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Le Dauphiné Libéré publie ce jour un article à la suite de l’entretien que j’ai eu le 28 juillet avec un journaliste du DL.

J’ai été interpelé ce matin au sujet de l’évocation maladroite de la Sicile, et qui, d’ailleurs, ne faisait pas partie du texte rédigé de mon intervention (voir le texte complet dans mon billet précédent).

Je voudrais présenter mes excuses aux personnes que j’aurais pu blesser. Il ne s’agit pas pour moi de stigmatiser ou de jeter l’opprobre sur les grenoblois d’origine sicilienne ou sur la Sicile. J’évoquais simplement les années difficiles qu’a connues la Sicile au siècle dernier, pendant lesquelles la Sicile a subi beaucoup de violence. Et je voulais dire qu’il ne fallait pas continuer à laisser se dégrader la situation à Grenoble. Cette évocation est une maladresse que je regrette, car ce n’était pas mon sujet.

Mon sujet, comme on peut le lire  dans la suite de l’article, était l’échec de la politique menée par la Municipalité grenobloise à la Villeneuve , et de proposer 10 mesures pour protéger la Police municipale et lui donner les  moyens d’agir.

Je comprends d’autant mieux les personnes qui auraient pu être touchées par mon propos maladroit, que je suis fréquemment la victime de propos outranciers ou injustifiés, notamment sur les blogs. Encore récemment …

C’est pourquoi je demande à tous ceux que j’aurais pu blesser de bien vouloir accepter mes excuses les plus sincères.

Jean-Claude PEYRIN

L’Etat de Droit

29 juillet 2010 - Actu

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Conférence de presse de Jean-Claude PEYRIN

Le 28 juillet 2010

Au nom de mes collègues élus UMP de l’Isère je voudrais exprimer notre joie et notre fierté de voir le Président de la République installer le nouveau Préfet de l’Isère.

Cette attention aux difficultés du département, cette vigilance de Nicolas Sarkozy démontre qu’il tient ses engagements et qu’il est le président protecteur dont notre pays à besoin.

Le Président de la République arrive au chevet d’une ville malade qui a bien besoin de ses soins.

Malade de son insécurité, malade de ses retards, malade de ne plus offrir aucun projet collectif ambitieux.

Comme le Ministre de l’Intérieur l’a rappelé hier soir sur TF1, Grenoble connaît depuis plusieurs mois une situation exceptionnelle d’insécurité. Nous avons tous constaté des affrontements entre bandes sur la base de l’appartenance à un quartier ou à une ethnie, un sentiment partagé que des mafias ont pénétré la ville et trouvent dans plusieurs activités commerciales des façades de blanchiment d’argent, nous voyons un affichage du banditisme et des trafics d’une impunité troublante. Nous sommes interrogatifs face à l’absence de contrôle social d’un assistanat dévoyé. Sans oublier les agressions de toutes sortes, et d’une extrême violence, qui se multiplient contre nos concitoyens. Bref, la ville semble avoir perdu le contrôle d’elle-même.

Face à cette situation constatée par nos concitoyens, l’immobilisme de la municipalité Destot et ses résultats ne peuvent pas ne pas créer le doute sur sa volonté de freiner cette gangrène et, plus, on peut se demander si la municipalité n’a pas volontairement décidé de l’accepter espérant une paix sociale.

Le cas de la Villeneuve, la vitrine du socialisme depuis 1970, est emblématique de cette politique. Concept urbanistique et social qui avait pour objet de construire l’homme socialiste nouveau, géré pendant 39 ans par la gauche – si on excepte les 12 années des municipalités Carignon – ce quartier est la concentration des méthodes qui ont échoué : déresponsabilisation parentale, absence de bornes et d’interdits, refus des contrôles et de l’effort individuel. Il faut sortir du socialisme compassionnel.

Aujourd’hui la vitrine est cassée. Plutôt que de le reconnaître, la municipalité Destot a préféré fermer les yeux sur la délinquance et les trafics, qui sont devenus maintenant des bandes armées qui nécessitent des moyens considérables pour être mâtées.

Je citerai deux faits qui éclairent cette cécité volontaire :

Il y a deux ans, au soir du scrutin des Européennes, le gymnase de « La piste » à l’Arlequin a pris feu. Jérôme Safar, 1er adjoint de Michel Destot chargé de la sécurité (!), présidait un bureau de vote dans ce gymnase et déclarait alors à la presse : « l’origine ne fait pas de doute, il y avait encore du monde à l’intérieur, les personnes qui ont fait ça ne pouvaient pas l’ignorer. »

À la suite de ce fait qui aurait pu être dramatique aucun bilan, aucun contrôle, aucune décision, et la municipalité Destot a continué comme avant.

Le 25 juin 2010, 3 policiers municipaux se sont fait braquer à l’arme automatique par un jeune voyou à Villeneuve. Ces policiers municipaux en ont évidemment informé leur hiérarchie. Après avoir laissé passer le week-end, M. Destot a annoncé le 28 juin que la ville allait porter plainte contre X.

Je me suis renseigné ce matin sur la réalité de cette plainte. A cet instant, aucune plainte n’a été enregistrée venant de la ville de Grenoble au sujet de cette agression du 25 juin 2010.

Bien sûr, il se peut que, compte tenu de la proximité de la date de l’agression (25 juin, un mois quand même !), les services du parquet n’aient pas encore eu matériellement le temps de saisir informatiquement la plainte.

Je demande néanmoins solennellement à Monsieur le Maire de Grenoble de nous dire s’il a réellement déposé une plainte, et de nous en donner la preuve.

Si aucune plainte n’a effectivement été déposée, force est de constater qu’il y a un précipice entre le discours du maire de Grenoble, reproduit par le Dauphiné Libéré, et ses actes. Il est évident que la ville de Grenoble se doit de protéger ses fonctionnaires en déposant plainte auprès du parquet, voire du juge d’instruction compte tenu de la gravité des faits. Cela aurait déjà permis au juge d’instruction de lancer des commissions rogatoires pour notamment rechercher les caches d’armes.

Un incident de cette intensité dramatique, avec ce qu’il révélait de l’armement à Villeneuve, nécessitait une interpellation immédiate de la police nationale, une sécurisation de Villeneuve, la poursuite du voyou et la recherche du coupable. Au lieu de cela M. Destot – fidèle à ses idées de Grenelle de la sécurité – annonçait qu’il allait « évoquer le sujet lors de la prochaine réunion du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, le CLSPD ! »

Pour ma part, je m’associe à la plainte du Syndicat National des Policiers Municipaux qui estime que les pouvoirs publics ne les ont pas assez défendus, et j’appelle les Grenoblois à se joindre à cette plainte afin de montrer à Michel Destot leur mécontentement de son action.

On peut penser que si la municipalité s’était mobilisée il y a 2 ans, ou si elle avait réagi le 25 juin, peut être les événements dramatiques de juillet ne se seraient pas déroulés.

Je soupçonne M. Destot de ne pas avoir la passion de Grenoble, et de n’être ni sur le terrain de sa ville, ni à l’Assemblée Nationale, ou son absentéisme vient d’être dénoncé dans la presse. Je le soupçonne, car ces événements sont représentatifs du bilan de 15 ans qui est le sien et qui est catastrophique pour Grenoble

En effet Grenoble est aussi malade de ses retards.

Alors que sous les municipalités de droite on investissait y compris à Villeneuve avec le collège moderne qu’on doit aux équipes Carignon, la ville consacre une partie notable de son budget aux frais de fonctionnement :

  • elle est la première de France pour les dépenses de communication
  • elle est la deuxième de France pour les frais de bouche
  • elle est répertoriée parmi les communes mise en danger par les emprunts toxiques et son endettement s’accroît de manière inquiétante.

Grenoble a perdu la bataille des JO face à Annecy. Marseille a une vraie ligne de TGV, Chambéry et Annecy viennent de l’obtenir : Grenoble ne l’a même pas demandé ! Grenoble vient de laisser passer sa chance historique en renonçant à sa sortie vers le sud par la réalisation de l’autoroute Grenoble – Sisteron. Le Maire accepte que sa ville soit un cul de sac ! Grenoble  restera inaccessible et polluée.

Enfin Grenoble est malade de ne plus offrir de projets ambitieux.

Ne nous laissons pas entraîner par certains vers le révisionnisme historique ; il ne faut pas gommer ce qui a été fait. Avec les municipalités de droite les challenges étaient au niveau de l’ambition d’une capitale des Alpes. C’est le Docteur Michallon, Maire gaulliste, qui décrocha les JO de 1968. Plus près de nous, Alain Carignon et son équipe ont mené victorieusement plusieurs grandes batailles : le premier tramway au monde accessible aux handicapés, le Synchrotron, Europole, l’École Supérieure de Commerce de Grenoble, le nouveau Palais de Justice, le Musée de Grenoble. Et bien d’autres réalisations …

Cette liste non exhaustive témoigne que Grenoble attend des initiatives fortes pour retrouver un sentiment d’appartenance qui dépasse les clivages et rassemble sur une dynamique créatrice. La municipalité Destot, en gérant la ville comme un espace secondaire, en bureaucrate débordé par sa tâche n’a jamais rencontré l’adhésion des Grenoblois.

Je demande au Maire de Grenoble de tirer les conséquences de ses échecs. Je lui demande également  de retirer la délégation de son adjoint à la sécurité qui est coresponsable avec lui. Je lui demande de changer radicalement de politique dans les quartiers afin de rétablir la confiance et la sécurité.

Je lui propose d’ores et déjà 10 mesures immédiates qui pourraient témoigner qu’il a compris la leçon des ces échecs:

  1. la dotation d’armes à feu pour tous les policiers municipaux Grenoblois
  2. la dotation de plusieurs gilets par balle, à des tailles individualisées pour chaque policier municipal.
  3. la mise en place d’une cellule psychologique
  4. la formation des agents chargés du stationnement pour renforcer ponctuellement la police préventive de proximité
  5. le renforcement des effectifs de la police municipale par amputation des crédits de communication et les frais de bouche et de déplacements des élus
  6. la publication quotidienne du tableau de la délinquance par secteur et par objet
  7. l’amélioration du parc automobile de la police municipale
  8. la publication mensualisée des résultats et des suites judiciaires effectuées à l’encontre des délinquants
  9. la création d’une cellule municipale informant le Trésor Public et la police Nationale des distorsions flagrantes de train de vie pour des personnes assistées
  10. la transparence pour les subventions de la Ville aux associations des Quartiers, par la publication des noms des responsables.

 Aujourd’hui, les habitants en ont assez de l’insécurité. Ils en ont assez des propositions de colloques, séminaires, et autres « Grenelle », de toutes ces réunions où l’on brasse des idées réchauffées, bien assis dans une salle climatisée dans des bâtiments protégés. Et voilà que l’on théorise de nouveau sur la Police de proximité, le renforcement des médiateurs de proximité, ….

Quand un système a échoué, il faut le remplacer et revenir aux Fondamentaux.

Nous sommes dans un Etat de Droit. Il faut revenir au respect de la Loi sur l’ensemble du territoire français. Et Grenoble en fait partie.

On pourrait croire que les événements qui viennent de se dérouler à la Villeneuve sont arrivés à la suite d’un concours de circonstances : le « casse » du Casino d’Uriage et la mort d’un braqueur habitant de la Villeneuve. Ce n’est pas le cas, et deux faits nous le montrent bien.

D’abord un « incident » survenu le 25 juin nous montre bien que la situation à la Villeneuve est explosive, et que les émeutes ne sont que la partie émergée d’un iceberg dont la partie profonde est énorme. Quand je parle d’incident, c’est que je ne trouve pas de mot adapté pour décrire ce qui suit, et qui est extrait du blog du Syndicat National des Policiers Municipaux.

« Trois policiers menacés d’un pistolet par un jeune

Vendredi 25 juin, quartier sensible (étanche aux lois de la République) de la Villeneuve à Grenoble, trois semaines avant la petite guerre civile ou des dizaines de voitures ont brûlé, et ou des policiers se sont fait tirer dessus. Trois Policiers Municipaux marchent vers un groupe d’individus d’une trentaine d’années, place des Géants à la Villeneuve, dans le cadre de leur mission de « proximité ». L’un des policiers explique : « On se trouvait à proximité d’un escalier et tout se passait bien quand j’ai entendu une voix dire « cassez-vous ». Un individu portant une casquette et une capuche est alors arrivé en tenant un pistolet automatique. »

Selon le blog du Syndicat National des Policiers Municipaux, « l’individu aurait menacé de mort un ou plusieurs des fonctionnaires présents, non armés, ni même munis de gilets pare-balles, avec un pistolet automatique. L’homme, qui serait selon les témoins âgé de 16 à 18 ans, a ensuite pris la fuite dans la cité. » Selon le même blog, « la hiérarchie de la police municipale a brillé par son absence de réaction. ».

Autrement dit, au cas ou vous vous demanderiez ce qui se passe dans les 751 zones de non droits de la France, sachez que dans celle de la Villeneuve, à Grenoble, un mineur armé d’un pistolet explique depuis le vendredi 25 juin dernier à tous ceux de la cité qui en doutaient encore, qu¹il n’y a à craindre aucune réaction, quand on sort son arme et qu¹on menace trois policiers, en pleine journée, dans la rue.

Ces mêmes Policiers Municipaux qui sont passés, vendredi 25 juin dernier, à deux doigts du drame, continuent, comme le reste de la profession, de se voir obstinément refuser le droit de porter une arme et un gilet pare-balles. »

J’ai volontairement supprimé les mots qui pourraient déranger.

En réalité, la Villeneuve est devenu une zone qui échappe totalement aux Lois de la République, et cela, le Maire de Grenoble et sa majorité ne peuvent l’ignorer. Il n’est pas imaginable que de tels faits n’aient pas fait l’objet d’un rapport qui a suivi la voie hiérarchique, dont le sommet, s’agissant de Police municipale, est le Maire de la ville.

Le deuxième fait s’est déroulé cette nuit au cœur de Grenoble. 30 voitures ont été brulées la nuit dernière sur le parking longue durée de la gare SNCF.

Aujourd’hui, on ne brûle plus seulement les voitures de ses voisins, mais on s’attaque à tous les quartiers de Grenoble.

On est en train de passer de « Peur sur la Villeneuve » à « Peur sur la Ville ».

Ce nouvel événement, rajouté aux agressions ou « hold-up » qui deviennent quasi quotidiens dans l’agglomération, montre bien que l’insécurité est en train de sortir des quartiers sensibles où elle était cantonnée jusqu’alors.

Comme je l’ai déjà écrit, des mesures doivent être prises dès aujourd’hui. Michel Destot devrait responsabiliser les familles par la suspension des allocations familiales pour les enfants qui ne fréquentent plus l’école parce qu’ils sont très tôt pris en mains par les dealers. Il doit changer aussi de politique en acceptant de conduire enfin un vaste plan d’installation de vidéo-protection de façon à seconder le travail de la police Nationale. Il faut aussi mieux équiper les Policiers municipaux pour leur permettre de pouvoir faire face aux agressions dont ils sont l’objet, et qui le mettent en danger.

Il est temps de regarder la vérité en face et de tirer les conséquences de l’échec des politiques conduites jusque là.

Bref ce n’est pas d’un colloque – quel que soit le nom qu’on lui donne – dont les grenoblois ont besoin. Je le redis clairement: nous n’avons pas besoin de «grenelliser» une nouvelle fois, nous n’avons pas besoin de colloques, mais d’action, de fermeté et de résultats sur le terrain.

Il m’est apparu important de reprendre quelques phrases prononcées ce matin par le Ministre de l’Intérieur, Monsieur Brice Hortefeux, sur Europe 1. On y retrouve des phrases fortes qui montrent bien que contrairement à ce que proposent trop d’élus socialistes, malheureusement rejoints par quelques élus UMP,  les « Grenelle » et autres Assises ne sont pas d’actualité : « Nous en avons assez d’être assis » dit, entre autres, le Ministre. Le temps de l’action est venu : « Il ne faut rien lâcher ».

Monsieur Hortefeux répond également aux assertions erronées du Maire de Grenoble : contrairement à ce que dit le Maire de Grenoble, « si vous observez les gardiens de la paix, le nombre est resté totalement stable ».

Morceaux choisis :

« L’intolérable ne doit pas être toléré. Qu’est-ce que ça veut dire l’intolérable ? C’est quand des voyous tirent sur des policiers, étant lourdement armés, comme ça été le cas… »

« J’entends ces mots, Grenelle dans un cas, il n’y a pas besoin de grenelliser. J’entends dans d’autres cas, organisation d’assises, nous en avons assez d’être assis. La vérité c’est très simple, c’est que nous avons besoin d’actions et nous avons besoin de résultats. C’est ce que souhaite le Président de la République, parce que c’est ce que les Français attendent à juste titre. Les Français aspirent à vivre tranquillement et paisiblement. »

« … + 20 000 habitants en vingt ans, – 120 policiers en ville. Ca, c’est une critique faite par Monsieur DESTOT quelques jours avant les émeutes de Grenoble …ça ne correspond pas à une réalité, parce qu’il faut parler de l’ensemble des forces de sécurité. Vous savez, d’abord la sécurité ce n’est pas simplement la police, c’est la police et la gendarmerie. Et à Grenoble, c’est totalement imbriqué. … Si vous observez les gardiens de la paix, le nombre est resté totalement stable. Et puis, il faut rajouter la PJ, il faut rajouter les unités de force mobile. Donc, quand on voit l’ensemble, en réalité il y a une stabilité des effectifs, mais, je l’ai dit d’ailleurs à Grenoble, s’il y a nécessité d’un renforcement ciblé de la présence policière, j’y suis tout à fait disposé. Mais encore une fois, il faut que chacun aussi prenne ses responsabilités. Il y a d’un côté le rôle de l’Etat qui est un rôle majeur, je l’assume, je le revendique, et je remercie les policiers et les gendarmes qui s’y consacrent, mais il y a aussi des acteurs locaux, il y a des polices municipales. Pourquoi les collectivités n’en ont-elles pas toutes ? Pourquoi ne sont-elles pas armées, dans un certain nombre de cas ça serait naturellement nécessaire ? Pourquoi des collectivités ont-elles pris tant de retard sur la vidéoprotection, donc chacun sait aujourd’hui qu’elle est indispensable pour identifier et prévenir ? Pourquoi certains maires, pas tous, mais pourquoi certains maires ne responsabilisent pas les parents ? Pourquoi certains maires ne suspendent pas les allocations familiales ? C’est tout de même mieux de veiller à ce qu’un enfant aille à l’école plutôt qu’il soit pris en main par des dealers. Pourquoi certains maires n’utilisent pas aussi tous les leviers de rénovation des quartiers ? »

« Il ne faut rien lâcher. C’est ce que nous faisons partout. Nous nous lâchons rien et dans un grand nombre de secteurs, dans un grand nombre de quartiers, non seulement nous ne lâchons rien, mais nous sommes en train de reconquérir le terrain. C’est ce qui se passe à Tremblay en France, c’est ce qui va se passer à Grenoble. Nous en faisons des exemples.

Villeneuve : suite

21 juillet 2010 - Actu

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Je vous prie de trouver le texte du communiqué que j’ai fait parvenir à la presse le 21 juillet :

« J’ai appris avec stupéfaction que la seule réponse du Député Maire de Grenoble aux graves incidents de ces derniers jours était de réunir une commission ! Or la ville centre est le théâtre depuis de nombreux mois de lutte entre des pègres et des voyous qui en font la capitale nationale de l’Insécurité.

La municipalité doit analyser immédiatement toute sa  politique de prévention conduite depuis 15 ans qui  est un échec total puisqu’elle a permis aux voyous de s’abriter derrière le social pour perpétuer leurs trafics et corrompre des quartiers entiers.

Des mesures doivent être prises dès aujourd’hui. Michel Destot devrait responsabiliser les familles par la suspension des allocations familiales pour les enfants qui ne fréquentent plus l’école parce qu’ils sont très tôt pris en mains par les dealers. Il doit changer aussi de politique en acceptant de conduire enfin un vaste plan d’installation de vidéo-protection de façon à seconder le travail de la police Nationale. Bref ce n’est pas d’un colloque – quel que soit le nom qu’on lui donne – dont les grenoblois ont besoin.

Le  budget de la ville est déjà le recordman des dépenses de réception et de communication et on voit ou cela mène. Il est temps de regarder la vérité en face et  de tirer les conséquences de l’échec des politiques conduites jusque là.

Mais je le dis clairement: nous n’avons pas besoin de «grenelliser» une nouvelle fois, nous n’avons pas besoin de colloques, mais d’action, de fermeté et de résultats sur le terrain. »

Jean-Claude PEYRIN, Conseiller général, Président du Groupe Ensemble pour l’Isère au Conseil Général de l’Isère

 Ce communiqué fait écho aux propos que le Ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, vient de tenir dans une interview du 20 juillet publiée dans Le Figaro :

« J’ai entendu à Grenoble que les socialistes souhaitaient un «Grenelle de la sécurité». Moi, je veux surtout un Grenoble sécurisé. …

Pourquoi certaines villes socialistes refusent-elles encore la vidéoprotection? Où en sont certains élus sur la responsabilisation des parents et la suspension des allocations familiales? Où en sont-ils en matière de rénovation urbaine ou même d’éclairage public, qui fait encore cruellement défaut par endroits? Sans jeter l’opprobre sur telle ou telle gestion, je n’entends pas recevoir de leçons de ceux qui aujourd’hui se réveillent après avoir tant laissé faire. …

Je vais aussi demander aux préfets de me rendre compte dans quelle mesure les dispositifs de sécurité et de prévention mis à la disposition des maires des villes de plus de 30.000 habitants sont utilisés ou pas. Il faut faire la différence entre les élus qui parlent et ceux qui agissent.

Je vous prie de trouver le texte du communiqué que j’ai fait parvenir à la presse le 19 juillet :

« Après 15 années d’une politique d’immobilisme, la réalité rattrape Michel Destot et témoigne chaque jour qu’avec Michel Destot, Grenoble n’aura pas simplement perdu 15 années mais aura perdu son exemplarité. En proposant une commission plutôt qu’en proposant des solutions, Michel Destot conjugue immobilisme et irresponsabilité. Le constat est simple, il ne fait plus bon vivre en ville. La solution est simple, Michel Destot doit enfin prendre conscience qu’il est préférable d’investir dans la sécurité des Grenoblois que dans les dépenses de réception et de communication dont la ville de Grenoble est aujourd’hui le recordman. »

Jean-Claude PEYRIN, Conseiller général, Président du Groupe Ensemble pour l’Isère au Conseil Général de l’Isère

Après le (presque) tout routier, voici venu le temps du Zéro Routier. Il aurait fallu raison garder !

C’est ainsi que je terminais mon billet précédent au sujet de l’avant projet du Schéma National des infrastructures de Transport (SNIT) qui vient d’être publié par la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer, dépendante du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer.

Ainsi, et reprenant Les Echos : « La route n’est décidément plus une priorité. Après plusieurs décennies où le plus clair des grands programmes d’investissement public avait pour destination le développement de la couverture autoroutière de son territoire, la France met le cap sur le rail, le fluvial et les transports collectifs en ville. Pour les vingt à trente  ans à venir, ces modes de déplacement devraient concentrer la quasi-totalité de l’effort public national prévu dans le domaine des transports. »

Depuis plus de 20 ans, la possibilité existait de réunir enfin la partie Sud de l’A51 (dont le premier tronçon, la Section Septèmes-les-Vallons – Cabriès a été mis en service en 1953 !!!) à Grenoble. De tergiversations en absence d’engagement cela n’a pu se faire. Comme nous le rappellent Les Echos, cette époque a vu se développer de grands programmes d’investissements autoroutiers. Nous pouvions prendre rang, nous ne l’avons pas fait.

Et pourtant, grâce à l’action de quelques élus locaux, dont Roger Pellat-Finet, un pas décisif semblait avoir été franchi en 2006, quand le Ministre de l’Equipement et des Transports de l’époque, M. Perben, annonça que l’A51 serait construite, selon un tracé passant par l’Est de Gap.

Las ! De manœuvres dilatoires en report nous sommes arrivés jusqu’à aujourd’hui ! Le balancier vient d’achever son mouvement amorcé par le Grenelle 1 et finalisé par le Grenelle 2 : le temps de la fin des infrastructures routières est arrivé.

Exit les autoroutes ! Vive le rail, le fluvial et les transports collectifs en ville.

Bien sûr, ces nouvelles orientations sont intéressantes. Notamment le rail et le fluvial pour le fret. Le développement des transports collectifs, en ville, va bien entendu dans le bon sens.

Mais pourquoi ne peut-on se départir de cette approche binaire dès qu’on évoque les déplacements ? Pourquoi toujours opposer les modes de déplacement entre eux ?

Certes, il faut développer le rail, le fluvial et les transports collectifs en ville. Mais faut-il pour autant geler le réseau autoroutier sans discernement, et sans prendre en compte une analyse fine des territoires.

L’examen des cartes de l’avant-projet du SNIT est éclairant à ce sujet. Les territoires aujourd’hui bien desservis au plan autoroutier sont nombreux. Mais la finalisation de certaines mailles du réseau autoroutier garde du sens.

Nous sommes face à un avant-projet. Il reste le temps du débat.

Je formule le vœu que l’ensemble des élus de notre département se mobilise pour infléchir cette décision, en argumentant enfin d’un grand projet de désenclavement de notre département de l’Isère en général, et de la cuvette grenobloise en particulier.

L’avant projet du Schéma National des infrastructures de Transport (SNIT) vient d’être publié par la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer, dépendante du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer.

Le SNIT décline une politique de l’Etat en matière d’infrastructures de transport résolument multimodale. Il met tout particulièrement l’accent sur le développement des modes alternatifs à la route, et concrétise en cela le nouveau paradigme du Grenelle : il n’y a plus nécessité en France d’augmenter significativement la capacité du réseau routier.

Toutefois, il peut apparaître encore nécessaire pour des motifs bien circonscrits de prévoir des ajustements ponctuels du système routier, en cohérence avec les principes figurant dans la loi de programmation de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. Des ajustements visent ainsi à répondre à des enjeux/ …

L’abandon de l’A51 exige également des efforts majeurs pour préserver la desserte de Gap : le SNIT prévoit donc d’importants travaux d’amélioration de la RN 85 existante entre Grenoble et Sisteron (pouvant inclure un contournement de Gap).

Ainsi, l’Etat a abandonné le projet de l’A51, après 20 ans de tergiversations nationales, bien aidé en cela par l’absence de volonté locale. Et l’on peut craindre que ce ne soient pas les aménagements routiers (quels seront-ils et quand seront-ils mis en oeuvre ?) qui compenseront cet abandon. 

Écœuré et furieux, Roger Pellat-Finet, conseiller général du canton de Monestier-de-Clermont ne décolère pas. Il se bat en effet depuis des années pour la mise en œuvre de ce projet. Il s’est exprimé ce jour dans le Dauphiné Libéré.

Pour Roger Pellat-Finet, « cet abandon est le résultat d’une capitulation devant les Verts. Jean-Louis Borloo (ministre de l’Écologie) a baissé les armes devant ses adversaires. C’est un manque de connaissances économiques, un manque de respect sécuritaire. Cette décision est uniquement politique.»

Pour le Conseiler général,  « C’est terminé. Ni la Région, ni le Département ne mettront un seul centime. Les concessionnaires privés ne se lanceront pas, même s’ils ont les moyens. Ils ne veulent pas mécontenter les instances décisionnelles. La situation actuelle va perdurer. Les problèmes de circulation que nous connaissons vont se poursuivre. Des victimes sur la route, des communes polluées »

Ainsi donc, une fois de plus, les verts font la loi en termes d’infrastructures routières. Cette issue est le résultat lamentable de l’absence d’engagement en faveur de ce projet de la majorité socialiste qui gouverne l’ensemble des collectivités du département de l’Isère, et qui elles aussi, ont reculé devant les verts.

Après le (presque) tout routier, voici venu le temps du Zéro Routier.

Il aurait fallu raison garder !

Cinq grands enjeux ont été identifiés. Tout au long de ces dix derniers mois des scenarii de réponses possibles aux différents enjeux ont été construits.

Comment recouvrer un dynamisme démographique ?

« Nous avons identifié et retenu des secteurs de renouvellement et de développement de la construction et de la densification, explique l’adjoint. Avec trois scénarii : à court terme (Inovallée/cœur de ville, 300 à 450 logements) ; à moyen terme (Inovallée/Verdun 900 à 1400 logements) à long terme (un nouveau quartier de 700 à 1000 logements). Le tout avec un fort engagement en faveur du logement aidé. »

Notre démarche dépasse la lutte des classes !

Et à ceux qui reprochent à la municipalité de « sanctuariser » les quartiers du Haut-Meylan et de Maupertuis, et de faire porter le développement sur des quartiers moins ‘huppés’, les deux élus répondent « Notre démarche dépasse la lutte des classes ! On fait du développement urbain là ou il y a de la place, et la place est en bas. »

Comment maintenir le dynamisme économique ?

« A court terme, une rénovation de la partie meylanaise d’Inovallée combinant le maintien voire le développement des surfaces économiques disponibles et le développement d’une offre de logements et de service, répond la maire. Et à moyen et long terme, le glissement de Carrefour ou d’une partie de Carrefour au sud de l’A41 dans le cadre du développement d’un centre commercial du XXIème siècle. »

Quel niveau et quelle logique de déploiement des services ?

« Nous avons notamment retenu comme orientations le maintien d’un niveau d’équipement et de services élevé et la recherche de pistes de mutualisation et de gestion intercommunale de certains équipement d’audience de bassin de vie. »

Comment maintenir le caractère de ville nature ?

Nous avons retenu la sanctuarisation de certains espaces emblématiques et symboliques ; le renforcement de la trame verte urbaine ; la création d’un lien entre la ville et la rivière et la valorisation du parc Ile d’Amour. »

Quelle organisation des déplacements ?

« La réaffirmation de la volonté d’accueillir le tram à Meylan mais en contrepartie d’une densification soutenable ; le dévoiement de l’A 41 pour atténuer l’effet de coupure et permettre une continuité de la ville vers Ile d’Amour et l’Isère et une poursuite de l’effort en faveur des modes doux. »

Face aux commentaires de l’opposition qui regrette de ne pas aller assez loin dans la réduction des gaz à effet de serre, Jean-Claude Peyrin et Marie-Christine Tardy réagissent : « C’est un comble, nous continuons de développer nos pistes cyclables, réagit la maire. Avec ses 30km de pistes notre ville est la mieux dotée de l’agglomération. C’est aussi sans compter le réseau piéton, les transports en commun, la mise en place du système de covoiturage, les voitures électriques pour le personnel… »

Cette synthèse présentée oralement la semaine dernière sera rédigée puis présentée et votée en conseil municipal à l’automne. Ce sera le plan d’aménagement et de développement durable, la première étape du PLU.

Le Dauphiné Libéré, édition de Grenoble, lundi 5 juillet 2010.

Ni la proximité des vacances, ni même le match Espagne-Portugal, n’ont pu empêcher les Meylanais de se déplacer nombreux pour assister à la présentation de la synthèse des apports de la concertation du projet de ville, mardi dernier, à l’auditorium de la Maison de la musique.

Un population qui vieillit

Marie-Christine Tardy, maire de Meylan, a précisé que cela faisait près de dix mois que cette importante concertation avait été lancée en vue de l’élaboration d’un projet de développement pour la commune, à l’horizon 2025. Les enjeux en sont la démographie communale, la construction de nouveaux logements, le développement des transports dans la commune, l’arrivée du tram et la redynamisation d’Inovallée . Elle a ensuite donné la parole à Jean-Claude Peyrin, conseiller général et adjoint délégué à l’aménagement urbain. Celui-ci a indiqué que la commune doit faire face à une baisse de sa population, qui vieillit, et à un phénomène de décohabitation, et que ceci va se poursuivre. Il faut donc retrouver un dynamisme démographique en essayant d’attirer les jeunes, tout en permettant à chaque quartier de conserver ses caractéristiques propres et en préservant le côté « ville-nature » de Meylan. Jean-Claude Peyrin a rappelé à ce sujet la contribution des associations comme l’Union de quartiers Buclos Grand-Pré, l’Apeuq, l’ADTC, le conseil des aînés, ou encore « Site et patrimoine ». La rareté foncière impose un effort de densification. Il faut consentir à un effort important de production de logement aidé.

Conserve le côté « high-tech » de la ville

Ce fut ensuite au tour de Franck Hulliard, l’un des experts présents, de continuer en complétant ce qui avait été évoqué précédemment. Jean-Claude Peyrin parla de la stratégie de maintien du dynamisme économique et de la redynamisation d’Inovallée. Tous s’accordent pour que Meylan conserve son caractère de ville « high-tech ». Et il fut aussi question du déploiement des services, de Meylan ville-nature et de l’organisation des déplacements.

Dans la partie questions-réponse sur laquelle s’est achevée la réunion, on peut retenir, par exemple, qu’il n’est pas question d’éradiquer la voiture, « il ne faut pas opposer les modes de déplacement », dit Jean-Claude Peyrin. Quant à la ligne de bus 602, elle est qualifiée de « réussite » malgré quelques problèmes, car elle permet de se rendre très rapidement à Grenoble, bien qu’elle reste à optimiser.

Le Dauphiné Libéré, édition de Grenoble, jeudi 1er juillet 2010.


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  • Pierre: PAS un luxe que d’y aller , bien sûr ! Pierre

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Jean-Claude Peyrin

Conseiller général du canton de meylan
Adjoint au maire de Meylan

» www.peyrin.fr
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