Jean-Claude PEYRIN, a rejoint la délégation qui entourait Françoise GROSSETETE.

Après avoir été invitée sur le plateau de France 3 Alpes pour le 19/20, direction Sassenage pour une grande réunion publique. Accueillie chaleureusement par Monsieur le Maire de Sassenage, Christian COIGNE et par Michel SAVIN, Président de l’UMP 38, les Isérois ont eu à loisir d’apprécier la qualité et le dynamisme des membres de la liste ; Damien ABAD, Président des Jeunes Centristes, numéro 2 sur la liste, Pascale MODELSKI, et Lydie BAYOUD, adjointe au maire de Vienne, en 21e position sur la liste.

Après avoir rappelé avec brio l’importance du vote du 7 juin et son plaisir à mener une liste qui rassemble toutes les sensibilités de la majorité présidentielle, Françoise GROSSETE a plaidé pour une Europe plus politique, d’appuyant notamment sur le succès de la Présidence française de l’Union Européenne pour démontrer que quand l’Europe veut, l’Europe peut. C’est ce volontarisme en politique qu’a tenu à nous rappeler Christian ESTROSI, Député Maire de Nice, ancien Ministre venu apporter son soutien.

Pour en savoir plus sur les prochaines élections européennes, rendez-vous sur le site des Jeunes Populaires de l’Isère (cliquez sur ce lien)

Un groupe de 5 étudiantes (Marion Carle, Deborah Chatain, Marie-Elise Tissolong, Jessica Martinet, Sarah Fourneyron), de l’IUT2 Carrières Juridiques de Grenoble, organisent une conférence sur le don d’organes et développeront ce thème en ouverture des travaux, jeudi 28 mai à 18 heures 30 en l’auditorium de l’IUT2, Place Doyen Gosse à Grenoble.

France Adot 38 sera le support cadre associatif de cette manifestation, qui réunira pour la circonstance :

• Sylvette Laye, Présidente du réseau Isère Mutuelles Santé Plus pour : « la solidarité ».

• Jean-Claude Peyrin, Médecin réanimateur / Conseiller Général de l’Isère : « Du patient à la Santé Publique ».

• France-Adot 38, avec Jérôme Maniaque, assisté de Florence Barnéoud, Gloria Lag, Thierry Denarie, Guy Hernandez, Severine Matton-Werquin, Stéphanie Birolo, Sandra Glénat, Elisabeth Magnat et Sandrine Lapierre, plancheront sur « l’Éthique, le don, la greffe ».

Le choix des thèmes abordés (le don, la solidarité, le patient, la santé publique, l’éthique…) n’est pas le fait du hasard. En cette année de révision des textes relatifs à la bioéthique, il est essentiel d’aborder cette thématique dans son spectre le plus large et de débattre sereinement des différentes options qui se présentent à nous.

Le cadre de l’IUT2 Carrières Juridiques se prête à cette approche, par la nature de l’enseignement dispensé – d’une part – le dynamisme et le volontariat affiché par le groupe invitant et tous les intervenants de la soirée – d’autre part.

Une synthèse des débats sera réalisée et transmise par la suite au comité de pilotage national des états généraux de la bioéthique.

Compte tenu de la capacité d’accueil de l’amphithéatre de l’IUT2 (180 places) il sera judicieux de bien respecter l’horaire… car il n’y aura pas de « 1/4 d’heure dauphinois… ».

Par avance, merci pour votre présence et votre soutien à ce jeune groupe d’étudiantes qui prend très à cœur cette manifestation !!



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Cantonales mars 2008



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Jean-Claude Peyrin

Conseiller général du canton de meylan
Adjoint au maire de Meylan

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