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L’avant projet du Schéma National des infrastructures de Transport (SNIT) vient d’être publié par la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer, dépendante du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer.

Le SNIT décline une politique de l’Etat en matière d’infrastructures de transport résolument multimodale. Il met tout particulièrement l’accent sur le développement des modes alternatifs à la route, et concrétise en cela le nouveau paradigme du Grenelle : il n’y a plus nécessité en France d’augmenter significativement la capacité du réseau routier.

Toutefois, il peut apparaître encore nécessaire pour des motifs bien circonscrits de prévoir des ajustements ponctuels du système routier, en cohérence avec les principes figurant dans la loi de programmation de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. Des ajustements visent ainsi à répondre à des enjeux/ …

L’abandon de l’A51 exige également des efforts majeurs pour préserver la desserte de Gap : le SNIT prévoit donc d’importants travaux d’amélioration de la RN 85 existante entre Grenoble et Sisteron (pouvant inclure un contournement de Gap).

Ainsi, l’Etat a abandonné le projet de l’A51, après 20 ans de tergiversations nationales, bien aidé en cela par l’absence de volonté locale. Et l’on peut craindre que ce ne soient pas les aménagements routiers (quels seront-ils et quand seront-ils mis en oeuvre ?) qui compenseront cet abandon. 

Écœuré et furieux, Roger Pellat-Finet, conseiller général du canton de Monestier-de-Clermont ne décolère pas. Il se bat en effet depuis des années pour la mise en œuvre de ce projet. Il s’est exprimé ce jour dans le Dauphiné Libéré.

Pour Roger Pellat-Finet, « cet abandon est le résultat d’une capitulation devant les Verts. Jean-Louis Borloo (ministre de l’Écologie) a baissé les armes devant ses adversaires. C’est un manque de connaissances économiques, un manque de respect sécuritaire. Cette décision est uniquement politique.»

Pour le Conseiler général,  « C’est terminé. Ni la Région, ni le Département ne mettront un seul centime. Les concessionnaires privés ne se lanceront pas, même s’ils ont les moyens. Ils ne veulent pas mécontenter les instances décisionnelles. La situation actuelle va perdurer. Les problèmes de circulation que nous connaissons vont se poursuivre. Des victimes sur la route, des communes polluées »

Ainsi donc, une fois de plus, les verts font la loi en termes d’infrastructures routières. Cette issue est le résultat lamentable de l’absence d’engagement en faveur de ce projet de la majorité socialiste qui gouverne l’ensemble des collectivités du département de l’Isère, et qui elles aussi, ont reculé devant les verts.

Après le (presque) tout routier, voici venu le temps du Zéro Routier.

Il aurait fallu raison garder !

Jean-Claude Peyrin, président du groupe d’opposition UMP et apparentés au Conseil général, réagit aux propos d’André Vallini, parus dans notre édition d’hier. « En clair c’est oui à une rocade Nord, mais non au projet du Conseil général. C’est exactement ce que je dis et écris depuis 3 ans, en tous lieux et sur tous supports… Je développe depuis 3 ans globalement les mêmes arguments que ceux développés par le rapport de la Commission d’enquête publique. Mais nul n’est prophète en son pays, la sagesse populaire le sait bien. Alors le président du Conseil général nous dit qu’il est ouvert à toute nouvelle solution. On ne peut que saluer ce bel esprit d’ouverture. Et de balayer 5 options possibles, pour mieux en éliminer 4 d’entre elles. L’option que préfère Mr Vallini est celle qui consiste à abandonner ce projet et à élaborer un nouveau projet. Cela tombe bien., c’est exactement ce que j’ai proposé par presse interposée, le jour où j’ai pris connaissance de l’avis défavorable. Devant cette coïncidence de point de vue, et dans la ligne d’esprit d’ouverture que montre le président de la république Nicolas Sarkozy, ligne confirmée par la nomination récente de Didier Migaud, je propose au président du Conseil général de réer très rapidement un groupe de travail sur ce nouveau projet et de m’en confier la direction. Mon expertise d’élu sur ce dossier en vaut bien d’autres, et je ne serai pas suspect de complaisance politique. »

Le Dauphiné Libéré, édition de Grenoble, jeudi 8 avril 2010.

Le Dauphiné Libéré du 3 février 2010 relate la Conférence de presse tenue par Jean-Claude PEYRIN, Conseiller général de l’Isère, Jean-Baptiste ROCH, Conseiller municipal de La Tronche, et Julien POLAT, Secrétaire départemental Adjoint de l’UMP 38.

Cette conférence de presse a été tenue à la suite d’un courrier de Geneviève FIORASO, Députée de la 1ère circonscription de l’Isère.  Dans ce courrier, la Députée écrit qu’elle n’a pas d’avis sur la Rocade Nord. Elle écrit notamment: « Sur le tracé proposé par le Conseil général, je ne suis pas spécialiste des routes, et je n’ai donc aucun avis a priori ». …

Cette réponse surprenante a beaucoup surpris Julien POLAT et Jean-Baptiste ROCH, qui se sont tournés vers moi. Nous avons décidé de poser la question publiquement à Madame FIORASO: « Quel est l’avis de la Députée de la 1ère circonscription sur le projet de Rocade Nord proposé par le Conseil général ? ». Pour mémoire, la 1ère circonscription compte deux communes impactées par ce tracé de Rocade : La Tronche, et Meylan.

Pour ma part, et en tant que Conseiller général du Canton de Meylan et Maire-Adjoint de la commune de Meylan,  j’ai publié dans un billet précédent l’intégralité de mon avis, consigné sur le registre d’enquête publique.

Voici le texte de l’article publié dans le Dauphiné Libéré.

Petite conférence de presse, bien offensive, hier dans le bureau de l’opposition de droite du conseil général.

Le conseiller départemental Jean-Claude Peyrin, l’élu de La Tronche Jean-Baptiste Roch et le secrétaire départemental (adjoint, correction du rédacteur de ce billet) de l’UMP38 Julien Polat brandissent une lettre signée de la députée iséroise Geneviève Fioraso. Une lettre-réponse alors qu’ils avaient interpellé l’élue sur la rocade Nord. Et qu’ils commentent bien sûr allégrement :

« Mme Fioraso nous répond que sur le tracé proposé par le conseil général, elle n’est pas spécialiste des routes et qu’elle n’a donc aucun avis a priori. Aucun avis ? C’est quand même inconcevable que la députée de la 1re circonscription, territoire directement impacté par le projet, n’a aucun avis sur le sujet. Ses fonctions lui demandent justement d’avoir un avis », lance M. Roch.

Jean-Claude Peyrin lui emboîte le pas en fustigeant aussi Didier Migaud et Michel Destot, « qui ne souhaitent pas mettre d’argent dans une rocade Nord qui est censée aider leur territoire. Pourquoi ne soutiennent-ils pas leur collègue André Vallini sur ce coup-là ? Peut-être parce qu’ils savent, comme la droite le dit depuis longtemps, que le tracé envisagé n’est pas le bon ? Mais pourquoi alors ne le disent-ils pas ? ».

M. Polat poursuit : « Le PS grenoblois parle sans arrêt de grands projets, or quand on voit les dessins du futur quartier de l’Esplanade, on découvre qu’il n’y a pas la rocade. C’est bien la preuve qu’il y a un désaccord sur ce sujet-là ».

Ok pour l’attaque du PS. Mais pourquoi une conférence de presse en partant de cette lettre ?  Les législatives sont encore loin, non ? « Mais il faut que les électeurs sachent que les bilans et grands projets affichés par la gauche iséroise ne reposent que sur du vent. Que le PS n’est pas si uni que ça, qu’il tait ses désaccords sur le fond. Et que le résultat est là : rien n’avance, tout se fige. Comme ce projet de rocade sur lequel le débat n’existe plus, sur lequel les élus de gauche n’ont même plus d’avis. »

Oui, les législatives sont encore loin, mais pas les Régionales…

Ève MOULINIER

Paru dans l’édition 38H du 03/02/2010 (ff7efe5c-1026-11df-876c-bbba5c9b36c9)

L’objectif de cette note est de donner des éléments qui expliquent ma posture, qui n’a jamais changé, au sujet du projet de Rocade Nord présenté à l’enquête publique par le Conseil général.

En tant que citoyen et Conseiller général, j’ai adopté, depuis 2006, la posture suivante :

  • je suis favorable à un projet de Rocade Nord, projet qui doit être mené en grande urgence ;
  • je suis opposé au projet présenté par le Conseil général pour les motifs développés ci-dessous, le principal étant que ce projet ne répond pas à l’objectif initial : désenclaver l’agglomération grenobloise.

En tant qu’adjoint au Maire de Meylan, je partage l’avis de la majorité municipale, et je suis donc défavorable au projet présenté sauf à satisfaire 4 conditions qui permettront une meilleure insertion urbaine au sein de la commune de Meylan, et qui protégeront les meylanais des nuisances engendrées par le projet actuel.

Cette note est développée en 4 points :

  • La nécessité absolue de boucler le contournement de l’agglomération grenobloise par une Rocade Nord.
  • Le Projet présenté actuellement ne permet pas d’atteindre les objectifs qui étaient annoncés.
  • Les caractéristiques que doit présenter la Rocade Nord ; les différents projets en présence.
  • Le point de vue du Conseil municipal de Meylan : l’amélioration du projet actuel à défaut de tracé alternatif.
  1. 1. La nécessité absolue de boucler le contournement de l’agglomération grenobloise par une Rocade Nord.

Pourquoi faut-il une Rocade Nord ? Pour contourner l’agglomération grenobloise.

Pourquoi contourner l’agglomération grenobloise ?

Pour au moins 2 raisons.

  • Parce que l’agglomération grenobloise est actuellement victime d’un excès de circulation et d’embouteillages qui engendrent des nuisances multiples, et notamment en termes de pollutions et d’émissions de gaz à effets de serre. Les conséquences aussi bien sur la santé humaine que sur les conditions de vie de notre planète font qu’il est urgent d’agir.
  • Pour permettre de désenclaver l’agglomération grenobloise qui, sur le plan économique, souffre de plus en plus cruellement de son isolement. Il faut remettre l’agglomération grenobloise dans le jeu économique régional et national.

La Rocade Nord est ainsi un élément indispensable, reconnu et urgent, du paysage grenoblois.

  1. 2. Le Projet présenté actuellement ne permet pas d’atteindre les objectifs qui étaient annoncés.

Le projet qui nous est proposé remplit-il les objectifs annoncés ? Non, pour la plupart, car :

  • L’agglomération n’est pas préservée. La Rocade nord qui nous est promise n’est pas une rocade. De fait, c’est une voirie urbaine qui prend ses origines et développe une partie de son tracé dans l’agglomération. Si la ville de Grenoble est protégée, par contre, les communes de La Tronche, Saint Martin-le-Vinoux et Meylan, ne verront pas le trafic automobile diminuer, mais au contraire augmenter significativement. Et le fait qu’une partie de ce trajet se fasse en tranchée couverte ne change rien en termes de pollution. En effet, à ce jour, on ne sait toujours pas traiter convenablement les émissions de gaz. Si l’on réalise le projet actuel, des dizaines de milliers de véhicules supplémentaires vont traverser quotidiennement une partie de ces communes qui verront leur pollution augmenter, notamment aux sorties du tunnel, quand bien même le bilan global s’avérerait positif pour l’agglomération.
  • Le désenclavement de l’agglomération n’est pas réalisé. Le projet, en prévoyant de limiter le gabarit du tunnel à 3 mètres, ne permettra pas le passage des cars et des camions, que l’on retrouvera en nombre croissant sur la Rocade Sud, au grand dam des habitants des communes du Sud de l’agglomération. Bien plus, des études réalisées tardivement montrent que les bouchons ne sont pas sensiblement diminués aux entrées d’agglomération. Ainsi, l’accès « économique » à l’agglomération ne sera pas facilité.

C’est pour cela que les communes de La Tronche, Saint Martin-le-Vinoux et Meylan ont demandé au Président du Conseil général d’étudier sérieusement des projets alternatifs qui répondent à ces objectifs, en termes de tracé et de gabarit.

Aujourd’hui, le projet présenté, non seulement ne résoudra pas les problèmes de pollution et de désenclavement, mais va pénaliser gravement 3 communes, sans pour autant soulager les autres communes de l’agglomération.

  • Sur d’autres plans, de nombreuses interrogations subsistent. Le coût semble de beaucoup supérieur à celui annoncé. Le financement de l’investissement n’est pas encore assuré du fait du retrait de l’ensemble des autres collectivités (Métro, Ville de Grenoble, communautés environnantes). Les modalités de fonctionnement restent à préciser. La Rocade Nord ne peut fonctionner sans adaptation du gabarit de l’A480. Or, il existe manifestement une absence de consensus (y compris au sein de la majorité départementale) sur cette question cruciale : va-t-on augmenter le gabarit de l’A480 à deux fois trois voies ? Et, comme tout est lié, la réponse à cette question introduit le sujet de la poursuite (ou non) de l’A51.
  1. 3. Les caractéristiques que doit présenter la Rocade Nord ; les différents projets en présence

A quels impératifs doit répondre la Rocade Nord, pour atteindre ses objectifs ?

  • la Rocade Nord doit compléter l’anneau de rocade, c’est-à-dire relier la Rocade Sud à l’A 480.
  • la Rocade Nord doit permettre le passage des transports en commun, des véhicules de sécurité et des poids lourds. Il en va de la qualité de vie des communes traversées par la Rocade Sud, qui ne peuvent supporter plus longtemps un trafic de poids lourds polluant et bruyant.
  • la Rocade Nord ne peut pas être différée plus longtemps. Elle seule peut permettre de diminuer rapidement les nuisances et la pollution ; elle seule peut permettre le plan de circulation en marguerite dans l’agglomération qui avait été envisagé par le PDU, et qui pourra, associé au développement des transports en commun et des modes doux, permettre une circulation apaisée des véhicules automobiles dans la ville-centre.

2 familles de projets étaient en présence.

  • La famille DDE – « Cumin »

qui propose de fait une Rocade « intra muros », voire une voirie urbaine. Cette famille regroupe des projets minimalistes dans le sens où ils récupèrent la circulation en bordure, voire au cœur de l’agglomération (au delà des bouchons existant). Outre le fait qu’ils ne prennent pas en charge les véhicules de grand gabarit, l’un des inconvénients majeurs de cette famille de tracé est qu’ils acheminent des véhicules dans des zones déjà urbanisées ou en voie de l’être, avant de les faire pénétrer dans le tunnel. Ce qui a pour conséquence le fait que le problème des entrées de ville n’est pas vraiment résolu. Le prix « environnemental » à payer est très élevé (nuisances et pollutions de tous types, désordres urbanistiques, …), aussi bien pendant les travaux, qu’après.

Le projet DDE comporte des aléas techniques, et corollairement financiers, qui ont été jugés trop importants. Ce projet a été repoussé, à juste titre de mon point de vue.

Le projet « Cumin », qui élimine en grande partie les aléas techniques, présente un atout important : son moindre coût annoncé, qui rend un partenariat public – privé envisageable. Cependant, il engendre des perturbations et des nuisances qui sont trop élevées pour les communes de la Porte Est (Meylan et La Tronche). C’est ce projet qui a servi de base au projet du CGI.

  • La famille des projets « Cognet ».

Les projets car il existe plusieurs variantes possibles.

Il s’agit là d’un véritable projet de Rocade, qui répond aux objectifs. Il offre l’avantage supplémentaire de pouvoir s’intégrer dans un projet d’ensemble de contournement de l’agglomération grenobloise, en s’articulant avec le contournement Nord – Sud, selon des principes qui sont tombés en désuétude depuis 1995.

Il s’avérerait intéressant de privilégier l’approche fonctionnelle, au détriment de l’approche financière, tant il est vrai que cette dernière conduit toujours à des projets minimalistes qui ne règlent jamais vraiment les problèmes et n’anticipent pas l’avenir[1]. En raison de tous les arguments développés ci-dessus, le projet « Cognet » est à l’échelle des enjeux, contrairement aux deux précédents.

C’est de fait la famille des projets « Cognet » qui aurait du être retenue. La nouvelle variante que présente Jean Cognet mérite une attention particulière. Les 2 entrées sont les suivantes : une au niveau de Meylan dans le prolongement de la Rocade Sud, l’autre à Saint Martin le Vinoux, au niveau de la bifurcation A48- A480.

  1. 4. Le point de vue développé dans la délibération du Conseil municipal du 9 novembre 2009 : l’amélioration du projet actuel à défaut de tracé alternatif

Je n’en reprendrai que la conclusion :

Le Conseil municipal,

Sur le fond

APPROUVE à nouveau sans réserve le principe même d’un contournement nord de l’agglomération grenobloise. Cet ouvrage va en effet permettre un développement et une efficacité accrue des transports en commun et une augmentation de notre performance économique.

REAFFIRME donc avec force la nécessité de réaliser cet ouvrage EN URGENCE.

Sur le projet technique présenté par le Département

REGRETTE vivement que les propositions de Meylan pour améliorer le projet, présentées et argumentées dans la précédente délibération du 15 décembre 2008 et reprises ci-dessus, n’aient pas été retenues par le Département.

DEMANDE absolument :

  • La couverture de la Rocade Nord/A41 depuis le Civerin.
  • Un échangeur complet à Meylan.
  • Une aspiration et un traitement des gaz d’échappement avant rejet, afin que cet aménagement ne produise pas de pollution atmosphérique supplémentaire sur Meylan.
  • Que le projet se mette en conformité avec les lois sur l’air, sur l’eau et issues du Grenelle de l’environnement.

Au final

DONNE un avis DEFAVORABLE au dossier jusqu’à ce que les quatre demandes ci-dessus soient pleinement étudiées et prises en compte par le Département de l’Isère.

Pour conclure

Globalement, la question posée est celle de l’avenir économique de toute la région urbaine grenobloise. Veut-on remettre Grenoble et sa région au centre d’un ensemble économique et scientifique cohérent ? Ou veut-on revenir à CULARO, belle bourgade fondée par nos ancêtres Allobroges, mais dont le nom « champ de courges » en dit long sur le paysage économique de l’époque ?

Le temps presse : il est urgent, pour Grenoble et son agglomération, de réaliser LE bon projet de Rocade nord. De mon point de vue, le projet développé récemment par Jean COGNET est celui qui rassemble le plus de point positifs (avec un gabarit de 4,5 mètres), aussi bien par ses conséquences économiques que par son impact environnemental moindre, et l’ouverture des nouvelles possibilités d’urbanisation qu’il permet.

Mais il faudra aussi prévoir d’associer ce projet avec l’adaptation du gabarit de l’A480 (triplement de la tangentielle Nord-Sud) et la finalisation de l’A51.


[1] Pour illustrer ce propos, une Rocade Sud permettant une évolution vers deux fois trois voies (il eut suffit de dimensionner les ouvrages de franchissement et de dimensionner les emprises) aurait coûté certes plus cher, mais aurait gardé une fonctionnalité convenable aujourd’hui, … et de se donner le temps d’une vraie réflexion sur le contournement de Grenoble ! ! !

C’est un projet sur lequel je me pose des questions tous les jours

andre_vallini

L’art de la pirouette.

Communiqué de Jean-Claude PEYRIN, Conseiller général, Président du Groupe UMP et apparentés au Conseil général de l’Isère

La presse nous rapporte une déclaration du Président du Conseil général de l’Isère, André Vallini, qui est pour le moins inquiétante.

Monsieur Vallini aurait déclaré lors d’une visite aux Journées d’été des Verts à Nîmes : « Je ne sais pas encore si le projet de Rocade Nord verra le jour. C’est un projet sur lequel je me pose des questions tous les jours ».

Ainsi, le masque tombe : le Président du Conseil général pourrait bien préparer l’annulation du projet de Rocade Nord.

Si c’est le cas, les citoyens, et notamment l’ensemble du monde économique, apprécieront le stratagème, à savoir l’effet d’annonce pré-électoral qui aura consisté à promettre la Rocade Nord avant les élections cantonales de 2008, et à revenir en arrière un an après, une fois les élections bouclées. Ceci a un relent de déjà vu. En 2004, le Président du Conseil général avait annoncé à grand renfort médiatique le Projet Ysis de tramway Grenoble-Moirans, enterré l’année suivant les élections cantonales de 2004. Sans parler des moyens importants mis en œuvre pour les études et de l’argent dépensé, en pure perte.

A l’opposé, si les réflexions du Président du Conseil général le mènent à conduire le projet à son terme, la montagne accouchera d’un projet inadapté en terme d’objectifs (le projet n’améliorera pas l’accessibilité à la cuvette grenobloise), du fait des choix non pertinents en termes de tracé et de gabarit.

Ainsi, la conduite politicienne du projet de Rocade Nord nous a conduits à une alternative perdante – perdante : soit l’agglomération grenobloise n’aura pas de Rocade Nord avant longtemps ; soit elle se paiera à grands frais une Rocade dont l’intérêt en termes d’accessibilité n’est pas avéré.

Les isérois méritent mieux que cela.

Pour en savoir plus, je vous invite à cliquer sur ce lien, pour relire un billet prémonitoire que j’avais écrit en octobre 2008.

Vous pouvez retrouver ce communiqué sur Grenews.com http://www.grenews.com/vallini-rocade-nord-et-l-art-de-la-pirouette–@/article.jspz?article=16076

Alors que l’on entend sans cesse les élus de gauche invoquer en tous lieux le désengagement de l’Etat, il m’est apparu opportun de mettre en exergue l’aide que vient d’accorder l’Etat pour l’extension du réseau de tramway de l’agglomération grenobloise.

Cette aide se situe dans le cadre d’un appel à projet lancé en octobre 2008, dans le prolongement du Grenelle de l’Environnement.

Pour ce qui concerne Grenoble, il s’agit de l’extension de la Ligne B du tramway (1,8 Km de lignes nouvelles avec 2 stations) et de l’ouverture de la ligne E (reliant le Fontanil au centre de Grenoble, par Saint-Egrève et Saint-Martin le Vinoux)

L’Etat prévoit d’apporter une aide au projet de 31,3 M€, dont 10,21 M€ au titre de « Dynamique Espoir Banlieues ».

M. Jean-Louis BORLOO a présenté jeudi 30 avril 2009, en présence de M. Dominique BUSSEREAU, de Mme Fadela AMARA et des élus concernés, 50 projets de transports urbains durables hors Ile-de-France.

Ces projets ont été identifiés dans le cadre d’un appel à projet lancé en octobre 2008. Cette démarche se place dans le prolongement du Grenelle de l’Environnement qui promeut le développement d’une mobilité urbaine durable, axée sur la réduction des pollutions liées aux transports et la facilitation des déplacements.

Le projet de loi de programme de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement prévoit en effet de porter de 329 km à 1800 km les transports collectifs en site propre dans un délai de 15 ans pour un investissement de 18 milliards d’euros.

A ce titre, le premier appel à projets concerne 36 agglomérations urbaines et traduit un effort de 800 millions d’euros de l’Etat de 2009 à 2011.

Il s’agit de projets de lignes nouvelles ou d’extension de lignes concernant notamment l’extension de lignes de métro à Marseille et Lyon, des projets de nouvelles lignes et d’extension de lignes de tramway dans de grandes métropoles régionales, ainsi que des projets de bus à haut niveau de service.

Ceci représente 215 km de tramway et 150 km de bus à haut niveau de service qui seront mis en service dans les prochaines années.

Cet engagement de l’Etat repose sur trois objectifs. D’une part, il participe du renforcement des transports collectifs et à l’objectif de report modal. D’autre part, il contribue au désenclavement des quartiers sensibles dans le cadre de la Dynamique Espoir Banlieues. Enfin, il contribue à la relance économique et à l’emploi, puisque les travaux des ces projets seront engagés dans les 2 ans.

Je suis interrogé de façon récurrente sur la position que j’ai adoptée lors du vote de la suppression de la Carte Emeraude lors de la séance du Conseil syndical du SMTC du 23 mars.

La réponse est simple : j’ai voté contre la réforme de la tarification des transports en commun, comme je l’ai expliqué dans un billet antérieur sur ce blog.

Lors de cette séance, j’ai proposé un amendement qui aurait permis de conserver la Carte Emeraude. L’exécutif a appelé à voter contre cet amendement, qui a donc été rejeté (les élus socialistes sont majoritaires au Comité syndical du SMTC).

Je reproduis ci-dessous le communiqué de presse que nous avons publié à la suite de ce Comité syndical.

Communiqué de presse des Elus UMP au S.M.T.C, Jean-Claude PEYRIN et Michel SAVIN

« Les Socialistes suppriment la Carte Emeraude »

Lundi 23 Mars, les élus socialistes ont voté en Conseil Syndical du SMTC la suppression de la carte Emeraude qui permettait aux plus de 65 ans domiciliés dans l’agglomération grenobloise de bénéficier de la gratuité des transports en commun depuis plus de 35 ans.

Cette mesure brutale intervient à l’heure où les retraités s’inquiètent de leur pouvoir d’achat en cette période de crise.

Alors que les socialistes critiquent le plan de relance du Gouvernement et prônent la relance par la consommation,

Alors que les socialistes vantent l’utilisation des transports en commun en opposition à celle de la voiture,

Alors que les socialistes affichent une politique volontariste de solidarité,

Une fois de plus nous constatons le décalage entre les discours et les actes que nous condamnons fermement en votant contre cette mesure.

Je n’ai pas pour habitude de réagir à un article d’un journal local.

Mais quelle ne fut ma surprise de lire ce matin l’article de Vincent Paulus au sujet de la nouvelle tarification votée hier lors du Comité syndical du SMTC, et intitulé : « Les réductions dépendront des revenus : révolution dans la tarification des bus et tram »

Monsieur Paulus trouve surréaliste de voir des personnes âgées protester contre la suppresson de la carte Emeraude en ces termes : « Voir une quarantaine de retraités manifester hier après-midi devant l’immeuble du Forum, à l’appel d’une dizaine de syndicats et d’associations de retraités, et ce pour demander au Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération grenobloise (SMTC) de maintenir la gratuité des transports en commun pour les plus de 65 ans (carte Émeraude), avait quelque chose de surréaliste. Car le SMTC devait décider de la mise en place d’une « tarification solidaire », prenant en compte le niveau des revenus, alors que jusqu’à présent, les réductions tarifaires dépendaient du statut (étudiants, RMIstes, chômeurs, personnes âgées…), indépendamment des revenus. Surréaliste d’entendre Maurice Point-Rivoire, secrétaire général des retraités CGT de l’Isère, s’opposer à la suppression de cette carte Emeraude en claironnant « oui au développement de vraies solidarités » alors que la nouvelle tarification vise justement à étendre le bénéfice de l’actuelle tarification sociale à l’ensemble des personnes à faibles ressources (lire ci-dessous) ! Surréaliste, sachant que les personnes de plus de 65 ans, quels que soient leur revenus, bénéficieront d’une réduction d’au moins 45 % sur un abonnement mensuel valable sans restrictions horaires … « 

Cliquez sur ce lien pour lire la suite de l’article de Vincent Paulus dans le Dauphiné Libéré du 24 mars 2009.

J’apprécie plutôt habituellement les articles de ce journaliste.

Mais trouver surréaliste que des personnes de plus de 65 ans protestent contre la suppression de la carte Emeraude qui leur assure la gratuité de transports en commun aux heures creuses, les dimanches et jours fériés et au mois d’août, ne me parait pas étonnant, pour ce qui me concerne. D’autant que, une fois leur déclaration lue et leurs pétitions remises au Président du SMTC, Marc Baietto, ils se sont sagement éclipsés, laissant se dérouler normalement le Conseil syndical du SMTC.

Par parenthèse, quelques excités meylanais feraient bien d’en prendre de la graine.

Pour ma part, j’ai voté contre cette délibération, et je souhaite que l’amendement que j’ai déposé, et qui propose de maintenir la carte Emeraude, puisse être accepté lors d’une prochaine séance du Conseil syndical du SMTC.

La carte Emeraude a été un grand atout dans le développement de l’usage des transports en commun chez les personnes âgées.

Il est paradoxal de prétendre vouloir développer l’usage des transports en commun, et de décider d’en réduire les facilités d’accès aux plus âgés et aux plus fragiles d’entre nous.

C’est un retour en arrière historique.

Lors d’une escapade familiale récente à Lisbonne, après des mois de recherche infructueuse, j’ai enfin trouvé un modèle de tramway adapté aux coteaux du Canton de Meylan, à ses rues étroites et escarpées.

J’ai voulu vous en faire profiter, espérant que vous serez nombreux à me soutenir dans mon combat pour le tramway dans le Canton.

Aujourd’hui, lundi 23 mars 2009, le Comité syndical du Syndicat Mixte des Transports en commun (SMTC) a voté la mort de la carte émeraude.

J’ai plaidé contre cette décision et j’ai voté contre.

La carte émeraude, existe depuis de nombreuses années. Elle permet aux personnes de plus de 65 ans domiciliées dans l’agglomération grenobloise de bénéficier de la gratuité des transports sur le réseau du SMTC pendant les heures creuses tous les jours de la semaine, mais aussi le dimanche et au mois d’août.

Quarante mille « seniors », pour l’essentiel des retraités, peuvent ainsi utiliser trams et bus, pour leurs déplacements : cette facilité, familière aux habitants des 26 communes du réseau, donne entière satisfaction, tout en ne coûtant pas beaucoup à la collectivité.

C’est à l’occasion d’un changement de la tarification du SMTC que cette carte vient d’être supprimée. Le SMTC a décidé de passer d’une logique de statut à une logique de ressources. C’est en effet dorénavant le quotient familial qui détermine la tarification. L’idée est intéressante et l’intention peut paraître louable. Sauf que ce sont les personnes âgées qui font les frais de cette nouvelle politique de tarification. Il a fallu deux heures de débat au Comité syndical de ce jour … pour ne pas retenir l’amendement que j’avais déposé, demandant que la carte émeraude soit maintenue.

Ainsi, dorénavant, les personnes âgées de plus de 65 ans ne bénéficieront plus de la gratuité qui leur était accordée.

Pourtant, les arguments sont nombreux pour maintenir cette gratuité. Et notamment le fait que la gratuité permet la mobilité à des personnes souvent seules, ne possédant pas de voiture, et effectuant de petits trajets pour aller faire quelques courses, voir des amis, visiter son médecin, ou tout simplement aller se promener un peu sans trop s’éloigner de son domicile. Et cela, au prétexte d’une logique de ressources qui prétend que les personnes retraitées ne sont pas les plus pauvres, et donc pas les plus nécessiteuses. C’est faire peu de cas de la majorité des personnes âgées, et en particulier de ces femmes qui ne touchent souvent qu’une pension de réversion, et donc qu’une demi retraite (les femmes ont une durée de vie supérieure à celle des hommes, c’est une évidence qu’il faut rappeler).

Bien entendu, la grande majorité des organisations syndicales et associations de retraités présentes ont exprimé un refus massif de ce projet. Leurs représentants sont venus le dire nombreux, en manifestant pacifiquement lors du début du Conseil syndical, et en remettant des milliers de pétitions signées.

Mais pas plus leurs représentants que les quelques élus qui défendaient la carte émeraude n’ont été entendus. Une fois de plus, nous avons eu « juridiquement » tort, car nous étions politiquement minoritaires.



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Jean-Claude Peyrin

Conseiller général du canton de meylan
Adjoint au maire de Meylan

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