Le pied à l’étrier
9 août 2007 - Portrait
Crolles est traversé de part en part par la route nationale 90 (RN90). La circulation est dense et, à certains endroits du vieux village, les véhicules se croisent difficilement. La distance entre les maisons oblige les piétons à des exercices d’équilibristes sur un trottoir qui, parfois, devient virtuel. Les enfants qui vont à l’école empruntent ces trottoirs dont le niveau de dangerosité est maximum.
Quelques années après mon arrivée à Crolles, un accident grave est arrivé le long de la RN 90. Habitant le long de cette voie, et père de 4 jeunes enfants, j’ai créé le « Comité des riverains de la RN 90 », qui s’est donné pour but d’obtenir l’amélioration de la sécurité le long de la RN, et à terme, d’obtenir la construction d’une déviation de contournement, afin de rendre à cette commune sa tranquillité et sa sécurité. Je suis devenu le Président de ce Comité. Cette activité m’a amené à m’intéresser de très près aux problèmes de circulation et de déplacements.
Le corollaire est que j’ai acquis une modeste notoriété locale, ce qui m’a amené à être sollicité par des amis crollois pour m’investir dans la vie municipale. Les circonstances ont fait que ces mêmes amis m’ont demandé de conduire une liste lors des élections municipales de 1989.
A partir de 1953, Crolles a eu comme Maire une « figure » du Grésivaudan, Paul Jargot, ancien séminariste adhérent précoce au Parti communiste. Paul Jargot est resté maire pendant plus de 30 ans. En 1986, au milieu de son mandat, il démissionne en faveur d’un « enfant du pays », conseiller municipal dès son plus jeune âge, Jean-Claude Paturel.
Face à une telle histoire, la tâche était bien difficile, et malgré un résultat honorable, nous n’avons pas gagné. J’ai ainsi exercé la fonction de Conseiller municipal, chef de file de l’opposition crolloise. Membre de 7 commissions municipales, j’ai pu découvrir les arcanes de la vie politique municipale. En 1995, je conduis à nouveau une liste d’union contre le Maire en place. Le résultat, encore plus honorable, mais toujours insuffisant, me conduit à exercer un deuxième mandat de Conseiller municipal minoritaire, et ce, jusqu’à mon départ de Crolles, pour revenir à Meylan.
J’ai raconté par ailleurs comment les choses se sont alors enchaînées.




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