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Nous vous en parlions déjà dans notre édition du 6 février : Meylan réinvente Meylan.

La salle du conseil municipal était pleine pour la réunion de synthèse qui a eu lieu mercredi : tout le monde voulait savoir ce que va être Meylan demain… En 2025 Meylan « devient Grenoble » ?

Avant d’en arriver là, le maire Marie-Christine Tardy, a laissé la parole à Jean-Claude Peyrin son troisième adjoint délégué à l’aménagement urbain, à l’urbanisme, au foncier et aux déplacements. Il a fait la synthèse de toutes les réunions qui ont eu lieu en amont. Il a aussi abordé les cinq premiers ateliers de travail (habiter Meylan, vivre à Meylan, se déplacer à Meylan, travailler à Meylan et être citoyen à Meylan).

Puis les balades urbaines dans les quartiers organisées par Jean Billet ont été saluées. Elles ont fait découvrir l’histoire et la paysage meylanais à beaucoup de monde.

Dans l’assistance on reconnaissait que la présentation était excellente.

Attirer de nouveaux habitants

« L’argent est le nerfs de guerre de toute évolution. Où le trouver si les caisses de l’Etat, de la région et du département sont vides ? Meylan ne veut pas augmenter les impôts, et souhaite que beaucoup de jeunes familles puissent venir s’installer sur la commune car là, il y a un vrai problème », soulignait M. Peyrin.

« En 1962 Meylan comptait 3000 habitants, en 1968 6500, en 1975, 12000 habitants et 18500 en 1999. Et puis il y a eu une baisse au recensement de 2006 (17500 hab.).

Pour pouvoir faire venir le tram et la rocade il faut du monde.

Et Meylan ne veut pas devenir la banlieue de Grenoble. Il faut réfléchir ensemble. C’est pourquoi la concertation est ouverte à tous, l’avis et les opinions seront entendus. Un nouveau quartier sur l’Ile d’Amour et Carronnerie ? Comment répartir l’effort de construction nécessaire pour retrouver un certain dynamisme démographique ? Carrefour déménage ? Impossible pour l’instant. Il s’agit désormais de réfléchir ensemble » a poursuivi l’élu.

Pour cela, deux conférences-débats sont au programme. La première concerne la densité : « Comment construire une ville vivable ? » La seconde porte sur la mobilité : « Tram, BHNS, câble… Quels services en échange de quelle densité ? »

Deux ateliers transversaux et trois ateliers territorialisés ont enfin été mis en place (voir repères).

Tout le monde s’est mis au travail : le politique, le technicien, le citoyen, et les associations… Car Meylan 2025, c’est demain.

Le Dauphiné Libéré, édition de Grenoble, dimanche 14 février 2010.

« C’est LE projet du mandat, déclare sans retenue Jean-Claude Peyrin, adjoint à l’urbanisme. Je le porte depuis le début conceptuellement et pratiquement ».

Quel est donc ce superbe projet ? Le projet de ville : Meylan 2025. Petit flash-back d’abord.

Quel est donc l’objectif de Meylan 2025?

« Réfléchir à l’avenir de la ville, en prenant en compte tous les paramètres et toutes les contraintes. Avec en toile de fond l’écriture du plan d’aménagement et de développement durable, puis le nouveau Plan local d’urbanisme ».

Vous avez choisi, pour écrire ce projet, la concertation, une « vraie » concertation ou une concertation « pipeau » comme certains pensent ?

« Ce n’est certainement pas une concertation « pipeau »! Nous nous inscrivons dans la tradition meylanaise. Depuis 30 ans toutes les municipalités ont la volonté d’échanger avec la population. Aves Meylan 2025, nous avons associé le triangle magique : élus, techniciens, citoyens pour co-construire et co-écrire ce projet ».

Ce n’est pas un projet déjà tout ficelé ?

« Absolument pas. Nous avons organisé cinq ateliers auxquels toute la population était invitée. La municipalité a ouvert les placards et a déposé tous les éléments en sa possession sur la table. Et nous en avons largement discuté avec les quelques 50 à 80 personnes présentes à chaque atelier. »

Est-ce que vous avez associé votre opposition à ca sujet ?

« L’opposition a participé à la concertation au même titre que tous les autres citoyens Meylanais ».

La première phase arrive donc à son terme. L’heure est à la synthèse. Une réunion prévue mercredi pour présenter aux Meylanais les résultats de quatre mois de concertation.

Quels sont les principaux éléments de synthèse que vous allez présenter mercredi aux Meylanais ?

« Ce que nous avons retenu avec eux, à savoir : réagir et anticiper pour rajeunir et calibrer la population aux alentours de 20 000 habitants en produisant du logement abordable, notamment aux jeunes ; conserver les équilibres de Meylan : ville nature, active, équilibrée, citoyenne, en ajoutant ville innovante ; garder sa caractéristique : un niveau élevé d’équipements et de services ; accueillir le tram pour favoriser les transports en commun et desservir Inovallée ; conserver une ambition économique forte, « high-tech », « green-high-tech » avec la rénovation d’Inovallée ; une agriculture raisonnée et adaptée à la demande urbaine de proximité ».

Est-ce que la concertation vous a fait évoluer sur un sujet ?

« Oui notamment sur le niveau élevé d’équipements et de services. Les Meylanais y sont très attachés, nous essaierons donc de maintenir ce niveau et de l’optimiser ». Et de continuer d’ouvrir les placards…

 Dauphiné Libéré, édition de Grenoble, samedi 6 février 2010.

L’objectif de cette note est de donner des éléments qui expliquent ma posture, qui n’a jamais changé, au sujet du projet de Rocade Nord présenté à l’enquête publique par le Conseil général.

En tant que citoyen et Conseiller général, j’ai adopté, depuis 2006, la posture suivante :

  • je suis favorable à un projet de Rocade Nord, projet qui doit être mené en grande urgence ;
  • je suis opposé au projet présenté par le Conseil général pour les motifs développés ci-dessous, le principal étant que ce projet ne répond pas à l’objectif initial : désenclaver l’agglomération grenobloise.

En tant qu’adjoint au Maire de Meylan, je partage l’avis de la majorité municipale, et je suis donc défavorable au projet présenté sauf à satisfaire 4 conditions qui permettront une meilleure insertion urbaine au sein de la commune de Meylan, et qui protégeront les meylanais des nuisances engendrées par le projet actuel.

Cette note est développée en 4 points :

  • La nécessité absolue de boucler le contournement de l’agglomération grenobloise par une Rocade Nord.
  • Le Projet présenté actuellement ne permet pas d’atteindre les objectifs qui étaient annoncés.
  • Les caractéristiques que doit présenter la Rocade Nord ; les différents projets en présence.
  • Le point de vue du Conseil municipal de Meylan : l’amélioration du projet actuel à défaut de tracé alternatif.
  1. 1. La nécessité absolue de boucler le contournement de l’agglomération grenobloise par une Rocade Nord.

Pourquoi faut-il une Rocade Nord ? Pour contourner l’agglomération grenobloise.

Pourquoi contourner l’agglomération grenobloise ?

Pour au moins 2 raisons.

  • Parce que l’agglomération grenobloise est actuellement victime d’un excès de circulation et d’embouteillages qui engendrent des nuisances multiples, et notamment en termes de pollutions et d’émissions de gaz à effets de serre. Les conséquences aussi bien sur la santé humaine que sur les conditions de vie de notre planète font qu’il est urgent d’agir.
  • Pour permettre de désenclaver l’agglomération grenobloise qui, sur le plan économique, souffre de plus en plus cruellement de son isolement. Il faut remettre l’agglomération grenobloise dans le jeu économique régional et national.

La Rocade Nord est ainsi un élément indispensable, reconnu et urgent, du paysage grenoblois.

  1. 2. Le Projet présenté actuellement ne permet pas d’atteindre les objectifs qui étaient annoncés.

Le projet qui nous est proposé remplit-il les objectifs annoncés ? Non, pour la plupart, car :

  • L’agglomération n’est pas préservée. La Rocade nord qui nous est promise n’est pas une rocade. De fait, c’est une voirie urbaine qui prend ses origines et développe une partie de son tracé dans l’agglomération. Si la ville de Grenoble est protégée, par contre, les communes de La Tronche, Saint Martin-le-Vinoux et Meylan, ne verront pas le trafic automobile diminuer, mais au contraire augmenter significativement. Et le fait qu’une partie de ce trajet se fasse en tranchée couverte ne change rien en termes de pollution. En effet, à ce jour, on ne sait toujours pas traiter convenablement les émissions de gaz. Si l’on réalise le projet actuel, des dizaines de milliers de véhicules supplémentaires vont traverser quotidiennement une partie de ces communes qui verront leur pollution augmenter, notamment aux sorties du tunnel, quand bien même le bilan global s’avérerait positif pour l’agglomération.
  • Le désenclavement de l’agglomération n’est pas réalisé. Le projet, en prévoyant de limiter le gabarit du tunnel à 3 mètres, ne permettra pas le passage des cars et des camions, que l’on retrouvera en nombre croissant sur la Rocade Sud, au grand dam des habitants des communes du Sud de l’agglomération. Bien plus, des études réalisées tardivement montrent que les bouchons ne sont pas sensiblement diminués aux entrées d’agglomération. Ainsi, l’accès « économique » à l’agglomération ne sera pas facilité.

C’est pour cela que les communes de La Tronche, Saint Martin-le-Vinoux et Meylan ont demandé au Président du Conseil général d’étudier sérieusement des projets alternatifs qui répondent à ces objectifs, en termes de tracé et de gabarit.

Aujourd’hui, le projet présenté, non seulement ne résoudra pas les problèmes de pollution et de désenclavement, mais va pénaliser gravement 3 communes, sans pour autant soulager les autres communes de l’agglomération.

  • Sur d’autres plans, de nombreuses interrogations subsistent. Le coût semble de beaucoup supérieur à celui annoncé. Le financement de l’investissement n’est pas encore assuré du fait du retrait de l’ensemble des autres collectivités (Métro, Ville de Grenoble, communautés environnantes). Les modalités de fonctionnement restent à préciser. La Rocade Nord ne peut fonctionner sans adaptation du gabarit de l’A480. Or, il existe manifestement une absence de consensus (y compris au sein de la majorité départementale) sur cette question cruciale : va-t-on augmenter le gabarit de l’A480 à deux fois trois voies ? Et, comme tout est lié, la réponse à cette question introduit le sujet de la poursuite (ou non) de l’A51.
  1. 3. Les caractéristiques que doit présenter la Rocade Nord ; les différents projets en présence

A quels impératifs doit répondre la Rocade Nord, pour atteindre ses objectifs ?

  • la Rocade Nord doit compléter l’anneau de rocade, c’est-à-dire relier la Rocade Sud à l’A 480.
  • la Rocade Nord doit permettre le passage des transports en commun, des véhicules de sécurité et des poids lourds. Il en va de la qualité de vie des communes traversées par la Rocade Sud, qui ne peuvent supporter plus longtemps un trafic de poids lourds polluant et bruyant.
  • la Rocade Nord ne peut pas être différée plus longtemps. Elle seule peut permettre de diminuer rapidement les nuisances et la pollution ; elle seule peut permettre le plan de circulation en marguerite dans l’agglomération qui avait été envisagé par le PDU, et qui pourra, associé au développement des transports en commun et des modes doux, permettre une circulation apaisée des véhicules automobiles dans la ville-centre.

2 familles de projets étaient en présence.

  • La famille DDE – “Cumin”

qui propose de fait une Rocade “intra muros”, voire une voirie urbaine. Cette famille regroupe des projets minimalistes dans le sens où ils récupèrent la circulation en bordure, voire au cœur de l’agglomération (au delà des bouchons existant). Outre le fait qu’ils ne prennent pas en charge les véhicules de grand gabarit, l’un des inconvénients majeurs de cette famille de tracé est qu’ils acheminent des véhicules dans des zones déjà urbanisées ou en voie de l’être, avant de les faire pénétrer dans le tunnel. Ce qui a pour conséquence le fait que le problème des entrées de ville n’est pas vraiment résolu. Le prix “environnemental” à payer est très élevé (nuisances et pollutions de tous types, désordres urbanistiques, …), aussi bien pendant les travaux, qu’après.

Le projet DDE comporte des aléas techniques, et corollairement financiers, qui ont été jugés trop importants. Ce projet a été repoussé, à juste titre de mon point de vue.

Le projet “Cumin”, qui élimine en grande partie les aléas techniques, présente un atout important : son moindre coût annoncé, qui rend un partenariat public – privé envisageable. Cependant, il engendre des perturbations et des nuisances qui sont trop élevées pour les communes de la Porte Est (Meylan et La Tronche). C’est ce projet qui a servi de base au projet du CGI.

  • La famille des projets “Cognet ».

Les projets car il existe plusieurs variantes possibles.

Il s’agit là d’un véritable projet de Rocade, qui répond aux objectifs. Il offre l’avantage supplémentaire de pouvoir s’intégrer dans un projet d’ensemble de contournement de l’agglomération grenobloise, en s’articulant avec le contournement Nord – Sud, selon des principes qui sont tombés en désuétude depuis 1995.

Il s’avérerait intéressant de privilégier l’approche fonctionnelle, au détriment de l’approche financière, tant il est vrai que cette dernière conduit toujours à des projets minimalistes qui ne règlent jamais vraiment les problèmes et n’anticipent pas l’avenir[1]. En raison de tous les arguments développés ci-dessus, le projet “Cognet” est à l’échelle des enjeux, contrairement aux deux précédents.

C’est de fait la famille des projets « Cognet » qui aurait du être retenue. La nouvelle variante que présente Jean Cognet mérite une attention particulière. Les 2 entrées sont les suivantes : une au niveau de Meylan dans le prolongement de la Rocade Sud, l’autre à Saint Martin le Vinoux, au niveau de la bifurcation A48- A480.

  1. 4. Le point de vue développé dans la délibération du Conseil municipal du 9 novembre 2009 : l’amélioration du projet actuel à défaut de tracé alternatif

Je n’en reprendrai que la conclusion :

Le Conseil municipal,

Sur le fond

APPROUVE à nouveau sans réserve le principe même d’un contournement nord de l’agglomération grenobloise. Cet ouvrage va en effet permettre un développement et une efficacité accrue des transports en commun et une augmentation de notre performance économique.

REAFFIRME donc avec force la nécessité de réaliser cet ouvrage EN URGENCE.

Sur le projet technique présenté par le Département

REGRETTE vivement que les propositions de Meylan pour améliorer le projet, présentées et argumentées dans la précédente délibération du 15 décembre 2008 et reprises ci-dessus, n’aient pas été retenues par le Département.

DEMANDE absolument :

  • La couverture de la Rocade Nord/A41 depuis le Civerin.
  • Un échangeur complet à Meylan.
  • Une aspiration et un traitement des gaz d’échappement avant rejet, afin que cet aménagement ne produise pas de pollution atmosphérique supplémentaire sur Meylan.
  • Que le projet se mette en conformité avec les lois sur l’air, sur l’eau et issues du Grenelle de l’environnement.

Au final

DONNE un avis DEFAVORABLE au dossier jusqu’à ce que les quatre demandes ci-dessus soient pleinement étudiées et prises en compte par le Département de l’Isère.

Pour conclure

Globalement, la question posée est celle de l’avenir économique de toute la région urbaine grenobloise. Veut-on remettre Grenoble et sa région au centre d’un ensemble économique et scientifique cohérent ? Ou veut-on revenir à CULARO, belle bourgade fondée par nos ancêtres Allobroges, mais dont le nom « champ de courges » en dit long sur le paysage économique de l’époque ?

Le temps presse : il est urgent, pour Grenoble et son agglomération, de réaliser LE bon projet de Rocade nord. De mon point de vue, le projet développé récemment par Jean COGNET est celui qui rassemble le plus de point positifs (avec un gabarit de 4,5 mètres), aussi bien par ses conséquences économiques que par son impact environnemental moindre, et l’ouverture des nouvelles possibilités d’urbanisation qu’il permet.

Mais il faudra aussi prévoir d’associer ce projet avec l’adaptation du gabarit de l’A480 (triplement de la tangentielle Nord-Sud) et la finalisation de l’A51.


[1] Pour illustrer ce propos, une Rocade Sud permettant une évolution vers deux fois trois voies (il eut suffit de dimensionner les ouvrages de franchissement et de dimensionner les emprises) aurait coûté certes plus cher, mais aurait gardé une fonctionnalité convenable aujourd’hui, … et de se donner le temps d’une vraie réflexion sur le contournement de Grenoble ! ! !

Les participants au Challenge lors de la remise des prix

Jean-Claude PEYRIN devant le vélo électrique loué en expérimentation par la commune de Meylan, et qui sera utilisé pour les déplacements professionnels des agents.

Le jeudi 4 juin 2009, la Ville de Meylan participait à la 6ème édition du challenge inter-entreprises « Au boulot, j’y vais à vélo».

Organisée à l’occasion de la fête du vélo 2009, cette journée concernait les salariés et employeurs de l’agglomération grenobloise : « Au boulot, j’y vais à vélo ».

L’objectif était de sensibiliser salariés et employeurs sur l’usage du vélo pour les déplacements domicile-travail : le meilleur moyen de s’en rendre compte est de l’essayer !

Au vu des résultats de l’observatoire des PDE (Plan de Déplacement d’Entreprise), le vélo est une solution efficace pour se rendre à son travail dans l’agglomération : « Pour les entreprises qui l’ont mesuré, l’utilisation de la voiture a diminué de 15 points. Les salariés se reportent principalement pour leurs trajets domicile / travail sur le vélo (+ 5 points) devant les transports en commun (+4), le train et la marche (+2). » Le vélo est la solution la moins onéreuse pour l’entreprise et la collectivité locale.

A la Mairie de Meylan, depuis la mise en place du PDE, la part modale de la voiture a diminué de 21 %, au profit du vélo (+ 3%), des transports en commun (+ 8 %), de la marche à pied (+ 7 %) et du covoiturage (+ 3 %).

Classement au Challenge interentreprises organisé par l’ADTC : Meylan se classe 8ème / 24 parmi les entreprises ou administrations de plus de 250 salariés.

Résultats du Challenge vélo inter-équipements (Un challenge effectué entre les différents équipements de la commune de Meylan).

1er équipement vainqueur (nombre de cyclistes/ nombre de présents) : Multi-accueil de Maupertuis

2e équipement vainqueur (avec le plus grand nombre de cyclistes, tout effectif confondu): le Centre technique de Meylan.

J’ai eu le plaisir de remettre à chaque gagnant un petit chèque et un cadeau.

Bravo à tous et à l’année prochaine.

Lors d’une escapade familiale récente à Lisbonne, après des mois de recherche infructueuse, j’ai enfin trouvé un modèle de tramway adapté aux coteaux du Canton de Meylan, à ses rues étroites et escarpées.

J’ai voulu vous en faire profiter, espérant que vous serez nombreux à me soutenir dans mon combat pour le tramway dans le Canton.

Aristote

Plutôt qu’un long développement, je me contenterai de rapporter le fait que, ce soir, le Conseil municipal de Meylan a du être interrompu une nouvelle fois, du fait des cris d’une poignée de manifestants s’opposant à la fermeture de la piscine des Ayguinards.

Ceci est l’image d’une certaine partie de la société, qui prétend se substituer à la démocratie représentative, en remettant en question à chaque occasion les résultats d’élections que personne ne peut légitimement contester.

C’est une tentative de « Coup d’Etat permanent », pour paraphraser l’essai politique que François Mitterrand a écrit en 1964. Mais dans ce cas, il est mis en scène par des groupuscules, et non par le Chef de l’Etat, Charles de Gaulle (selon la thèse développée par François Mitterrand, à laquelle, bien entendu, je n’adhère pas).

Quelle tristesse !

Dans un communiqué du 3 février, Geneviève Fioraso, Député PS de la 1ère circonscription apporte son soutien aux individus qui ont perturbé gravement le Conseil municipal de Meylan.

Cela attire de ma part deux remarques qui portent sur le positionnement politique de la Députée.

La première concerne le fait que la Députée de la 1ère circonscription s’oppose à un Maire d’une commune de sa circonscription et à sa Majorité. On est bien loin des paroles apaisantes, j’avais écrit dans un premier jet lénifiantes, de la campagne législative. On se serait attendu à une position plus neutre de la Députée, aussi bien en paroles (fallait-il qu’elle publie un communiqué de soutien ?), qu’en action (sa présence lors de l’envahissement de la piscine des Ayguinards par les manifestants, transgressant ainsi l’arrêté municipal de fermeture, était-elle nécessaire ?).

La deuxième me fait revenir sur les élections législatives de 2007. A cette époque, Geneviève Fioraso avait été élue avec l’apport de voix qui se tournaient traditionnellement vers des candidats de droite. Ceux de nos amis qui ont voté Geneviève Fioraso (dans des conditions bien particulières il est vrai) doivent aujourd’hui avoir quelques regrets. Certains me l’on dit. Forte de sa légitimité démocratique (que personnellement je ne conteste pas, contrairement aux agitateurs socialistes qui troublent l’ordre public en perturbant le déroulement du Conseil municipal), Geneviève Fioraso joue son rôle de militante du Parti socialiste, et intervient en appui des trublions dans une des rares communes qui restent acquises à la droite dans l’agglomération.

Il est vrai qu’à l’Assemblée nationale, elle est à bonne école, quand les députés socialistes empêchent le bon déroulement de sessions parlementaires en chantant la Marseillaise (demain l’Internationale ?) et en manifestant. Et nos socialistes meylanais n’ont pas tardé à s’en inspirer. A défaut de propositions constructives, les nostalgiques du Grand Soir renaissent de leurs cendres en déniant la démocratie, et en empêchant les élus du peuple de gérer la commune (pour les uns) et la France (pour les autres).

Personnellement, je trouve cela inconvenant et déplacé.

Darwin, au secours ! “Ils” n’ont pas évolué depuis mai 68 !

Il m’arrive parfois de faire preuve d’humour, y compris dans ce blog. Mais ce qui s’est passé hier au soir à Meylan, pendant la séance du Conseil municipal, ne me fait pas rire. Pas du tout ! En réalité, nous avons assisté à une véritable manifestation de déni démocratique.

Revenons brièvement sur les faits. Le débat d’orientation budgétaire était le point principal de l’ordre du jour. Il s’agissait pour la commune de présenter ses orientations budgétaires, et, à travers ces orientations, le Projet de l’équipe municipale pour Meylan.

Mais en fait, certains membres de l’opposition municipale avaient un tout autre objectif : profiter de l’un des choix, la fermeture de la piscine des Ayguinards, pour « plomber » le débat. Et ils avaient convoqué pour cela une centaine de manifestants qui ont empêché que se déroule ce débat.

Pour les manifestants, peu importait finalement le rationnel qui a amené la majorité élue démocratiquement par les meylanais à prendre cette décision. Peu importait le contexte économique national et local ! Peu importait la décision sans équivalent de la commune de ne pas augmenter les taux communaux d’imposition pour la 8ème année consécutive (décision unique dans l’agglomération et même au-delà) ! Peu importait la décision courageuse et volontariste de maintenir les investissements à 5 Millions d’euros par an (ce qui maintient, de fait, l’activité des entreprises) ! Peu importait également la maîtrise de la dette, les actions programmées en faveur de la réussite éducative, la valorisation du cadre de vie, le développement du nouveau service public en faveur des meylanais !

En fait, les manifestants étaient là dans un seul objectif : obtenir immédiatement du Maire et de sa majorité la décision de ne pas fermer la piscine des Ayguinards.

A aucun moment, je dis bien à aucun moment, les élus majoritaires n’ont pu s’exprimer dans le calme. Alors même que les interventions des élus d’opposition étaient écoutées religieusement dans les rangs des opposants au projet de fermeture. Et les invectives volaient à l’encontre des élus majoritaires ; insultes prononcées par quelques agitateurs disséminés (et cachés) dans le groupe de manifestants. Je cite entre autres : voyous, menteurs, racistes, sarkozystes (de mon point de vue, c’est un compliment). Le Dauphiné libéré rapporte ces évènements.

On aurait pu attendre des élus d’opposition un peu de modération et un appel au calme, une fois les pétitions remises au Maire. Las, c’est le contraire qui s’est produit. Une élue d’opposition exhortait les manifestants à crier, en levant les bras, comme au stade. Une autre, bien silencieuse jusqu’à ce jour, sentant « le bon wagon », exprimait son soutien aux manifestants et s’efforçait de prendre le leadership de la suite des évènements (opportunisme quand tu nous tiens !). Un ancien élu a passé une partie de la soirée en alternant l’hilarité et les ricanements. Je ne parlerai pas de l’homme qui est à l’origine de tout cela, qui exultait ouvertement, trop content du succès de son opération.

Mais au-delà de la relation des faits et des postures de chacun, ce qui me paraît bien plus grave c’est la conception que chacun peut avoir de la démocratie. La France est un Etat de démocratie représentative, c’est-à-dire que le peuple élit ses représentants en leur conférant un certain nombre de pouvoirs, de droits et de devoirs. Les élus municipaux sont ainsi élus pour gérer la commune. C’est leur Honneur, et c’est ce qu’ils font. Les citoyens sont amenés à sanctionner cette gestion touts les 6 ans, lors des élections municipales. Certaines collectivités, de plus en plus nombreuses, sont amenées à fonctionner aussi selon un système de démocratie participative. C’est ce qu’à choisi Meylan. Pendant la mandature précédente, la commune a organisé de nombreuses concertations sur des projets importants. J’ai ainsi personnellement assuré la gestion des réunions de concertation pour la piscine des Buclos, pour le Plan Local de Déplacement (PLD). J’ai aussi participé à des réunions de concertation menées dans le cadre de l’Entrée Ouest de Meylan, du Plan Local d’Urbanisme (PLU) …Sans parler des très nombreuses réunions menées avec les meylanais et les associations, dans les quartiers ou lors de projets de moindre ampleur. Meylan concerte, et cela se sait et se dit bien au-delà des frontières de la commune. Je me souviens encore de l’interpellation d’un grand élu (socialiste) de notre agglomération me disant, à la suite de la parution d’un article dans un quotidien local vantant l’une de nos concertations : « Mais pourquoi tu t’emm….. tant ? Moi je fais une réunion publique, et je leur dis ce que je vais leur mettre. Point barre ! » (sic). En fait, l’aspiration idéologique d’une partie du public présent hier au soir, c’était la démocratie directe. Avant chaque décision, on convoque tous les habitants, et ils font le choix. Pas très facile à mettre en œuvre, il faut le reconnaître ! Et surtout porte ouverte à tous les égoïsmes, à tous les lobbys, à tous les excès. Ce n’est pas le système démocratique français. Je le répète, nous sommes en démocratie représentative et pas en démocratie directe. C’est ainsi que fonctionne la France depuis 1789. Et c’est bien comme cela. L’immense majorité des français est d’ailleurs de cet avis.

Et puis j’ai appris cet incident. Un élu a frappé un des manifestants. J’étais déjà parti, un peu rapidement car écœuré par un tel comportement et lassé des invectives et des prises à parti qui continuaient malgré la fin du Conseil. Cet incident est regrettable. Nous ne pouvons tolérer qu’un élu frappe une personne, et c’est pourquoi, malgré toute l’amitié que nous avons pour l’élu en question, nous ne pouvons que condamner cet acte. Cependant, et je le dis bien fort, l’opposition municipale a une grande part de responsabilité dans ce qui s’est passé. Le public présent était avant tout un public de militants de l’opposition, que ses dirigeants avaient mobilisés (et chauffés) afin de perturber volontairement le débat du conseil municipal. Je le rappelle, nous avons voulu débattre, mais l’agitation de l’assistance était telle que ce fut très difficile, à fortiori quand des élus de l’opposition l’agitaient au lieu de la calmer. Dans une interruption de séance, une réunion des Présidents de groupe a été improvisée. Nous avons demandé aux Présidents des groupes d’opposition de calmer leurs troupes. Ils ont refusé. Ce comportement n’est pas digne d’une opposition responsable.

Pour revenir aux évènements de cette soirée, ce que je retiendrai finalement, outre le déni démocratique orchestré par ceux qui se posent pourtant en parangons de la Démocratie, c’est d’abord le déchaînement des passions. Au-delà des passions, j’ai vu de la haine sur certains visages. Et je ne suis pas près de l’oublier, car cette haine m’a surpris, surtout chez certains que je croyais plus mesurés ; les concernant, c’est la déception qui domine.

Je retiendrai aussi la vision de quelques jeunes collégiens (12 ans, 13 ans au maximum), possiblement instrumentés par des adultes, peut-être même par leurs parents. Quelle image leur donnons-nous de la France ? Et que répondront-ils à leurs parents et à leurs maîtres, quand ceux-ci leur parleront de civisme, de respect des hommes et des Institutions ?

Triste soirée en vérité !

Le Département de l’Isère soumet à la concertation préalable du 15 novembre 2008 au 15 janvier 2009 son projet de Rocade Nord. Dans ce cadre, la commune de Meylan a pris une délibération lors du Conseil municipal du 15 décembre pour donner son avis sur le projet présenté par le Conseil général. Il s’agissait de :

• réaffirmer le soutien au principe de la Rocade nord, notamment dans un souci d’efficacité économique, de solidarité avec les Communes du sud de l’agglomération et de meilleur fonctionnement de la Ville.

• rejeter le projet présenté et exiger un meilleur projet pour les habitants en général, et les meylanais en particulier.

Cette délibération a été votée à la majorité.

Le groupe Libre et Citoyen (Mme Caroline Ronin membre unique du groupe) n’était pas présent ; son mandant, manifestement sans consigne de vote, s’est abstenu. Les groupes Meydia, du Parti socialiste, et des Verts ont voté contre cette délibération.

Cette opposition peut surprendre de la part de certains, car il s’agissait essentiellement de préserver la qualité de vie des habitants, tout en n’obérant pas l’avenir en termes d’aménagement de la commune.

Voici la délibération in extenso que j’ai rapportée au Conseil municipal.

Objet : Avis sur le projet de Rocade Nord

Le rapporteur rappelle au Conseil Municipal que le Département de l’Isère soumet à la concertation préalable du 15 novembre 2008 au 15 janvier 2009 son projet de Rocade Nord.

Compte tenu des très forts enjeux sur la Commune, il propose au Conseil Municipal de se prononcer sur ce projet et de le faire en deux temps : d’abord sur le principe de la Rocade Nord, ensuite sur le projet du Département.

1- SUR LE PRINCIPE DE LA ROCADE NORD

La rocade nord fait l’objet de réflexions et de réunions publiques depuis les années 1990. De nombreuses études ont été engagées, avec ou sans rocade nord, pour apprécier ses avantages et ses inconvénients. Le principe du « plan marguerite », articulé autour de la rocade nord et favorisant le développement des transports en commun, a été adopté en 2000 par les instances démocratiquement élues pour cela, dans le cadre du plan de déplacements urbain (PDU). Annulé en 2006 par le tribunal administratif, il est à nouveau adopté en 2007, toujours avec la Rocade Nord. Suite à un nouveau recours des élus écologistes, ce document vient d’être une nouvelle fois annulé, pour des questions de forme.

Sur le fond, le Département de l’Isère met en avant les atouts suivants : une circulation plus fluide sur l’ensemble de l’agglomération grenobloise, des déplacements améliorés pour tous les Isérois grâce à un « ring » urbain complet reliant les pôles urbains entre eux, moins de voiture au cœur de l’agglomération notamment sur les principaux boulevards, et enfin de nouvelles perspectives pour les transports en commun.

Le rapporteur ajoute que la rocade nord, c’est aussi une question de solidarité avec les Communes du sud grenoblois qui supportent seules, et depuis de nombreuses années, les nuisances de la rocade sud. Il convient de ne pas reproduire aujourd’hui les mêmes erreurs commises pour la rocade sud, véritable coupure urbaine au sein de l’agglomération.

Il rappelle aussi la responsabilité que nous avons de laisser à nos enfants une ville équilibrée qui respecte à la fois l’équité sociale, l’efficacité économique et la préservation de l’environnement.

2- SUR LE PROJET DU DEPARTEMENT

• Le tracé proposé, en ne raccordant pas directement l’A480 à la rocade sud, ne remplit pas parfaitement son rôle de contournement

• Les échangeurs sont trop limités, en nombre et en complétude, au détriment de l’accessibilité à l’ouvrage et donc de l’efficacité du « plan marguerite ».

• Le principe de la tranchée couverte est intéressant tant pour la diminution des nuisances, que pour l’intégration et le développement urbain. Malheureusement ce principe est pratiquement oublié sur Meylan.

• L’utilisation de l’autoroute A41 comme premier tronçon « tout fait » de la rocade nord est économique dans l’immédiat. Mais il hypothèque durablement le projet urbain de la porte nord-est de l’agglomération grenobloise et augmente considérablement les nuisances.

• Le décalage du tracé vers le sud depuis le Civerin, proposé par « Interland », n’a pas été retenu. Or, outre un chantier plus aisé, il préfigure et rend plus facile la concrétisation du projet urbain de la porte nord-est.

Au vu de cette présentation, et après en avoir délibéré, le Conseil Municipal

APPROUVE sans réserve l’analyse du Département concernant la nécessité de la rocade nord et les atouts de cet ouvrage pour chacun des habitants de l’agglomération grenobloise

REAFFIRME avec force qu’il faut donc absolument faire la rocade nord et en urgence

MAIS

REJETTE le projet tel que présenté aujourd’hui par le Département

DEMANDE un meilleur projet répondant aux objectifs suivants : diminution des nuisances, meilleure accessibilité à l’ouvrage, soulagement des voiries communales,

DEMANDE l’intégration, dans le projet Rocade Nord, du projet de la porte nord-est de l’agglomération grenobloise, proposé par l’urbaniste Franck Hulliard (Interland) de façon cohérente dans trois dossiers différents : étude intercommunale de prospective urbaine (Métro), plan Campus (université), assistance à maîtrise d’ouvrage de la Rocade Nord (Département de l’Isère). Ce projet comprend notamment :

• Une plate-forme intermodale (arrêt tram, parc relais, espace de promenade), • Des équipements structurants au Civerin, • Le démarrage de la Rocade Nord dès le Civerin, • La requalification de l’A 41 en boulevard urbain, • La préservation et la mise en valeur d’un corridor biologique (forêt alluviale), • Un « espace promenade » reliant le parc Paul Mistral à La Taillat.__

EXIGE donc le raccordement de la rocade nord directement à la rocade sud et le prolongement du principe de la tranchée couverte jusqu’au Civerin.

CONSTATE enfin que ces objectifs sont en parfaite adéquation avec les travaux préfigurant la Directive Territoriale d’Aménagement (DTA) pour les Alpes du Nord.



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Cantonales mars 2008



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Jean-Claude Peyrin

Conseiller général du canton de meylan
Adjoint au maire de Meylan

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